Pierre-Jacques, comte de Potier (Metz, – Châlette-sur-Loing, ), est un général français, actif pendant les guerres napoléoniennes. Il fut nommé Gentilhomme honoraire de la chambre du roi sous la Restauration.
Biographie Pierre-Jacques de Potier naquit à Metz, le , d'une famille, selon Courcelles, . Il est issu de la famille de Potier originaire de Bourgogne et de Champagne. Cette famille noble d'extraction est maintenue dans sa noblesse en 1702. Elle présente un certificat de noblesse délivré par Chérin, le . Elle porte le titre de comte conféré par lettres patentes du roi Louis XVIII en date du Armorial de l'ANF; edition du Gui, 2004, page 682, ..
Pierre-Jacques de Potier entra au service, le , comme hussard dans le , où il fut fait brigadier, le ; fourrier, le ; maréchal-des-logis-chef, le ; sous-lieutenant de la compagnie d'élite, le , et lieutenant de la même compagnie, le .
Il fit les campagnes de 1797 et 1798, à l'armée d'Helvétie ; celles de 1799, 1800 et 1801, à l'armée du Danube ; celles de 1803 et 1804, sur les côtes de l'Océan, et enfin celles de 1805 et 1806, à la Grande Armée d'Allemagne. Il fut blessé, le (, atteint d'un coup de feu à l'épaule droite, et d'un coup de sabre à la tête) dans une reconnaissance, près de Memmingen.
Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à Eylau le , il devint aide de camp du général de division Bourcier, inspecteur général de cavalerie, le suivant ; fit, en cette qualité, la campagne de Pologne, et fut promu au grade de capitaine, le de la même année.
Il fit les campagnes de 1808 et partie de celle de 1809, en Espagne, et obtint le grade de chef d'escadron, le .
Il fit la seconde partie de la campagne de 1809 à la Grande Armée d'Allemagne, et passa, avec son grade de chef d'escadron, dans le de chasseurs à cheval, le de la même année. Il fit avec ce régiment la campagne de Russie (1812), et se distingua dans toutes les affaires auxquelles son régiment eut occasion de prendre part. À la tête de 50 chevaux seulement, il pénétra, le premier de toute la cavalerie française, dans la ville de Krasnoï ; et, par une charge très-hardie, il y facilita l'entrée de deux compagnies de voltigeurs et d'infanterie de ligne. Le , à la bataille de la Moskowa, il rétablit et forma deux fois son régiment au milieu de l'infanterie russe ; et, après avoir enfoncé 2 bataillons, il le reconduisit la charge sur la cavalerie ennemie : quoique blessé aux reins, il ne quitta pas son poste. Aux affaires de Krasnoï et de la Moskowa, il eut trois chevaux tués sous lui... Dans cette même campagne, le colonel Potier commanda, outre son régiment, la brigade de cavalerie légère, depuis le jusqu'au . Une ayant été organisée à Bohr, sous le nom d'escadron sacré, pendant la retraite de Russie, avec les officiers supérieurs de diverses armes, le colonel Potier fut fait brigadier de la de cette même garde. L'Escadron sacré fut dissous à Wilna.
En 1813, il fut promu au grade de major par décret impérial du ; fit la campagne de cette année, à la grande-armée d'Allemagne, et y eut le commandement d’un régiment provisoire de hussards, faisant partie du corps de cavalerie. Il reçut deux coups de sabre, le , à l'affaire de Gross Beeren, sous Berlin, où il culbuta et sabra, avec 2 escadrons du de hussards, un régiment de hussards suédois : il eut un cheval tué sous lui dans cette affaire. Il fut blessé d'un coup de lance à l'affaire de Jüterbog, le . L'armée effectuant sa retraite sur le Rhin, après la perte de la bataille de Leipzig, le colonel Potier commanda 500 chevaux à l'arrière-garde, où il se distingua en plusieurs occasions, et particulièrement à l'affaire de Hochheim, le .
Il fut nommé colonel du de chasseurs à cheval, le 6 du même mois, et fit en cette qualité la campagne de France (1814). Il fut mis colonel du même régiment, le , par l'effet de l'incorporation de plusieurs régiments dans le de chasseurs, et de la rentrée en France du colonel de ce corps, qui sortait alors des prisons de l'ennemi.
En 1815, pendant , le colonel Potier rejoignit à Gand, le . Il fut nommé, le suivant, colonel du corps royal des chasseurs de France, et devint colonel des chasseurs à cheval de la Garde royale, avec rang de maréchal-de-camp, le de la même année.
Il fut confirmé dans le grade de maréchal-de-camp, par décision ministérielle du , pour prendre rang au 6 du même mois, conformément à l'ordonnance royale du : cette promotion lui conserva le commandement des chasseurs à cheval de la Garde royale.
Affecté à l'armée des Pyrénées (1823), il commandait la brigade de la division du Haut-Ebre du corps d'occupation en Espagne lors de l'expédition d'Espagne.
Le comte de Potier a été nommé légionnaire, le ; officier de la même Légion, le ; chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le suivant, et commandeur de l'ordre royal de la Légion d'honneur, le . Louis XVIII l'a nommé gentilhomme honoraire de sa chambre, le .
