Athienville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Géographie Localisation Athienville est située à proximité d'Einville-au-Jard et Arracourt dans le département de Meurthe-et-Moselle à au nord de la sous-préfecture Lunéville, à à l'est de la préfecture Nancy, à au nord de Baccarat, Bureau centralisateur de son canton, et à au sud de Metz. Château-Salins (département de la Moselle) est à au nord.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :
Le village possède plusieurs écarts : la ferme de Ranzey, le hameau de Hincourt et la ferme d'Harlauville.
Géologie et relief La superficie de son territoire est de . Le sol est principalement argileux, la terre y est lourde et collante mais riche.
L'altitude la plus basse est de pour une altitude maximale de . Le village est installé dans une cuvette, encerclée par le bois de Bénamont au sud et par la forêt de Ranzey (classé espace naturel sensible par le conseil départemental de Meurthe-et-Moselle) à l'ouest et au nord par la forêt de Bezange-la-Grande. À l'est du village en direction d'Arracourt, deux buttes surplombent le village, il s'agit "des Jumelles", anciens lieux de cultures de la vigne.
Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Loutre Noire, le ruisseau d'Athienville, le ruisseau de Basailles, le ruisseau du Breuil et le ruisseau du Moulin..
La Loutre Noire, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Réchicourt-la-Petite et se jette dans la Seille à Moncel-sur-Seille, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'AthienvilleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tomblaine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Athienville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,9 %), forêts (22,2 %), prairies (15,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,6 %), zones urbanisées (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Theodericus de Attinvilla (1135) ; Atinivilla (1127-1168) ; Attivilla (1174) ; Atieinville (1296) ; La fort maison d’Atienville (1309) ; Autienville (1319) ; Aithienville (1347) ; Estienville (1569). Une pierre gravée apposée au mur intérieur de l'actuelle église et datant de 1607 orthographie Athienville tel que nous le connaissons aujourd'hui. Cependant on trouve jusqu'au milieu du Attienville avec 2 t. De attegia (cabane, souvent couverte de roseaux) et villa (domaine rural gallo-romain). On trouve dans les annuaires de la vieille noblesse lorraine, le patronyme D'Athienville qui semble lié à la commune...
En patois lorrain, Athienville était prononcé Thienville par les habitants et Thienvess par les habitants des autres villages. Les habitants d'Athienville sont les Athienvillois et les Athienvilloises.
Histoire Moyen Âge En 1135, Thédoric ou Thierry de Attinvilla (Athienville) est cité comme témoin dans la confirmation de donations faites à l'abbaye de Beaupré par l'évêque de Toul.
En 1272, Sire, dit Vosgien, de Deneuvre, chevalier, reconnaît vendre à Maufroy de Romont, également chevalier, l'hommage que Maufroinom d'Athieville tenait de lui.
En , Jeannette veuve de Ferion de Vic, et Houars de Damelevières font un traité de partage. La maison forte d'Athinville avec usoir appartiendra à Simon de Damelevières. Il est alloué 40 soudées de terre aux enfants de ladite veuve et on leur abandonne le moulin d'Athieville et son usoir avec d'autres droits du lieu.
En 1317, Collin d'aujecourt écuyer se déclare homme-lige du duc de Lorraine pour ce qu'il possède à Athieville et autres lieux.
Le mercredi précédant Noël 1347, Ferion de Vic écuyer, déclare tenir de la duchesse de Lorraine 120 jours de terres (~24 ha) avec les prés, moitié d'un moulin et autres droits sis à Atheville...
Le château féodal Vers 1350, Adhémar évêque de Metz assiège et détruit Château-Salins et les châteaux d'Amelécourt, Donjeux, Athienville, etc..
Ancien régime Relevé dans les comptes d'Einville pour l'année 1582 : (à la communauté).
Le , Affrican de Bassompierre baron de Removille donne ses réversales à cause d'échange fait avec le duc de Lorraine, qui lui a cédé ez seigneuries de Dommartin contre les haute, moyenne et basse justices, cens et rentes d'Athieville et autres lieux.
Le , Balthazar Fournier ci-devant tailleur aux salines de Château-Salins vend au duc Henri le tiers en une pièce de bois de 112 arpents avec le gagnage de la chapelle d'Athienville.
