Colombey-les-Belles est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie

Localisation alt=|centré|vignette|400px|Colombey-les-Belles - ban communal. D'après les données Corine Land Cover, le territoire communal de 1761 hectares comprenait en 2011, près de 44 % de terres arables, 52 % de forêts et 3,8 % de zones bâties.. Le ban communal n'est arrosé par aucun cours d'eau recensé par le Sandre mais plusieurs résurgences, appelées « deuilles », et autres phénomènes karstiques sont observables sur le territoire de la commune. Ces phénomènes sont, plus globalement, dispersés sur une ligne allant de Pierre-la-Treiche, au nord, à Removille, au sud, le long d'une série de failles et d'accidents tectoniques locauxKientz, A. (2011) - « Les deuilles en pays de Colombey », Spéléo L , LISPEL, Tomblaine, ..

Comme d'autres communes dans la région touloise, Colombey a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux puits) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Une tuilerie a fonctionné sur ce territoire.

Communes limitrophes

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau..

vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Colombey-les-BellesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme

Typologie Au , Colombey-les-Belles est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,3 %), terres arables (26,2 %), prairies (14,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,2 %), zones urbanisées (4,7 %), cultures permanentes (1,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

Voies routières

A31 (aussi appelée autoroute de Lorraine-Bourgogne). Échangeurs Toul-Valcourt, Toul-Croix de Metz.

Transports en commun thumb|droite|120px|Gare de Toul.|alt= Fluo Grand Est.

Lignes SNCF Gare de Toul Gare de Pont-Saint-Vincent

Transports aériens L'Aéroport d'Épinal-Mirecourt « Vosges Aéroport ». À partir de l'été 2021, l’aéroport d’Épinal-Mirecourt est devenu le pélicandrome de la Zone Est et servira ainsi de base de ravitaillement et d’intervention pour les avions bombardiers d’eau connus sous le nom de Dash 8. Aéroport de Nancy-Essey.

Toponymie Les différentes graphies recensées par le dictionnaire topographique de la Meurthe sont les suivantes :

Le pouillé ecclésiastique de B Picart utilise la forme latinisée Columbarium. Colombey dérive du substantif latin , qui désigne soit un pigeonnier, soit un tombeau ou caveau funéraire. Il est difficile de trancher.

Le territoire communal porte également plusieurs micro-toponymes significatifs de l'histoire (Voie des sauniers, le Bel Allain, les Essarts) en référence à l'activité humaine. (transports du sel sur l'ancienne voie romaine, site établissement agricole gallo-romain dévasté lors de la chute de l'Empire romain, défrichage des bois - essarter -) Fig 1

Colombey devient officiellement Colombey-les-Belles par le décret du .

Histoire

Préhistoire et antiquité Il existe dans la commune de nombreux vestiges de substructions gallo-romaines. comme l'indique Beaupré dans son répertoire archéologique :«Restes de villas romaines, au Coin Jeanmaire, à la Sarrazinière, au Charmois, au Trou de l'Ecoufol(t), à l'Hamonvelle, au Haut de Charmette et Sous le taillis. En 1840, aux Raies-montants, substructions, parmi lesquelles on recueillit des fers de lances, des sabres et des monnaies romaines.»

La route du sel

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] }

La section Toponymie ci-dessus mentionne une voie des sauniers. En 2016, Jean-Marie Yante publiait son ouvrage : Voirie romaine et itinéraires médiévaux : le cas de la Lorraine centrale. Dans ce document, l'auteur représente les routes du sel avec un tronçon Marsal-Saint-Nicolas-de-Port-Pont-Saint-Vincent-Grand-Langres. Il confirme ainsi qu'il a bien existé une route du sel traversant le territoire de Colombey..

Moyen Âge et Renaissance H Lepage dresse une synthèse rapide de l'histoire communale dans son dictionnaire topographique de la Meurthe, il y précise notamment.:«Le bourg de Colombey est très-ancien : il en est parlé dans une charte de Charles-le-Chauve en faveur de l'abbaye de St.-Epvre, au , dans une lettre de saint Gauzelin (941), qui donne l'église de Colombey à cette même abbaye.»En 1305, la seigneurie de Colombey fut acquise par un nommé Albert ou Aubers de Toullon qui acheta à Jean de Blainville tout ce qu'il y avait à Allain et Colombey.