Pierre-Jacques de Potier décéda le , au Lancy, sur la commune de Châlette-sur-Loing dans le Loiret. Il fut inhumé dans le cimetière communal.
Récapitulatifs
Carrière
Depuis le Jusqu'au Grade/Fonction UnitéCampagnes et batailles disputéesHussard de hussardsBrigadier de hussardsFourrier de hussardsMaréchal-des-logis-chef de hussardsSous-lieutenant de hussards (compagnie d'élite)Lieutenant de hussards (compagnie d'élite)LieutenantAide de camp du général de division BourcierCapitaineAide de camp du général de division BourcierChef d'escadronAide de camp du général de division BourcierChef d'escadron de chasseurs à chevalCommandant brigade de cavalerie légèreBrigadierEscadron sacré ()MajorCommandantRégiment provisoire de hussards (au corps de cavalerie)Commandant500 chevaux de l'arrière-gardeColonel de chasseurs à chevalColonel de chasseurs à cheval (devenu chasseurs du Dauphin)ColonelCorps royal des chasseurs de FranceColonel(avec rang de maréchal de camp)Régiment de chasseurs à cheval de la Garde royaleMaréchal de campConfirmation par décision ministérielle17961797Armée de Rhin-et-Moselle17971798Armée d'Helvétie1799Armée du Danube18001801Armée du Rhin18031805Armée des côtes de l'Océan18051807Armée d'Allemagne1805Campagne d'Autriche (1805)20px|Blessure Combat de Memmingen1807Campagne de Pologne (1807)20px|Blessure Bataille d'Eylau20px|Blessure Bataille de Gross-Beeren20px|Blessure Bataille de Juterbock18081809Campagne d'Espagne à l'Armée d'Espagne1809Campagne d'Allemagne (1809) à la Grande Armée1812Campagne de Russie (1812)20px|Fait d'armes 20px|Blessure Bataille de la Moskowa20px|Fait d'armes Bataille de Krasnoï1813Campagne de Saxe (1813)20px|Fait d'armes Bataille de Gross-Beeren20px|Fait d'armes Bataille de Hochheim am Rhein1814Campagne de France (1814)À à GandMis en disponibilitéInspecteur général de la cavalerie18231824Campagne d'Espagne (1823)Affecté au corps de l'armée des PyrénéesAffecté au corps de l'armée des PyrénéesCommandant brigade de la division du Haut-Ebre du corps d'occupation en EspagneMis en disponibilitéCommandantune brigade dans un camp de cavalerieCommandant subdivision (Nièvre et Allier) de la division militaireMis en disponibilitéPlacé dans la section de réserveAdmis comme disponible dans le cadre d'activité de l'état-major général Sources Côte S.H.A.T. : 8 Yd 2 312 ;
Titre et honneurs Comte héréditaire (lettres patentes du ) ; Gentilhomme honoraire de la chambre du Roi ().
Décorations
+ Rubans des décorations106px|Commandeur de la Légion d'honneur106px|Chevalier de Saint-Louis106px|Chevalier de de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne. Légion d'honneur : Légionnaire (), puis, Officier (), puis, Commandeur de la Légion d'honneur () ; Chevalier de Saint-Louis () ; Chevalier de de l'ordre de Saint-Ferdinand d'Espagne (1823).
Ascendance & postérité Pierre Jacques de Potier était le fils aîné du légitime mariage de Jean-Jacques (de) Potier (né en 1755), écuyer, officier d'infanterie puis commissaire des guerres aux Trois-Évêchés et commissaire ordonnateur, chevalier de Saint-Louis et de Marie-Anne de Baillivy. Il avait quatre frères et une sœur : Jacques-Charles, baron de Potier (1782-1859), colonel de gendarmerie, commandeur de la Légion d'honneur ; Philippe de Potier (1783-1806), maréchal des logis ; Adélaïde Colette de Potier (née en 1792), mariée () avec Ferdinand Lallement de Saint-Amand ; Louis Nestor de Potier (1795-1871), général de brigadeCôte S.H.A.T. : 8 Yd 3 343., commandeur de la Légion d'honneur, marié (le , La Villedieu-du-Clain), avec Aménaïde de Lastic Saint-Jal (1808-1880), fille de Charles, comte de Lastic Saint-Jal (1764-1848), dont une fille ; Jacques Victor de Potier (1797-1845), chef de bataillon ;
Notes et références
Annexes Articles connexes de chasseurs à cheval ; Escadron sacré ; Personnalités messines ; Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z)
Liens externes
Côte S.H.A.T. : 8 Yd 2 312 ;
Bibliographie
Catégorie:Naissance en mars 1780 Catégorie:Naissance à Metz Catégorie:Naissance dans la province de Lorraine Catégorie:Militaire de Metz Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Général français du XIXe siècle Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1820 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Décès en mai 1840 Catégorie:Décès à Châlette-sur-Loing Catégorie:Décès à 60 ans Catégorie:Personnalité inhumée dans le Loiret