Alfons Hitter ( à Hochstatt - à Königswinter) est un Generalleutnant allemand qui a servi au sein de la Heer dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.
Capturé par les forces soviétiques durant l'opération Bagration et la chute de Vitebsk, il rejoint le Comité national pour une Allemagne libre (Nationalkomitee Freies Deutschland) pendant sa captivité et est libéré en 1955.
Il a été décoré de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne. La Croix de chevalier de la croix de fer et son grade supérieur, les feuilles de chêne, sont attribués pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.
Biographie
Carrière
Le il entra comme volontaire d'un an dans le d'artillerie de campagneLaurent Jalabert écrit : « Authentique Alsacien de Hochstadt, le général Alfons Hitter (1892-1968) s'est engagé dans l'armée allemande dès 1911 » in La longue mémoire de la Grande Guerre: Regards croisés franco-allemands de 1918 à nos jours, , Presses Universitaires du Septentrion, 2017. et y fut nommé caporal le , puis sergent le . Du au , il effectua des exercices de réserve. Démobilisé, il commença des études d’histoire, d'économie et de philosophie aux universités de Strasbourg et, par la suite, de Munich.
Première Guerre mondiale
Quand éclata la Première Guerre mondiale, il interrompit ses études et fut appelé pour servir à la batterie du régiment de réserve d'artillerie à pied. Il y fut promu adjudant le et lieutenant de réserve peu après, le . Il reçut l'ordre d'aller à Jüterbog suivre pendant un mois, à partir du , un stage d'entrainement à l'école de tir. De retour sur la ligne de front, il servit comme commandant-adjoint de batterie du 5 aout au . Il rejoignit ensuite comme officier d’ordonnance l’état-major de la division et fut chargé en même temps de commander la batterie. Du au il suivit un cours pour officiers d'état-major au haut-commandement impérial et royal des forces armées de l’Est. Le , il fut chargé de commander le bataillon de recrues de l'artillerie à pied. Le , il fut nommé d'abord assistant, puis professeur à Lyck pour le cours d’informations. De là, il fut transféré au terrain de tir de Longuyon et le , il fut placé à la tête de la batterie d'artillerie de campagne. Il fut ensuite muté à la section de l’artillerie de campagne de réserve le et le , il devint chef de la batterie du régiment d'artillerie à pied. Un mois plus tard, il fut affecté à la batterie du Bataillon d'artillerie à pied. C’est là qu’il resta jusqu’après la fin de la guerre avant de quitter l’armée à la suite de sa démobilisation le .
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale
Encerclé à Vitebsk pendant l’offensive soviétique massive de l’été 1944 et ayant reçu d’Hitler lui-même l’ordre d’y rester, il ordonna sous sa propre responsabilité de tenter une percée. Seule une poignée d’hommes parmi des que comptait la division réussirent à s’échapper ; la division elle-même fut submergée et détruite le et le général Hitter fait prisonnier German Order of Battle: 1st-290th Infantry Divisions in WWII, Samuel W. Mitcham Jr., Stackpole Books, 2007..
Pendant son emprisonnement, il fut l'un des généraux allemands qui, avec environ autres prisonniers allemands, furent obligés de marcher à travers Moscou le . Peu après, il rejoignit le Comité national de l'Allemagne libre et fut l'un des signataires de l'« Appel des 50 généraux » (Nationalkomitee Freies Deutschland) du au peuple et à la Wehrmacht () Bodo Scheurig : Freies Deutschland: das Nationalkomitee und der Bund Deutscher Offiziere in der Sowjetunion 1943-45. Kiepenheuer & Witsch, 1984, S. 195. (Texte de l’appel en ligne sur pkgodzik.de; PDF; 53 kB)..
Une famille divisée, ce qui n'est pas exceptionnel en Alsace
On lit dans le journal clandestin tenu par Marie-Joseph Bopp pendant l'annexion de faitMarie-Joseph Bopp, Ma ville à l’heure nazie, La Nuée bleue, 2004, :
Décorations Croix de fer (1914) () () Croix d'honneur Agrafe de la croix de fer (1939) Classe () () Croix allemande en or () Croix de chevalier de la croix de fer Croix de chevalier le en tant que Oberst et commandant du Artillerie-Regiment 178Fellgiebel 2000, . de chêne le en tant que Generalleutnant et commandant de la 206. Infanterie-DivisionFellgiebel 2000, . Mentionné par 2 fois dans le bulletin radiophonique Wehrmachtbericht ( et )
Références
Bibliographie Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. . Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. .
Liens externes
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