Tony Vairelles, né le à Nancy (Lorraine), est un footballeur international français.

Il est un joueur emblématique du RC Lens de 1995 à 1999 avec lequel il remporte le Championnat de France en 1998, la Coupe de la Ligue en 1999, et est finaliste de la Coupe de France en 1998 ainsi que du Trophée des Champions la même année.

Tony Vairelles, surnommé Tonygoal, est reconnaissable à sa coupe de cheveux coupe mulet qu'il arbore notamment au Racing Club de LensRÉTRO LENS - Tony Vairelles, dit « Tony Goal », chouchou du stade Bollaert (lens.maville.com).

Issu d'une famille de footballeurs, il est le frère de Giovan et Diego Vairelles. Son cousin, David Vairelles, est également footballeur professionnel.

Biographie Ses débuts Dès ses quatre ans, Tony Vairelles joue au football dans l'appartement familial de la cité HLM d'Essey-lès-Nancy, en deux-contre-deux en compagnie de son père contre ses deux grand frères. Le chef de famille, Guy, est métreur dans le bâtiment et aussi buteur du FC Nancy en CFA. Toute la famille, qui comprend sept enfants dont une seule fille, . Pour suivre les grands frères, Vairelles rejoint l'AS Nancy-Lorraine en poussin deuxième année. Rapidement, après les entraînements avec l'ASNL, il rejoint le stade de Tomblaine où son père s'occupe des Seniors et par semaine.

Sa première émotion sous le maillot au chardon a lieu en lever de rideau de l'équipe fanion. Son équipe s'impose 11-1 et Tony Vairelles inscrit quatre buts. Sélectionné en équipe de Lorraine, l'attaquant au petit gabarit à l'époque s'inscrit au Sport-étude à Laxou. Il se casse la jambe au sein de l'établissement et sa progression est stoppée net. Il retourne au sein de sa famille et franchit les étapes à l'AS Nancy-Lorraine, aux côtés d'Éric Rabésandratana en minimes puis de Cédric Lécluse en cadets, tout en passant un BEP vente et travaillant dans un magasin de jouets. Amateur, il participe à une demi-finale de Coupe Gambardella et gagne celle de Lorraine avec l'équipe seniors de DH.

Révélation à l'AS Nancy-Lorraine (1991-1995) Lors d'un match de l'équipe réserve contre le RC Strasbourg à La Meinau, Tony Vairelles est repéré par Olivier Rouyer, après avoir inscrit deux buts et offert la victoire à son équipe (2-1). Il débute en équipe première, à la suite d'une avalanche de blessures, le face au PSG, à 18 ans. Titulaire sur l'aile gauche, Tony se souvient : . Il inscrit son premier but en professionnel la semaine suivante, le , à l'occasion d'une victoire à Nîmes (1-2). Pour sa première saison, il dispute 14 matchs et marque 7 buts, soit une moyenne d'un but tous les deux matchs. Malgré cela, l'ASNL est relégué en D2. En Coupe de France, il prend part à quatre matchs et voit son équipe être éliminée aux tirs au but par le SC Bastia en quarts de finale (0-0, 3-0 tab).

Dès la saison suivante, à 19 ans, Tony devient un titulaire indiscutable. En effet, son entraîneur d'alors, Olivier Rouyer, est sous le charme : balle au pied, .. Tony Vairelles inscrit neuf buts et, accrocheur et opportuniste, devient rapidement le chouchou du stade Marcel-Picot. Malheureusement, le club termine de son groupe et rate les barrages de promotion pour deux petits points.

Lors de la saison suivante, il poursuit sa progression en franchissant pour la première fois de sa jeune carrière la barre des 10 buts en championnat (11). Mais son équipe termine à une très décevante position, ce qui coûte sa place à l'entraîneur l'ayant lancé dans le grand bain, Olivier Rouyer.

Preuve de sa progression, il est sélectionné pour la première fois en Équipe de France espoirs.

