Marie-Françoise Bechtel, née Cassiau le à Coarraze, est une haute fonctionnaire et femme politique française.

Nommée conseillère d'État en 1980, elle dirige l'École nationale d'administration de 2000 à 2002. Elle est députée de l'Aisne entre 2012 et 2017.

Biographie

Jeunesse et études Fille de Gaston Cassiau (1911-1988), fonctionnaire de l'Équipement, et Marie-Christine Sahorès (1907-1999)., institutrice et directrice d'école, Marie-Françoise Bechtel est originaire d'Oloron-Sainte-Marie, où elle passe le baccalauréat en 1963Biographie, sur son site officiel..

Elle lit Jean-Paul Sartre, qu'elle Invitée de Nathalie Cuman sur LCP AN.. Après des études de philosophie à l'université Paris-Sorbonne elle obtient l'agrégation en 1972 et, , enseigne cette discipline aux lycées de Sainte-Foy-la-Grande, Libourne et Chartres durant cinq années.

En 1978, elle intègre l'École nationale d’administration (ENA) dans la promotion Voltaire, par la voie du concours interne. Pour Michel Sapin, elle y est remarquée comme une . Elle sort classée de sa promotion.

Conseillère d'État À sa sortie de l’ENA en 1980, elle intègre le Conseil d'État, conformément à ses ambitions. Elle y fait l'essentiel de sa carrière, mis à part ses passages en cabinets ministériels.

Parcours dans les cabinets ministériels En 1984, elle rencontre Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Éducation nationale. Partageant sa vision de l', elle intègre pour deux années son cabinet, où elle est notamment chargée de la question de l'enseignement privéJonathan Bouchet-Petersen, « Marie-Françoise Bechtel, l'État d'âme », Libération, 20 novembre 2012..

En 1993, elle est respectivement chargée de mission puis directrice de cabinet du ministre de la Justice, Michel Vauzelle..

Elle adhère au Mouvement des citoyens, parti de Jean-Pierre Chevènement, en 1997 et retourne à son cabinet en 1999 lorsqu'il est ministre de l'Intérieur..

À la tête de l'ENA En , elle est la première femme nommée à la tête de l'ENA.. À cette époque, certains de ses proches et opposants la trouvent trop autoritaire, tandis que Michel Sapin salue sa . Elle quitte cette fonction fin 2002.

Elle estime rétrospectivement que la haute fonction publique était plus diverse à la fin des années 70. Aujourd'hui « elle est devenue extrêmement uniforme, que ce soit dans la pensée ou les comportements. ».

Engagement auprès de Chevènement Lors des élections législatives de 1997, elle est candidate à Paris.. Aux municipales de 2001, elle est tête de liste dans le de Paris.

Elle est la directrice de campagne. de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2012, jusqu'à ce qu'il retire sa candidature en . En , à la suite du soutien de Chevènement à la candidature de François Hollande, elle intègre le conseil politique de la campagne ..

Elle est membre du conseil scientifique de la fondation Res Publica ., dont elle prend la présidence en après en avoir été la vice-présidente, succédant ainsi à Jean-Pierre Chevènement..

Députée de l'Aisne Après avoir tenté sa chance aux élections législatives de 1997 dans la deuxième circonscription de Paris (1,64 % des suffrages)., puis en 2007 dans la deuxième circonscription législative de l'Indre (46 % au second tour contre Nicolas Forissier), Marie-Françoise Bechtel est en 2012 candidate d'union MRC-PS. dans la quatrième circonscription de l'Aisne, affirmant vouloir « s'implanter » dans ce département ; elle est élue au second tour, avec 53,62 % des voix, face à Isabelle Létrillart. Son suppléant est Patrick Day, maire de Soissons et conseiller général du canton de Soissons-Nord.

Le , elle devient vice-présidente de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, présidée par Jean-Jacques Urvoas.

Le , à la suite d'un désaccord, elle annonce son départ du Mouvement républicain et citoyen et rejoint le club réactivé de Jean-Pierre Chevènement, République moderne (RM)..

Pour la primaire citoyenne de 2017, elle soutient Arnaud Montebourg.. Éliminé du premier tour, ce dernier appelle à voter pour Benoît Hamon mais elle refuse de suivre cette consigneÉtienne Girard, « Primaire à gauche : "Députée, j'ai soutenu Montebourg mais je ne voterai pas Hamon" », marianne.net, 24 janvier 2017..

Elle est éliminée dès le tour des élections législatives de 2017 avec 7,96 % des voix..

Vie privée Mariée en 1972 à Alain Bechtel, haut fonctionnaire et directeur de sociétés , elle a un fils et une fille...

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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