Le , François Antoine au nom d'Albert, comte des Fours, donne ses réversales pour un quart de la seigneurie d'Attienville. Le , le duc de Lorraine vend à Paul Protin son conseiller d'État, un quart ez haute, moyenne et basse justice et les droits de sauvegarde sur les habitants dudit lieu.
Dans les déclarations de la communauté d'Athienville en 1700 et en 1730, les habitants ont une partie de leurs terres sur le ban de Boncourt sur lequel ils ont droit de vain pâturage comme ceux de d'Arracourt et de la Grande-Bezange. La communauté d'Athienville a le droit de vain pâturage sur le ban d'Arracourt ; celle d'Arracourt a le même droit dur le ban d'Athienville. Il en est de même avec les communautés d'Hincourt et de Ranzey.
Le le duc François érige en fief et dénomination de fief de Saint-Odile les maisons, bâtiments, jardins, terres et prés appartenant au sieur François Poirot, conseiller et secrétaire de ses commandements situés à Attinville.
Guerre de Trente ans (1618-1648) Les déplacements importants de troupes déplacent également les maladies. La peste fait son apparition à Athienville dans l'été 1631. Dans le même temps, « les habitants sont surchargés du logement des gens de guerre ». En 1632, les comptes du domaine d'Einville indiquent que la dîme du bois Renard n'a pu être perçue à cause des gens de guerre qui y ont séjourné. En 1637, le maire et la plupart des habitants étant morts et le reste fugitifs, aucune rente n'a pu être perçue, nonobstant les poursuites faites par les sergents du domaine. En 1641, il n' y a aucun maire ni justice. Les laboureurs et le reste des sujets dudit Athienville est constitué de huit à dix pauvres manouvriers réfugiés à Vic et autres lieux où ils ont trouvé plus de sûreté. Toujours dans les mêmes documents, il est indiqué : (foyers).
Des curés qui restent longtemps Athienville détient un record de longévité des curés. Entre 1676 et 1875, ils ne furent que cinq à se succéder au presbytère de la commune, soit une durée moyenne de plus de 39 ans..
La grosse fontaine Également appelée le troûw dé moûssu, elle est située en direction de la ferme de Ranzey, à environ du village, Il s'agit d'une grosse fontaine. Elle est l'une des curiosités du village. Edmond Delorme en 1927. indique :
Henri Lepage. rapporte en 1847 :
On sait aujourd'hui que la grosse fontaine est apparue en 1805.. A priori le phénomène de la grosse fontaine est un puits artésien où l'eau d'une nappe souterraine captive, en partie située à un niveau supérieur ; jaillit lorsque l'opportunité se présente. Le sol d'Athienville, composé d'argiles et de roches mères d'origine calcaire (marnes et / ou dolomies) aurait été propice à ce phénomène et le relief alentour concordant à cette hypothèse. Dans les années cinquante, une équipe de pompiers a essayé en vain d'assécher la grosse fontaine. Assurément, le débit est élevé et constant. Le niveau ne baisse jamais, ni en 1976, ni en 2003. Les anciens racontent qu'il fut un temps où l'on apercevait au fond du bassin, des voûtes et des enchevêtrements de grottes sans jamais pouvoir distinguer le fond malgré une eau très cristalline.
L'apparition de cette fontaine a été accompagnée d'un cortège de croyances et de légendes. Ainsi, on raconte aux enfants, que s'ils tombent dans ce trou, ils ressortiront en Chine, ou encore que d'innombrables bétails sont tombés dans le gouffre sans fond sans jamais en ressortir, et même qu'un ou deux chars allemands, à la suite de la bataille d'Arracourt tombèrent et disparurent à jamais.
Archéologie En 1861, on a trouvé un grand nombre de cercueils en pierre avec armes et poteries. La source n'est pas plus explicite mais ce genre de vestiges en Lorraine correspond généralement à la période mérovingienne.
Un événement spectaculaire Le 5 thermidor an 12, à 5 heures du matin, le vent enleva un ballon chargé d’air sur la plate-forme de l’Observatoire. Il était préparé par M. Jean-Baptiste Biot, membre de l’Institut, pour des observations météorologiques ; le vent arracha les piquetsJournal de la Meurthe , du 15 thermidor an 12.