En 1994-1995, L'ASNL est dirigé par l'entraîneur roumain Laszlo Boloni. Ce dernier, comme son prédécesseur, tombe sous le charme de Tony Vairelles et en fait son leader offensif. Ce dernier le lui rend bien en terminant meilleur buteur de son équipe pour la première fois de sa carrière, avec 12 réalisations, son record personnel. Il s'impose comme une des figures majeures du championnat et est élu meilleur joueur de Division 2.. Il attire ainsi l'attention des meilleures équipes de D1 et son départ est inévitable. Cette saison-là, le club termine à la place et atteint les 1/4 de finale de la Coupe de France (défaite 2-0 face au PSG).

Au total, en quatre saisons avec l'AS Nancy-Lorraine il inscrit 39 buts en 136 matches toutes compétitions confondues . Il est aujourd'hui encore le meilleur buteur de l'histoire du club. En , à l'occasion des 50 ans de l'ASNL, il fait partie de l'équipe type du demi-siècle dévoilée par le club, au poste d'ailier gauche, aux côtés, entre autres, de Michel Platini.

Consécration au RC Lens (1995-1999) À l'été 1995, il est transféré au RC Lens, car Gervais Martel, l'ambitieux président lensois, pense qu'il est celui qui .. Le transfert est estimé à 10 millions de francs, soit 1,5 million d'euros.

Il fait ses débuts officiels sous les couleurs Sang et Or le , dès la journée de D1, à l'occasion d'une victoire 2-0 sur Le Havre à Félix Bollaert. Il s'impose très vite dans le 11 de départ et signe son premier but le , lors de la journée, offrant sur le fil la victoire à Lens face à Rennes à la minute (1-0). Lors de la journée suivante, il inscrit deux buts de "renard" sur la pelouse de Lille, pour une jolie victoire 3-1 dans le derby du Nord, qui permet à Lens de monter sur le podium. Il se signale encore lors de la journée, en marquant d'une superbe frappe de l'extérieur du pied droit de plus de vingt mètres pour clore la marque en fin de match lors d'une victoire de prestige sur le PSG (3-1). Le RCL joue les premiers rôles et prend même la deuxième place après une victoire à Strasbourg (2-1, J21), où Vairelles ouvre le score d'une jolie volée. Au début de l'année 1996, le club connaît une série de mauvais résultats, recule au classement et est éliminé d'entrée des deux coupes nationales. Heureusement, Tony Vairelles est là et montre la voie, en arrachant le point du nul dans le derby contre Lille (1-1, J26) et surtout en offrant la victoire face au champion sortant, le FC Nantes, à la minute (2-1, J28). Ce match lance une série de cinq succès consécutifs à domicile et constitue un "déclic" dans la course à l'Europe, selon le gardien Guillaume Warmuz. C'est encore lui qui inscrit l'unique but de la victoire à Martigues (0-1, J31). Il signe à cette occasion son but de la saison, ce qui lui permettra d'être le meilleur buteur du club en D1, devant Titi Camara (huit buts). Comme la saison précédente, le RCL finit de D1 et se qualifie pour la Coupe de l'UEFA. Quant à Tony Vairelles, en plus d'être le meilleur buteur du club, il est l'un des deux joueurs, l'autre étant Christophe Delmotte, à avoir pris part aux 38 journées de championnat.

C'est lors de cette première saison lensoise que Tony découvre la Coupe d'Europe, en l'occurrence la Coupe de l'UEFA, à l'occasion d'une large victoire sur le club Luxembourgeois de l'Avenir Beggen (6-0) le , en de finale. Au tour suivant, il signe son premier but sur la scène européenne lors d'une victoire 4-0 sur les Ukrainiens du Chornomorets Odessa, le . Et quel but : crochet, accélération, une-deux avec Pierre Laigle et petit ballon piqué au-dessus du gardien pour conclure. Malheureusement, l'aventure s'arrête en 1/8ème de finale face à la redoutable équipe tchèque du Slavia Prague, emmenée par Poborsky (l'unique buteur) et Smicer (qui sera repéré à cette occasion et rejoindra le RCL en fin de saison) : 0-0 et 0-1, ap.

Au total, Tony Vairelles aura pris part aux 46 matchs disputés par le club durant la saison, témoignage de son intégration réussie et de son importance dans l'équipe, ainsi que de la confiance de son entraîneur, Patrick Bergues, et inscrit 10 buts, atteignant cette barre symbolique pour la troisième saison consécutive. Enfin, il est le chouchou des supporters du stade Felix Bollaert, qui le surnomme "Tonygol".

