Paul Jenkins, né le à Kansas City dans le Missouri et mort le à New YorkDécès du peintre américain Paul Jenkins est un peintre et un écrivain américain des , classé par commodité dans les mouvements de l'abstraction lyrique ou encore de l'expressionnisme abstrait alors qu'il est, selon Frank Anderson TrappMort en 2005, Trapp a été pendant vingt ans directeur du Mead Art Museum à Amherst, au Massachusetts. : D'après Jean Cassou, s'il faut lui mettre une étiquette, celle d'artiste informel lui conviendrait mieux.

Biographie thumb|Le Kansas City Art Institute où Paul Jenkins a étudié l'art Formation Jenkins commence à étudier l'art au Kansas City Art Institute, tout en travaillant avec le céramiste James Weldon qui aura par la suite une grande influence sur sa peinture. Attiré par le théâtre, il reçoit une bourse qui lui permet de s'inscrire à la Cleveland Play Housesite officiel de la Cleveland Play House, une école de théâtre, dans laquelle il travaille surtout sur les décorsFrank Anderson Trapp chapitre Prismes brisés . Mais la Seconde Guerre mondiale interrompt ses activités artistiques. De 1943 à 1945, il est enrôlé dans l'unité des forces de l'air du Corps des Marines des États-Unis où il sert comme pharmacien . Il réussit quand même à installer une sorte d'atelier dans la bibliothèque où il peint des aquarelles, dessine, et écrit des textes. Après la guerre, il s'installe à Pittsburg, Kansas, où il fait partie d'un groupe d'artistes et d'écrivains soutenus par la mécène Gladys Schmidt. Ces artistes exposent à la galerie Outline dirigée par Elizabeth Rockwell notice sur la galerie d'Elizbeth Rockwell. La galerie Rockwell est le point de rencontre des artistes d'avant-garde, elle est fréquentée notamment par John Cage et Merce Cunningham. En 1948 il part pour New York où il commence s'inscrit au Art Students League.

Premiers voyages et premières expositions En 1953, après un voyage en Italie et en Espagne, il s'installe à Paris où il rencontre Jean Dubuffet, Georges Mathieu, Pierre Soulages ainsi que d'autres artistes américains vivant à Paris parmi lesquels le peintre Sam Francis et la sculptrice Claire Falkenstein. Il travaille alors avec des pigments en poudre de Winsor Newton et du chrysochrome (sorte d'émail) En 1955, il a sa première exposition personnelle à la galerie Zoe Dusanne de Seattle, qui lui achète un tableau La même année, il participe au Petit Palais de Paris à l'exposition Artistes étrangers en France. La galerie Stadler de Paris accueille ses œuvres en 1956, tandis qu'à New York, la Martha Jackson Gallery lui consacre une exposition personnelle. John L. H. Baur lui achète le tableau Divining Rod, huile et émail sur toile de pour le Whitney Museum of American Art. Cette même année, Paul et Esther Jenkins publient chez George Wittenborn, à New York, le livre Observations of Michel Tapié. L'année suivante Peggy Guggenheim achète à la galerie Stadler de Paris le tableau Osage, huile sur toile de voir Osage, qu'elle donne au New Orleans Museum of Art.

En 1964, il épouse la peintre Alice Baber. Ce mariage est une période de « croissance artistique » pour tous les deux. Ensemble, la même année, ils voyagent au Japon et collectionnent une grande quantité d'art asiatique. Ils divorcent ensuite, en 1970..

Il épouse en secondes noces Suzanne Donnelly.

Évolution de la pensée Alors qu'il étudiait encore à la Students League, Jenkins s'intéressait déjà aux théories du mystique russe Georges Gurdjieff, en particulier à ses théories sur la transcendance spirituelle et sur sa définition de l'art objectif. Par la suite, Jenkins ayant étudié Carl Gustav Jung et Sigmund Freud, il aurait dû se détacher de sa fascination pour Gurdjieff. Mais Jenkins n'en continue pas moins d'adhérer à la mise en cause de l'art subjectif comme le faisait le maître de l'ésotérisme. Jenkins découvre ensuite les enseignements du bouddhisme zen en même temps que le I Ching traduit du chinois par Richard Wilhem. Sans toutefois comprendre toute la philosophie qui était à la base de l'art oriental exposé dans la William Rockhill Nelson Art Gallery de Kansas city, le jeune artiste s'y attache profondément. Plus tard, il est encore très impressionné par le livre d'Eugène Herrigel Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc (ou selon les versions : Zen et l'Art du tir à l'arc.) Dans cet art oriental, Jenkins trouve qui est à la base de sa recherche artistique.

