Charmes-la-Côte est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est, à au sud-ouest de la ville de Toul. Comme à Charmes, autre commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine, les habitants sont des Carpéniens et des Carpéniennes.
Géographie Le ban de la commune de Charmes-la-Côte forme une surface de plus grande longueur orientée sud sud-ouest à nord nord-est. Il est délimité au nord par le ruisseau de la queue du Mont et au sud par le ruisseau de la Nouelle., formant frontière avec Mont-le-Vignoble. Le bourg de forme village-tas est accolé à un relief des côtes de Meuse (environ ) et le bois dit de Charmes (division cadastrale 0A) forme la limite sud de son territoire. Le ruisseau de Bircoin qui traverse la partie plane (env ) du village (zonages cadastraux ZA et ZC), a fourni de l'eau aux premiers habitants. Tous ces cours d'eau rejoignent ensuite la rivière Moselle par le système de la Bouvade., au travers d'une plaine agricole et humide dominée par le village. (lieu-dit la Woëvre)
Localisation Charmes-la-Côte fait partie du vignoble des côtes-de-toul.
Communes limitrophes Voici les communes limitrophes de Charmes-la-Côte. Les communes à l'ouest de Charmes-la-Côte, dans le département de la Meuse, sont plus éloignées et à l'arrière des côtes de Toul :
Géologie Charmes-la-Côte se situe à flanc de coteau, sur le front d'une cuesta des côtes de Meuse, en bordure d'un bassin sédimentaire, le Bassin parisien. Le plateau qui surplombe le village, légèrement en pente et orienté est-ouest, le revers de la cuesta en définitive, culmine à d'altitude. L'étage stratigraphique, à cette altitude, est l'Oxfordien (période du Jurassique, époque de Malm). Sur ce plateau calcaire de l'Ère secondaire, nous pouvons y collecter des fossiles, et en particulier des oursins, du genre Glypticus hieroglyphicus par exemple (dont la présence caractérisait le Glypticien, ancienne dénomination de l'ère géologique qui n'est plus utilisée), ou encore des piquants d'oursins (radioles) du genre Paracidaris florigemma..
À mi-côte sur le front de la cuesta, à l'altitude où est situé le village, l'étage stratigraphique est le Callovien (période du Jurassique, époque de Dogger). Beaucoup de brachiopodes et de bivalves fossilisés sont à récolter.
Écarts et lieux-dits Comme l'écrivait l'instituteur de Charmes-la-Côte, M. Récolin, dans sa monographie du village rédigée en 1889 sous la direction du ministère de l'Instruction publiqueRÉCOLIN, « Charmes-la-Côte », in Bibliothèque Municipale de Nancy, 1889., le territoire de la commune est partagé en huit sections cadastrales :
vignette|left|Le village de Charmes-la-Côte vu du Mulson. A (« Saint-Fiacre ») : Haye-Saint-Florentin, Sur-le-Chemin-de-Pagney, Sainte-Reine, Haut-de-la-Côte, Foureaux-au-dessus-de-la-Côte, Saint-Henry, Rond-Pommier, Cornelier, À-la-Hazotte, Cul-du-Mont-de-la-Rue, Sur-Harvaud, Aux-Rays ; B (« Les Auges et Les Troussoires ») : Troussoires, Clononaire, Roges-sous-Clononaire, Roges, Chaseaux, Hochot-le-Caillot, Grand-Chien, Clononaire-et-Gruisine, Sur-Fourneaux, Aux-Auges, Côte-Labeure ;vignette|Le village de Charmes-la-Côte vu du Paquis. C (« Saint-Florentin ») : Aux-Roges, À-la-Mailladeau-au-dessous-des-Roges, À-la-Maillade, À-la-Moinerie, Au-dessous-de-la-Moinerie, Loge-Pré, Aux-Poirielles, Aux-Poirielles-au-dessus-de-la-Moinerie, Au-Champ, Au-dessus-du-Champ, Le-Saulcy, Au-dessus-du-Saulcy, Pré-Mathelin, Sous-Saint-Florentin, À-la-Gailleure, Au-dessus-du-Pré-Mathelin, Au-Grand-Chien, Haux-de-la-Plante, Haux-de-la-Plante-et-Saint-Florentin ; D (« Les Poirielles ») : Sous-le-Pertuy-des-Vaux, Sous-les-Prés-Communaux, Poirielles, Lauge-Pré, Pain-Ouit, Sur-le-Chemin-de-Toul, Harauchard, La-Palle, Prés-la-Garitte, Sous-la-Haye-de-la-Potence, Grande-Forière, Haye-Mutue, Pré-l'Esprit, L'Étang ; E (« Les Nauds ») : Aux-Foureaux, Au-Rébus, Sur-le-Ruisseau-de-la-Nouelle, Haut-des-Terres-Noires, Prés-Paris, Prés-la-Garitte, Sous-le-Pré-Paris, La-Nouelle, Terres-Noires, Vieux-Prés, La-Voivre ; F (« Les Foureaux ») : Prés-Communaux, Cul-du-Chêne, Pertuy-des-Vaux, Nid-d'Agasse, Prés-Paris, Rebus, Aux-Foureaux ; G (« Le Bachin ») : Côte-Saint-Henry, Bachin, Montignon, Chauxfour, Côte-Baule, Le-Paquis-au-Han, Cerisier-Balou, Croix-Saint-Argent, Sorel, Bas-de-Montignon, Côte-Ginot, Montant, Foureaux, Grosse-Pierrière, Fontaine-le-Maire-Paris, En-Bleussin, Cailloue ; H (« Le Village ») : Aux-Côtes, Pilhuteux, Hauts-Maix, Aux-Paquis, Aux-Jards, Cerisier-Balou, Aux-Sauveurs, Aux-Chênes, Perthuy-des-Veaux, Gerbeauveaux.
