Le d'artillerie à pied, puis d'artillerie de position, est un régiment d'artillerie de l'armée de terre française.

Création et différentes dénominations 1916 : d'artillerie ; 1923 : d'artillerie à pied, en garnison à Metz ; 1933 : d'artillerie de position, affecté à la défense de la ligne Maginot, dans la région fortifiée de Metz. 1940 : dissolution Chef-de-corps

Historique Première Guerre mondiale vignette|Un membre d'une section de repérage du d'artillerie en 1918 ou 1919. En 1916 est créé un d'artillerie, qui n'est qu'une structure administrative, composé de « sections de repérage » (SRS) et de « sections de renseignement par observations terrestres » (SROT)JMO du RA, SROT , SHD cote 26 N 1020/8.. mises chacune à la disposition d'un régiment d'artillerie de campagne.

Chaque section comporte deux officiers, 10 sous-officiers (maréchaux des logis et brigadiers) et de 60 à 25 canonniers, le tout subdivisé en quatre « bases » (observatoires) avec un « central » relié par téléphone. La mission de ces sections est d'assurer l'observation et les mesures permettant le réglage de l'artillerieJMO du RA, SRS , SHD cote 26 N 1020/5.. Les sections sont dissoutes courant 1919.

Entre-deux-guerres

Le d'artillerie à pied (RAP) est reconstitué à Metz, au quartier Thomassin, le . Il est formé à partir d'éléments du RAP et du RALT., tout en reprenant les traditions du d'artillerie à pied.. En 1931, le RAP compte trois groupes armés de mortiers de C modèle 1914 Schneider, installés sur plate-forme.

Le , le régiment devient un des trois régiments d'artillerie à pied devant assurer le service de l'artillerie de la ligne Maginot. Au sein de la région fortifiée de Metz, deux RAP assurent désormais cette mission : le à l'ouest (caserné à Thionville, responsable du SF de la Crusnes, du SF de Thionville et de la place de Verdun) et le à l'est (caserné à Metz, responsable du SF de Boulay, du SF de Faulquemont et de la place de Metz), chacun à trois groupements.

En , le RAP est regroupé à Moulins-lès-Metz, au quartier Serret, avec des détachements temporaires dans les camps de Veckring, de Bockange et d'Ising. Le , le régiment prend le nom de d'artillerie de position, à quatre groupements, un nouveau type d'unités uniquement affecté aux nouvelles fortifications. Le , un détachement de la du (celle affectée à ouvrage du Hackenberg) défile à Paris..

Seconde Guerre mondiale Lors de la mobilisation française de 1939, le RAP d'active donne naissance à trois régiments « de formation » (les troupes d'active complétées par les réservistes) : les (SF de Boulay), (SF de Faulquemont) et (place de Metz) RAP, chacun à trois groupements.

Sa dotation d'artillerie au comporte un total de 82 pièces., sans compter l'artillerie des ouvrages : 28 canons de modèle 1897 ; 10 canons de modèle 1897 sous casemate ; 12 canons de C modèle 1915 Saint-Chamond ; 16 canons de L modèle 1877 de Bange ; 12 ; 4 canons de L modèle 1918 Schneider.

Le RAP stationne pendant la drôle de guerre entre Narbéfontaine et la ferme Steinbach. Le assure l'appui du RIF, avec un groupe de et un autre de C. Le appuie le RIF avec deux groupes de . Le dispose de trois batteries de L, tandis que la regroupe la maigre artillerie des ouvrages du secteur : les mortiers de de Coume-Annexe Sud et de Laudrefang, ainsi que les casemates de type RFM du Bambesch (ACa3), de Stocken (ACa2) et de Teting (ACa1). Le , le est rattaché au SF de Boulay et change donc de régiment.

Le participe en à l'offensive de la Sarre, au sein de la DI. En se rajoutent deux nouvelles batteries : la et la , armées de canons de et de comme antichars. Durant la retraite à la fin de la bataille de France, le groupement du RAP fait partie du groupement de Girval et se replie vers les Vosges à partir du , avant d'y être capturé le 20 et , près de Saint-Dié-des-Vosges (à Gerbéviller).

Étendard vignette|Dessin du revers de l'étendard du d'artillerie. L'étendard régimentaire reprend les noms de batailles portés par celui du d'artillerie à pied Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :'' Corfou 1799 Saragosse 1809 Sébastopol 1854-1855 Puebla 1863 Verdun 1916 La Somme 1916

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des régiments d'artillerie français Grades de l'Armée de terre française Histoire de Metz Histoire de la ligne Maginot

Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1916 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940