Rombas (prononcé dans le système API, [Ro~.bA] en symboles SAMPA.) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.
Ses habitants s’appellent les Rombasiens.
Géographie Localisation La ville est située dans la basse vallée de l'Orne, sur sa rive droite, sur deux régions naturelles : le Plateau lorrain et les plateaux calcaires de Lorraine ou côtes de Moselle.
vignette|centre|Carte de la commune.
Géologie Les étages de l’échelle stratigraphique apparents à Rombas sont mentionnés selon leur ordre de mise en place, des plus anciens aux plus récentsCartes géologiques de la France au , Briey ; BRGM ; 1983. : Ère secondaire : Pliensbachien ; Toarcien ; Aalénien ; Bajocien, d'un âge d'environ (Ma) ; Système quaternaire : limons éoliens ; alluvions anciennes et alluvions modernes.
Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. À Rombas, la rivière de l’Orne recueille l’eau de Rapt canalisé en aval du fond Saint-Martin. Ce ruisseau arrose le lieu-dit Chantereine qui doit son nom à l’affection que portent les batraciens pour cette zone humide. Les eaux d’exhaure sont présentes sur les flancs de coteaux.
Réservoir, stations de pompage.
L'Orne, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Ornes et se jette dans la Moselle à Richemont, après avoir traversé .
Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification, dont le territoire correspond aux anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants associés, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse..
La qualité de l'Orne peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Amnéville à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Communes limitrophes
Urbanisme Typologie Au , Rombas est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MetzUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Metz comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amnéville - Rombas, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,5 %), zones urbanisées (20,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (8 %), cultures permanentes (7,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Attestations anciennes La première mention connue de la localité apparaît dans une nomenclature des propriétés du couvent bénédictin de Prüm en Eifel, au , sous la forme latinisée RembacumRombas, ses origines sur le site web de la ville.
Anciennes mentionsBouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868 : Romesbach, 972–973 ; Romebach, 978 ; Ramesbach et Romabach, 984 ; Rumebaz, Rumebaiz, Romesbach au ; Rumesbach, 1128 ; Romeba, 1157 ; Ramisbach, 1160–1162 et 1179 ; Romesbas, 1185 ; Romebair, 1242, 1247 ; Romebac, 1245 ; Romebar, 1264 ; Roumebac, 1285 ; Rombar, 1298 ; Rombart, 1327 ; Rombair, Rombairt, Rombar, 1335–1338 ; Rombairt, 1339 ; Romber et Rombas au ; Rombay, 1427 ; Rombaix, 1472 ; Rombay, 1529–1598 ; Rombart, 1581 ; Romba ou Redingen, 1572 ; Rombas, 1613 ; Rombach, (pouillé de Metz) ; Rombac sur la carte de CassiniRombas sur le Géoportail de l’IGN. (levée entre 1756 et 1789) ; Rombach, 1871-1918 et 1940-1944 (annexion allemande) ; Rombas, depuis 1945.
Étymologie On attribue au nom de la ville une étymologie germanique. Le premier élément Rumo, est un nom de personne (sans doute un Franc, propriétaire de la terre au ou ), associé à l'appellatif *bakiz qui désigne le cours d’eau (cf. l’allemand Bach, ruisseau)Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978. . et qui a généralement donné la finale -bais ou -baix dans les régions de langue d’oïl.
Le nom de la commune est Rombéch en francique lorrain..
Rombas est l'homonyme étymologique de Rombach-le-Franc (Haut-Rhin, Rumbach 854).
Histoire Préhistoire et Antiquité Les premières installations humaines dateraient du Néolithique ( ) au lieu-dit Les Roches. Vers 1870, des haches néolithiques (vers ) sont découvertes au lieu-dit la Tuilerie proche du hameau de Ramonville.
Les vestiges d’un oppidum remarquable sur la côte de Drince, à Pierrevillers, demeurent parfaitement visibles et attestent la présence dans la région du peuple celte, les Médiomatriques (env. ).
Achèvement de la conquête romaine de la Gaule (en 52), présence romaine très probable à Rombas.
Moyen Âge
C’est le Franc germanique Rumo qui, recevant cette terre en partage, aurait fondé Rombas au . La ville dépendait de l’ancienne province du Barrois, prévôté de Briey. Elle est citée en 753 comme possession de Saint-Vannes de Verdun.
Au , sous l’impulsion des moines de l’abbaye de Gorze, la viticulture devint la principale activité économique.
La ville de tradition francophone se situe sur l'ancienne frontière linguistique (soit jusqu'au siècle) entre les parlers roman et germanophone.
Durant la guerre que René II, duc de Lorraine et de Bar, fait aux Messins, Rombas est assiégée et anéantie en 1490.
De la Renaissance au Fief lorrain sous la prévôté de Briey en 1572. Sa population dépasse largement 750 habitants en 1581. Plus de au début du (malgré sa destruction en 1636 due à la guerre de Trente Ans).
La Révolution française et l’Empire
À la Révolution, Rombas, siège d’un archiprêtré, est la deuxième localité du bailliage de Briey avec près de (le territoire de Sylvange aujourd’hui Silvange est encore sous sa dépendance« Un peu d’histoire » sur le site web de Marange-Silvange.).
Le noyau historique du bourg vigneron donne la toponymie côte de Choque désignant le pressoir. Les maisons de vignerons dans leur aspect actuel (deuxième moitié du à début ) s’élèvent sur une cave voûtée avec l’organisation mitoyenne caractéristique du village-rue lorrain.
En 1793, Rombas dépend du département de la Moselle et du canton de Briey et du district devenu arrondissement (en 1801) de Briey.
Après la Révolution française, la famille de Wendel déploie les forges et son influence dans la vallée. En 1817, Rombas avait pour annexes les hameaux de Villers-lès-Rombas et Ramonville ce qui représente habitants répartis dans 248 maisons.
À partir de 1860, l’industrie supplante mille ans de culture de la vigne, une culture qui disparaîtra définitivement en 1916, anéantie par le phylloxéra.
L’annexion allemande : 1871–1918 Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Rombas est intégrée à l’Empire allemand après 1871, en application du traité de Francfort. Administrativement, la commune de Rombas, rebaptisée Rombach, est intégrée à l'arrondissement de Metz-Campagne, arrondissement du district de Lorraine, le district allemand de Lorraine. Durant cette période, Rombas devient un haut lieu de la sidérurgie. Une aciérie est implantée au centre d’un complexe industriel de grande ampleur, un complexe qui relie l'usine aux mines de fer et à d’autres sites, comme celui de Maizières-lès-Metz. L’Annexion se traduit par un afflux d’immigrés allemands, des ouvriers, mais aussi des cadres de l’industrie et des enseignants. La « ville basse » se développe à partir de l’usine et de la gare, selon les principes d’un art urbain inédit. Des écoles et une nouvelle mairie sont édifiées. La jonction avec le « village français » est amorcée au niveau de l'actuelle rue de Versailles et de la Grand’rue. L’usine favorise la construction d’un collège d’enseignement dans la rue de l’Usine en 1898. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans doivent se battre pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tombent sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest.
Le retour à la France