Rues Certaines rues de Charmes-la-Côte ont été rebaptisées dans la deuxième moitié du , en 1960.
Dans l'ordre alphabétique : rue Attonaixe, rue Bellevue (anciennement rue Haute et rue de la Petite-Côte), rue des Bosquets (anciennement rue de la Côte ou rue de la Grande-Côte), chemin de la Gailleure, rue du Han, impasse du Jard, rue des Jardinets (anciennement rue du Charrot, rue du Charroy ou rue Charraut), rue de la Monnaie, rue Montapic (anciennement « La Rouchotte » ou « La Rochotte »), Clos Montignon, rue des Mulsons., rue du Paquis, rue du Progrès (anciennement rue Basse), rue Sonnaire, sous-Saint-Florentin, allée des Sources.
Hydrographie La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Bircoin et le ruisseau de la Queue..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Charmes-la-CôteLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Charmes-la-Côte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (50,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,5 %), cultures permanentes (21,8 %), prairies (14 %), terres arables (11,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Archéologie Au lieu-dit Poirielles (Section D), on a découvert des vestiges de l'époque gallo-romaine, peut-être d'un habitat : substructions, tuiles platesOLRY (Étienne-Dominique), Répertoire archéologique des cantons de Colombey et Toul-Sud, 1865, . Et TOUSSAINT (Maurice), Répertoire du département de Meurthe-et-Moselle (période gallo-romaine), Nancy, 1947, .. Au lieu-dit Montignon (Section G), on a découvert peu avant la Révolution française « des ossements humains, de taille colossale », et également « des débris d'armes et d'armures antiques ».. Dans les années 1970, lors de la viabilisation d'un terrain, on y a découvert des vestiges de l'époque médiévale, peut-être d'une nécropole mérovingienne. Au lieu-dit Blussin ou En Bleussin (Section G), des découvertes analogues ont été réalisées. À l'extrémité nord-est du village, le Chemin-Brabant relierait près de Gye la voie romaine de Soulosse-sous-Saint-Élophe (Solimariaca) à Toul (Tullum Leucorum) à la voie romaine de Saint-Germain-sur-Meuse (Travia) à ToulBEAUPRÉ (Jules), Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, Nancy, 1897, .. À la sortie du village, en direction de Domgermain, sont encore visibles des restes de constructions de la chapelle Saint-Florentin, édifice fondé au mais déjà détruit au début du .
Toponymie La forme la plus ancienne du toponyme est "Chelmes" (982), suivie au de villam de Chalamis (1112)Gallia Christiana, édition Palmé, tome XIII. et Calmas (1147)Geoffroy d'Auxerre, Vie de saint Bernard, premier abbé de Clairvaux, livre 6, chapitre XVII, « Miracles de saint Bernard à Toul » : du préceltique calma, chaume, lande, plateau désert. ; La prononciation évolue au : Charmes (1265, 1329)In Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, H.2323. ; Charmes-devant-Toul (1309, 1315, 1329) ; Charmes-séant-devant-Toul (1330)ibid., H.1089. ; Chermes-seleis-Domgermain (1343)ibid., H.2311. ; Charmes (1371) ; terra de Charmes (1402) ; Charmae (1402) ; villa de Charmis (1404) ; Charmes-de-Venthoul (comprendre : Charmes-deven-Thoul) ()DU CHESNE (André), Les preuves de l'histoire de la Maison de Montmorency, Cramoisy, 1624, . ; La référence à la Côte (au sens de pente d'une colline) s'ajoute à partir du milieu du s. : Charmes-la-Coste (1499)In Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, B.299. ; Charmes-la-Coste-les-Domgermain (1562). L'étymologie populaire n'a pas manqué de comprendre le toponyme comme désignant l'arbre (en latin carpinus), d'où les formes Carpinetum ou Carpini-ad-rupem.
Histoire Époque médiévale