Au Maroc, dans le cadre de l'administration territoriale déconcentrée, le caïdat (ou kaïdat« Kaïdat » est une forme écrite plus rare dans le pays ; le genre féminin se rencontre également.) correspond, en milieu rural, à une annexe administrative urbaine. À la tête de ce type de circonscription purement administrative à laquelle sont rattachées une ou plusieurs communes (qui, elles, sont des collectivités territoriales et relèvent de l'administration territoriale décentralisée), se trouve un agent d'autorité qui dépend du ministère de l'Intérieur : le caïd.
Contrairement au cercle (autre circonscription rurale administrative déconcentrée dont il relève), le caïdat n'est pas doté d'un code géographique et son territoire, basé sur les communes qu'il englobe, est susceptible d'être aisément modifié par simple décret entre deux découpages communaux. Par exemple en 2011, le décret a modifié le décret de 2008 et a fait passer cette année-là le nombre des caïdats de 599 à 603 ; ce qui a forcément entraîné un changement au niveau de la composition de certains.
Situation dans le découpage administratif Le caïdat se situe au de l'administration territoriale déconcentrée marocaine : entre la commune ( et dernier échelon des collectivités territoriales) et le cercle ( des circonscriptions purement administratives) ; le cercle se trouvant au-dessous de la préfecture ou province ( des collectivités territoriales ou des circonscriptions administratives), au-dessus desquelles se trouvent la région ( des collectivités territoriales) ou la wilaya ( des circonscriptions purement administratives).
Des communes rurales lui sont rattachées, et l'ensemble des cercles du pays comprend toutes les communes rurales.
Rôle dans la santé publique Dans le cadre de la santé publique, le caïdat correspond à une circonscription de santé (CS) rurale. Quand un centre de santé communal avec unité d'accouchement (CSCA) – une unité de 4 à 8 lits – existe au sein d'un caïdat, il est implanté dans son chef-lieu. L'offre de soins publique prévoit également un centre de soins communal (CSC) – sans unité d'accouchement – dans le chef-lieu des communes rurales qui lui sont rattachées.
Articles connexes Administration territoriale du Maroc Pachalik
Notes et références
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