Aubers de Toullon était chargé de protéger et de défendre les droits des communautés religieuses des villes et des habitants. En contrepartie, il avait droit à des redevances en nature et en argent..

Plus tard en 1306, l'empereur Henri IV donne une partie des revenus communaux à l'abbaye de Senones, puis en 1596, Jacques de Tavagny, abbé de Saint-Èvre de Toul, obtient du duc de Lorraine l'autorisation d'établir une foire 3 fois par an (moyennant le tiers des taxes sur les échanges commerciaux de cette foire)

Cette activité économique sera confirmée par un arrêt du conseil du roi Stanislas en 1755.

En 1306, il y eut à Colombey une assemblée composée des plus grands seigneurs de la province (avec le duc de Lorraine Thiébaud et l’évêque de Toul entre autres), assemblée dans laquelle il fut réglé que «les fils et filles d’un fils aîné d’un duc de Lorraine, décédé, avant son père, hériteraient du duché de Lorraine, à l’exclusion des frères du duc régnant et des autres héritiers, quels qu’ils fussent»..

Ancien Régime À la fin de cette période, Colombey était le chef-lieu d'une prévôté. Les habitants d'Allain, Crépey, Moutrot, Selaincourt et Viterne étaient justiciables de cette prévôté.

Selon les comptes du domaine de Gondreville de 1614, Allain et Colombey appartiennent à l'abbé de Saint-Epvre qui est haut justicier en ces lieux.

Par lettres patente du , Thomas de Libramont obtient l'autorisation d'ériger un moulin à vent sur le hault chemin, entre Coulomier et Baigneul (Colombey et Bagneux) près d'un lieu nommé la pierre d'Anglemax. Ce moulin fut reconstruit en 1556 sur la croisé entre Colombey, Allain et Bagneux. Il fut encore détruit par des ennemis passant en ces pays en 1597. Il fut ensuite reconstruit par le capitaine Paige.

En 1790, Colombey fut temporairement le chef-lieu d'un canton comprenant Allain, Colombey, Crépey, Dolcourt, Germiny, Selaincourt et Thuilley-aux-Groseilles, Le chef-lieu ensuite transféré à Crépey.

En 1626, la peste sévit sur Colombey, et le village n'échappe pas aux misères de la guerre de Trente Ans. Les habitants abandonnent leur village à cause également des violences de la guerre.

Époque moderne

vignette|alt=Sur l'aérodrome, préparation avant un vol d'un SPAD S.XIII, le 26 juillet 1918.|droite|Sur l'aérodrome, préparation avant un vol d'un SPAD S.XIII, le .Les troupes prussiennes et russes furent de passage à Colombey en 1814, environ 10 000 soldats ayant logé dans le village entraînèrent de lourdes charges pour les habitants.

Colombey-les-Belles connut l'arrivée et l'occupation des Prussiens durant la guerre franco-allemande de 1870.

De 1917 à 1919 est créé temporairement l’, pour les besoins opérationnels de l'aviation du corps expéditionnaire américain. Y est établi le First Air DepotHistorique du 1er Air Dépôt de Colombey-les-Belles. C'est la plus grande structure américaine de l’Air Service dans la zone de combat du front occidental, et sans doute une des plus importantes stratégiquement, équipant et soutenant chaque unité combattante.. Après le démantèlement des installations en 1919, les terrains sont rendus à l'agriculture.

Lors de l'Occupation entre 1943 et 1944, un groupe de résistance se forme au sein de la brigade de Gendarmerie de Colombey-les-Belles. C'est l'adjudant L'Esprit qui commande les actions de la résistance dans ce secteur avec l'adjoint de chef de secteur M. Marcus Roger. Les actions entreprises seront du sabotage de voies ferrées et de lignes de force, du transport d'armes et de munitions et des parachutagesMaquis, forces françaises de l'intérieur.