Le Léon Gambetta est un croiseur cuirassé construit pour la Marine française au début du . Navire de tête de la classe du même nom, il est coulé le en mer Adriatique, ce qui constitue pour la marine nationale sa seconde perte d'un navire durant la Première Guerre mondiale, après celle du Bouvet, mais aussi une de ses plus grandes tragédies de son histoire avec la mort de près de 700 marins français , France Info, lundi ..

Conception

Naufrage vignette|gauche| sur le pont du U-5

De 1914 à 1915, basé à Malte, le Léon Gambetta évolue en mer Adriatique, participant au blocus de la Marine austro-hongroise, dans la légère du contre-amiral Victor Sénès.

Le , à 00h40, le croiseur Léon Gambetta, commandé par le capitaine de vaisseau André, mais à bord duquel se trouve aussi le contre-amiral Sénès, est torpillé par deux fois par le sous-marin autrichien U-5 ( en surface, de long) entré en service en 1910 commandé par le capitaine de corvette Georg von Trapp à l’entrée du canal d’Otrante en mer Adriatique à quatorze milles nautiques du cap Santa Maria di Leuca (Pouilles, côte italienne)la fin du Léon Gambetta alors qu'il naviguait à 6 nœuds au nord-nord-est. Les antennes TSF tombent dès les explosions empêchant l’envoi de messages de détresse.

Le navire, venant de Malte, devait protéger les cargos chargés de ravitailler le Monténégro. Le bâtiment prend rapidement de la bande. Un seul canot peut être mis à l’eau ainsi que la vedette de l'amiral mais celle-ci sombre rapidement avec 150 hommes à bord. Le canot est prévu pour 58 hommes, mais 108 marins parviennent à y prendre place, et comme le temps est beau, ils font route aussitôt vers la côte italienne. Il est 2 h. Le canot atteindra miraculeusement le village de Santa Maria vers 8 heures du matin. L’alerte aussitôt donnée, de Tarente et de Brindisi, des torpilleurs se portent sur les lieux du drame. Des 500 hommes qui se trouvaient à l’eau à minuit, ils ne retrouvent que 29 survivants épuisés (soit en tout 137 survivants).. On ne retrouve aucun officier. Le capitaine de vaisseau André, le lieutenant Ballande et l’amiral Sénès sont parmi les 684 morts (dont 92 finistériens) parmi les 821 officiers et hommes d’équipagehttp://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/marine/batailles_navales/torpillage_du_leon_gambetta_1915.pdf.

L’Italie ayant déclaré sa neutralité en lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, les autorités italiennes durent brièvement interner les survivants du au selon les termes de la convention de La Haye, même si le gouvernement venait de signer en secret le Pacte de Londres conclu le , engageant le pays dans la guerre aux côtés des pays de la Triple-Entente dans un délai d'un moisFrançois-Xavier Bernard, Le sauvetage et l’internement des rescapés du Léon Gambetta 27 avril - 30 mai 1915, "Cahiers de la Méditerranée", , année 2010, pages 121-132, consultable http://cdlm.revues.org/5512.

Un article du journal East Oregonian du () qui rapportait cette attaque en première page, disait entre autres (traduction de l'anglais) :

Un article du Petit Journal du illustre cet épisode avec un dessin et le texte : vignette|Gravure du Petit Journal du 5 mai 1915 : « Comment savent mourir les marins français » Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Personnalités

Georges Henri Marie Nicolas André Charles Adolphe Ballande Victor Sénès

Note et référence

Bibliographie

Paul Chack et Jean-Jacques Antier décrivent le torpillage du Léon-Gambetta dans L'histoire maritime de la 1ère guerre mondiale (Éditions France-Empire 1971) (Tome 2, Chapitre 3).

Voir aussi Articles connexes

Liens externes

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