Pierre-Claude HaudeneauSon patronyme est parfois orthographié « Handenau » ou encore « Odeneau », comte de BreugnonBreugnon, près de Clamecy, dans la Nièvre., seigneur de CoatamourLa seigneurie de Coatamour ou Coat Amour, est située près de Morlaix, elle comprend le manoir de Coat Amour. et de Keroc'hiouLa seigneurie de Keroc'hiou ou Keroriou, est également située à proximité de Morlaix, elle comprend le château de Keroriou. Selon le découpage territorial en vigueur à cette époque, les deux seigneuries sont situées sur la paroisse de Ploujean, dans l'évêché de Tréguier., né le à Brest et assassiné le à Paris, est un officier de marine et diplomate français du . Ambassadeur extraordinaire du Roi Louis XV auprès du sultan du Maroc en 1767, il sert dans la Marine royale et termine sa carrière avec le grade de vice-amiral (1792) et la Grand-croix de Saint-Louis.

Biographie Origines et famille Pierre-Claude Haudeneau est issu d'une famille de la noblesse bretonne, originaire de Breugnon dans le NivernaisLa famille Haudeneau ou Hodeneau, originaire du Nivernais, y maintenue dans sa noblesse par décision datée de 1667/. Il est le fils ainéDeux filles naissent avant lui, Marie-Pélagie (v. 1714) et Françoise (v. 1715), quatre filles et un autre fils suivront après lui.geneanet.org de Charles-Joseph Haudeneau (v. 1677 - 1760) seigneur de Breugnon, de Gourdon, de Magny-sur-Yonne au bailliage d’Auxerre et de Billy en Bourgogne, et de sa femme, Marie Pauline Oriot, dame de Coatamour (v. 1690 - apr. 1789)Le mariage de ses parents a lieu le 9 septembre 1712 en l'église Saint-Mathieu de Morlaix. Il existe dans sa famille, une tradition militaire. Son grand-père paternel, Charles-Joseph, est capitaine de vaisseau dans la Marine royale et son père prend sa retraite avec le grade de chef d’escadre « ad honores » en 1760, l'année de sa mort. La famille de sa mère, les Oriot, est une famille de notables morlaisiens au : orfèvres, notaire royal, lieutenant général de police, procureur royal, procureur-syndic et miseur, prévôt du chapitre de Notre-Dame du MurSite de l'Hôtel de l'Europe...

Carrière militaire Il entre jeune dans la Marine royale et intègre une compagnie de gardes de la Marine en 1733, au département de Brest. Il est alors âgé de seize ans. En 1756, il commande la frégate La Licorne, qui fait partie de l'escadre de comte du Chaffault, qui croise dans les Indes occidentales. En 1758, il prend le commandement du Bizarre de 64 canons dans la division de Du Chaffault qui apporte des renforts à Louisbourg et Québec.

Il est nommé, en 1767, ambassadeur extraordinaire du Roi Louis XV auprès du sultan du Maroc, Mohammed III. Parti de Brest le , à bord de L'Union, un vaisseau de 64 canons et armé par 450 hommes d’équipage, parmi lesquels Pierre-André de Suffren, il est accompagné par la frégate La Sincère commandée par le comte de Durfort, capitaine de frégate, et la chaloupe canonnière La Lunette, commandée par M. de Kersaint, enseigne de vaisseau. Ces vaisseaux sont envoyés par le roi en ambassade extraordinaire vers l’empereur du Maroc. Il arrive en rade de Safi le . Le , le comte de Breugnon et sa suite arrivent à Marrakech. Deux jours plus tard, Sidi Mohammed le reçoit en audience. Les discussions débutent le lendemain, 19 mais. Neuf jours plus tard, ces dernières débouchent sur un traité, avantageux pour la France, signé par le comte de Breugnon avec le sultan du Maroc le Ferdinand de Cornot Cussy, et suiv..

De retour à Brest le , il se rend à Versailles, rendre compte au Roi de sa mission. En récompense de ses services, il est promu au grade de chef d'escadre, le . Il épouse le de la même année, Louise–Jeanne-Marguerite Grégoire de Saint-Sauveur (1745-av. 1816), fille de Jean Anne de Grégoire, marquis de Saint-Sauveur. À la fin de l'année 1772, il est nommé commandant de la Marine à Brest.

Il combat pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. Le , il quitte Toulon à bord du Tonnant, vaisseau de ligne de 80 canons, commandé par le comte de Bruyères, capitaine de vaisseau. Le Tonnant fait alors partie de l'avant-garde de la flotte, placée sous les ordres du comte d'Estaing, qui part combattre dans les eaux nord-américaines. Le , toujours sur Le Tonnant, il est à la bataille de Sainte-Lucie.

Il est élevé au rang de lieutenant général des armées navales le , deuxième grade le plus élevé dans l'armée, en dessous de celui de vice-amiral, et décoré de la Grand-croix de Saint-Louis le Potier de Courcy, , lors de la même promotion que La Motte-Picquet et que le marquis de VaudreuilMercure de France, . Il reçoit une pension de sur le budget de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, par brevet du État Nominatif Des Pensions, Traitemens Conservés, Dons, Gratifications : Qui se payent sur d'autres Caisses que celle du Trésor Royal, volume 1, 1790, , .

Lorsqu'éclate la Révolution de 1789, il est déjà âgé de 73 ans et ne sert plus en mer. Il est nommé vice-amiral le Anne Mézin, . Il est assassiné le à Paris, victime des « Massacres de Septembre ». Il est alors âgé de 75 ans, et meurt sans laisser de descendance.

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

. . Article connexe Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI

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