Pierrevillers (prononcé dans le système API.; parfois en allemand Petersweiler) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
C'est un village de l'aire d'attraction messine se situant au nord de l'ancienne région historique de Lorraine. Ses habitants sont appelés les Pierrevillois, ou les Gossets en patois local.
Géographie Situation À de Metz et à une distance égale de Thionville, le village de Pierrevillers se situe au nord-ouest de la Moselle. En bordure des côtes de Moselle, il fait partie de la vallée de la Moselle tandis que la ville voisine de Rombas se trouve dans la vallée de l'Orne. Elle se situe également à côté de la commune de Marange-Silvange.
Voies de communications et transports L'autoroute A4 reliant Paris à Strasbourg est à , et la commune est bordée par la route nationale 52, dont le tracé est modifié à la fin des années 2010 pour en doubler les voies dans un tronçon surnommé « VR 52 ». L'ancien tracé, toujours ouvert, donne au village la particularité d'avoir une rue nommée « Route nationale » alors que la voie n'en est plus une.
Ces axes en font un village bien desservi par les axes routiers. Proche d’agglomérations périphériques, il reste un village assez peu peuplé comparé aux communes voisines.
Transports en commun
Routier
Pierrevillers est desservie à ce jour () par trois lignes de bus interurbains du réseau Fluo Grand Est, directement héritées de lignes de l'ancien réseau TIM : Ligne 50, ligne régulière reliant Florange et Metz ; Ligne 71, ligne ponctuelle reliant Sainte-Marie-aux-Chênes et Mondelange ; Ligne 75, ligne régulière reliant Hagondange et Metz mais dont certains services ponctuels desservent Marange-Silvange et Pierrevillers (au lieu de Maizières-lès-Metz et Hagondange).
Ferroviaire
La commune n'est pas desservie ni traversée par une voie ferrée, et ne possède donc pas de gare ferroviaire. Toutefois, elles est située à proximité de deux lignes de chemin de fer, la rendant proche de plusieurs communes environnantes qui elles possèdent leur propre gare : Ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange Gare de Moyeuvre-Grande Gare de Rombas - Clouange Gare de Gandrange - Amnéville Ligne de Metz-Ville à Zoufftgen Gare de Walygator-Parc Gare de Maizières-lès-Metz
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Communes limitrophes
Topographie et géologie
Sismicité Commune située dans une zone 1 de sismicité faible.
Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Barche.
La Barche, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Moselle à Hagondange, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=2.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Pierrevillers.
La qualité du ruisseau la Barche peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Pierrevillers est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MetzUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Metz comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,2 %), cultures permanentes (27,3 %), zones urbanisées (11,6 %), terres arables (5,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Petræ Villare (960), Steynwilre (1443)International Centre of Onomastics - Onoma, Volumes 36 à 37 (2001), Pierviller (1544), Pierreviller (1627), Piereviller (1705), Piervillers (1793), Petersweiler (1915-1918 et 1940-1944). En francique lorrain : Stenweller.
Histoire Dépendait de la châtellenie de Briey, qui était Jadis possession des ducs de MosellaneMichel Henry - Itinéraires templiers en Lorraine (1998). Antiquité Les premières traces d’habitat humain relevées à Pierrevillers sont bien excentrées de ce qui constitue aujourd’hui l’agglomération, puisqu’elles sont situées au plus haut de la forêt, en bordure du territoire de la commune de Rombas, au lieu-dit du Château de Drince. On y a repéré et signalé, au début du siècle, les vestiges d’un habitat retranché antérieur à la colonisation romaine. Les vestiges de cet oppidum remarquable sur la côte de Drince, demeurent bien visibles et attestent de la présence dans la région du peuple celte, les Médiomatriques (env. ).
La commune possède une origine gallo-romaine probable, une charte de 960 en fait état sous le nom de Petraevillare, ce qui signifie villa (domaine agricole) construite sur la pierre. À quelques pas de la mairie, des tessons de poteries gallo-romaines du ont été mis au jour quelques années après la guerre de 1940, à l’occasion des travaux de construction d’une maison d’habitation.
Le , des fouilles préventives dans la cour des Templiers mettent au jour une villa romaine avec hypocausteLe Républicain lorrain, « Une villa romaine dans la cour des templiers, 20 juin 2013..
Un dépôt de dix-sept objets métalliques datant de l'Âge du bronze et d'origine nordique a été découvert à Pierrevillers sur la côte de Drince en 2014.. Ces objets font partie des collections du Musée de la Cour d'Or. vignette|Dépôt de Pierrevillers de l'âge du bronze
Moyen Âge Les Templiers et les Hospitaliers Au , l’église actuelle (plus petite) était une chapelle de Templiers. Ceux-ci possédaient à Pierrevillers une commanderie et étaient titulaires des droits de seigneurie, à la suite d’un legs qui leur fut consenti en 1213 par le comte de Bar Thiébaut .
L'actuelle cour des Templiers, que l’on appelle communément à Pierrevillers « la Cour » constituait à l’époque le noyau du village où se trouvaient la commanderie, siège de la seigneurie, l’église et d’autres bâtiments appartenant aux Templiers (logis, pressoirs, granges…). Cette commanderie avait une certaine importance, car en plus de ses biens de Pierrevillers, elle possédait d’autres propriétés et droits dans diverses localités voisines.
Au , après la disparition de l’ordre du Temple, les biens de l’ordre situés à Pierrevillers furent attribués aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ce nouvel ordre conserva les droits de seigneurie jusqu’à la Révolution, mais la commanderie eut moins d’importance que sous les Templiers. Avant la Révolution, elle ne constitua plus qu’une sorte de prébende de l’Ordre, confiée à des fermiers.
De la guerre de Trente Ans à la Révolution vignette|370px|Les Misères de la guerre par Jacques Callot (1592-1635) illustrant les conséquences de la guerre de Trente Ans.
Au , la guerre de Trente Ans n’épargna pas la commune. Comme bien des villages lorrains, elle fut ravagée et pillée par les différentes troupes qui sillonnaient la région et notamment par les Croates lors de la prise de Pierrevillers en 1636. Pierrevillers fut incendié et détruit. On rattache trop souvent la formation des villages lorrains aux périodes qui suivirent les ravages de la guerre de Trente Ans, mais pour Pierrevillers, il est difficile d’attribuer à une construction existante une date qui remonte avant le . Le plus ancien linteau de porte daté de la commune indique l’année 1709 sans savoir s’il s’agit d’une reconstruction, d’une modification ou d’une extension. Jusqu’à la Révolution, la vie du village s’organise autour d’une activité principale : la culture de la vigne. Les métiers des villageois comptaient une majorité de vignerons, des tonneliers et des distillateurs. La structure-même du village que l’on connaît encore aujourd’hui, est marquée par cette activité : ruelles étroites, usoirs quasi inexistants, petites maisons avec caves voûtées souvent accessibles par la rue, cuveries annexes placées à l’arrière des habitations.
En 1794, François de Pange et son frère cadet Jacques y furent cachés par la famille Marlier (dont était issu leur serviteur Joseph) avant de rejoindre à pied les Pays-Bas autrichiens.
L’époque industrielle et contemporaine Le vignoble déclina vers la fin pour pratiquement disparaître au début du , à cause des maladies de la vigne (phylloxéra, mildiou) mais aussi par l’accroissement des échanges avec les régions viticoles plus favorisées et par l’important essor industriel de la vallée de l’Orne.