Œuvre Les influences Inspiré tout d'abord par l'expressionnisme abstrait de la deuxième génération, Jenkins ne se rattache pas vraiment à ce courant, selon Frank Anderson Trapp, qui pense que cette étiquette ne lui convient pas davantage que

Bien que proche de Jackson Pollock ou de Mark Rothko, Jenkins préfère s'inspirer de Henri Matisse, Vassily Kandinsky. Il étudie également Gauguin Whistler, Mary Cassatt et il se sent

Technique du peintre Son travail est un mélange des procédés utilisés pour l'émail de potier qu'il a appris avec le céramiste James Weldon, mais également de ceux qu'il a employés pour les décors de théâtre et l'aquarelle. Alain Bosquet a décrit la façon très personnelle qu'avait le peintre d'inventer des méthodes, tout en faisant de son geste une sorte de chorégraphie : Bosquet décrit aussi une autre invention de Jenkins : l'utilisation d'une baguette qui tenait lieu de pinceau, ou même d'un couteau d'ivoire pour corriger les formes. Toujours selon Bosquet, il ne faut y voir aucun rapport avec l'action painting.

Phénomènes et prismes Dès ses premières peintures, l'artiste qui est aussi philosophe, intitule ses tableaux Phénomènes (Phenomena) par association aux noumènes dans le sens que donnait à ce mot Emmanuel Kant, le potentiel nouménal donnant la substance phénoménale .

La matière peinture est pour Jenkins un sujet en elle-même. Elle ne représente pas quelque chose, elle « est » (dans le sens : exister)Frank Anderson Trapp section "Prismes brisés" . L'intensité prismatique des couleurs se retrouve dans toutes ses toiles, quel que soit le titre qu'il leur donne (Phénomène ou Phénomène prisme), ce qui exclut toute possibilité de description formelle.

Phenomena Prism Emissary voir Phenoma prism emissary, (1984, , est réalisé sur un fond de vernis qui réagit au contact de la peinture produisant un effet de tache d'huile dans l'eau. Phenomena Astral Tundra (1985-1986), acrylique sur toile Frank Anderson Trapp section "Prismes brisés" par ses dimensions et sa composition est proche du mural, avec des lignes horizontales sur la partie gauche, et d'autres verticales sur la partie droite. Celle de la partie droite ont un très fort effet figuratif qui est brisé par l'intervention, au milieu du tableau, d'une ligne rouge très forte côté droit et une ligne plus faible, noire et grise côté gauche. Le tableau est présenté sur le site de la Redfern Gallery sous le titre Les Anglonautes voir les Anglonautes, tout en bas de l'image figure le titre original

Ces lignes séparatrices sont une manière de canaliser les forces créatrices et de leur imposer une discipline, car pour l'artiste,

Sélection d'œuvres majeures thumb|right| le Palais des beaux-arts de Lille où Paul Jenkins a été exposé en 2005 Il est possible de voir les œuvres de Paul Jenkins exposées au Palais des beaux-arts de Lille du au sur le site de la « Fondation Demeures du Nord »

Sélection d’expositions : Paul Jenkins, rétrospective, Museum of Fine Arts, Houston, 1971 Paul Jenkins, rétrospective, San Francisco Museum of Art, San Francisco, 1972 Paul Jenkins, œuvres majeures, Musée Picasso, Antibes, 1987 Paul Jenkins, œuvres majeures, Palais des Beaux-Arts, Lille, 2005 Un Art Autre autour de Michel Tapié, Christie’s Paris, 2012 Paul Jenkins, Galerie Diane de Polignac, Paris, février-

Œuvres localisées

thumb|right| Chrysler Museum of Art de Norfolk (Virginie).