Il est sélectionné avec les Espoirs, par Raymond Domenech. Il termine troisième au Championnat d'Europe espoirs 1996 Puis il participe au Tournoi olympique d'Atlanta, aux côtés de joueurs tels que Vincent Candela, Patrick Vieira, Claude Makélélé, Robert Pirès ou Sylvain Wiltord. La France est éliminée par le Portugal en 1/4 de finale (2-1, ap, sur un but en or)..

Le début de la saison 1996-1997 est parfait pour le RC Lens, désormais entraîné par le Yougoslave Slavo Muslin, qui prend la première place dès la journée et remporte ses quatre premiers matchs. Vairelles n'est pas étranger à cela puisqu'il inscrit son premier but de la saison lors de la journée, à l'occasion d'une victoire contre Montpellier (3-2). Malheureusement, le , il se blesse en début de match sur le terrain de la Lazio Rome, à l'occasion du de finale retour de la Coupe de l'UEFA (1-1, après une défaite 0-1 à Lens). Le diagnostic est terrible : il est victime d'une fracture du tibia droit et sera absent trois mois et demi des terrains..

Tony effectue son retour à la compétition le , lors d'une victoire 1-0 à Toulon en de finale de la Coupe de la Ligue. Le RCL est dans une spirale négative, lutte pour le maintien et a été éliminé des deux coupes nationales, ce qui amène le licenciement de Slavo Muslin et l'arrivée sur le banc de Roger Lemerre à la mi-mars. Cela relance les Lensois, Vairelles en tête, et ce dernier inscrit son premier but depuis son retour de blessure le , à Rennes (2-2, J31). Lors de la journée suivante, il signe l'un des plus beaux buts de sa carrière pour arracher le nul à domicile contre Bastia (1-1) : une frappe sans contrôle, depuis l'entrée de la surface, enveloppée dans le petit filet opposé.

Tony et son équipe sont sur une bonne dynamique, et il marque encore à Bordeaux, malgré la défaite (2-1, J35). Mais le meilleur est à venir : lors de la journée suivante, Lens bat l'OM 2-0 et il double la mise à la dernière minute. Le RC Lens assure ainsi son maintien au soir de la journée, dans un Félix Bollaert en fusion. Avec 4 buts en l'espace de 6 matchs, Vairelles est le grand artisan du maintien de son équipe, qui termine finalement la saison à la place. Une déception aux vues des ambitions du club, mais un gros soulagement après une saison à lutter pour éviter la relégation.

Tony termine donc cette deuxième saison sous le maillot Sang et Or avec un total de 5 buts en 23 matchs de D1 (29 toutes compétitions confondues), un score honnête pour un joueur ayant été blessé une grosse partie de la saison et évoluant dans une équipe en difficulté. Surtout, transfiguré par l'arrivée de Roger Lemerre, un entraîneur qui l'estime beaucoup, il a signé une grande fin de saison, prometteuse pour la suite.

Lors de la saison 1997-1998, le RC Lens devient champion de France devançant à la différence de buts le FC Metz. Le club manque même de peu le doublé, mais s'incline en finale de la Coupe de France face au Paris SG (2-1) qui l'avait déjà éliminé en demi-finale de la coupe de la ligue sur le même score. Durant cette saison, Tony Vairelles marque 12 buts.

Bien que champion de France 1998 avec le RC Lens, Tonygol n'est pas retenu pour la Coupe du monde. Raymond Kopa dira dans les journaux : . Après le mondial, il est convoqué par son ancien entraîneur au RC Lens, Roger Lemerre. Sa première sélection remonte donc au contre l'Autriche. Devant présents au stade Ernst-Happel de Vienne, Vairelles dispute l'intégralité du match en attaque, aux côtés de Thierry Henry, et obtient le match nul 2-2.

La saison suivante, il découvre la Ligue des champions, marquant notamment un but contre Arsenal.

Le père de Michel Platini, Aldo, a confié un jour à Arsène Wenger, alors entraîneur d'Arsenal, avant un match opposant Lens aux Gunners en 1998 : ..