The Archer 1955, huile et émail sur toile, , The Albright-Knox Gallery, Buffalo Dakota Ridge (1958), huile et émail sur toile, , Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington, D.C. Pawnee 1958, huile et émail sur toile , Chrysler Museum of Art de Norfolk (Virginie) Phenomena Over Albi 1960, huile et émail sur toile , San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco, don du peintre Sam Francis Phenomena Big Blue 1960, huile sur toile , Stedelijk Museum d'Amsterdam Phenomena Wakiyashi 1961, acrylique sur toile , Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou Paris Phenomena Yellow Eye (1962) acrylique sur toile, , San Diego Museum of Art, San Diego, Californie don de Peggy Guggenheim. Phenomena Yellow Strike 1963, acrylique sur toile, , Museum of Modern Art, New York. Phenomena Yonder Near (1964), acrylique sur toile, , Tate (galerie), Londres Phenomena High Mantle (1964), acrylique sur toile, collection David Douglas Duncan, Castellaras-le-vieux, Alpes-Maritimes Phenomena Uranus Burns (1966), acrylique sur toile Stedelijk Museum, Amsterdam. Phenomena Graced by Three (1968), acrylique sur toile , University of Texas at Austin, collection James A. Michener Phenomena Kwan Yin 1969, acrylique sur toile , Whitney Museum of American Art, New York Phenomena Mistral Veil 1970,acrylique sur toile , Empire State Plaza, (Plaza Art Collection et Plaza Memorial) Albany (New York) Phenomena Tibetan Flange 1973, acrylique sur toile , Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington DC Phenomena Chinese Light Wall (1974) acrylique sur toile ) , Alte Pinakothek, Munich Phenomena Blue Held Over (1975), acrylique sur toile Milwaukee Art Museum. Phenomena Wind Leaves No Shadow 1977, acrylique sur toile, , Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Paris  Phenomena Wind Pool 1977, acrylique sur toile , Musée d'Art contemporain de Dunkerque. Phenomena Saturn Observes 1981, acrylique sur toile, , Fonds National d'Art Contemporain du Ministère de la Culture et de la Communication (F.N.A.C, Paris Phenomena Log Pile Fire, (1984-1985) acrylique sur toile Fondation Van Gogh, Arles, actuellement en réparationancienne Fondation Van Gogh. Phenomena Cardinal Prism, (1985), acrylique sur toile, voir la reproduction, Fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence. Phenomena Sound of Prism Anvil 1985 - 1988, acrylique sur toile  , Musée d'art moderne et d'art contemporain de Nice. Phenomena Zozobra Descends 1986, acrylique sur toile, , Musée Picasso (Antibes). Phenomena Imperial Vault of Dynasty 1999, acrylique sur toile South Texas Institute for the Arts Corpus Christi, Corpus Christi, Texas Phenomena Oracle Emissary of Grunewald 2001, acrylique sur toile, , Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City Phenomena Intervening Mantle 2006 acrylique sur toile, , Crocker Art Museum, Sacramento, Californie.

Œuvres non localisées Taino 1953, huile et chrysochrome sur toile , non localisé Shooting the Sun 1956, huile et chrysochrome sur toile , non localisé Eyes of the Dove 1958, huile et chrysochrome sur toile , non localisé Lunar Moth 1958, huile et chrysochrome sur toile , non localisé Phenomena Missing Trinity 1961, acrylique sur toile, , collection privée, Paris. Phenomena Leopard Pass 1964, acrylique sur toile , collection privée Paris Phenomena Fly Sphinx (1966-1967), acrylique sur toile, , collection privée, Paris. Phenomena Track the Wind (1980), acrylique sur toile, , collection privée, New York.

Bibliographie

Michel Conil-Lacoste, Phenomena - Paul Jenkins, Galerie Karl Flinker, Paris, 1976.

Albert E. Elsen, Paul Jenkins, Paris, Éditions Horay, 1973

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Jenkins au Witney Museum "Osage" et autres œuvres. Jenkins et l'abstraction expressionniste.

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