Foug [fug] est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés Faouins et Faouines.

Géographie La ville de Foug est située à à l’ouest de Nancy et à de Toul. Son altitude est de au niveau de la gare SNCF municipale. Les points culminants sont situés au nord () et au sud du village encaissé dans la vallée, en zones boisées.

Le ban communal, d’une superficie de , comporte en 2011, d'après les données Corine land Cover, près de 55 % de forêts, 35 % de prairies et terres arables, 10 % de zones anthropisées (zones industrielles et urbaines)..

Le territoire est arrosé par les cours d'eau naturels que sont le ruisseau de l'Ingressin (sur ) et le ruisseau des Hautes Bruyères. (sur ) ainsi que les canaux artificiels comme le canal de la Marne au Rhin sur et son canal d'Alimentation sur .

La nationale 4 (Paris - Strasbourg) passe au sud du bourg, mais son tracé originel empruntait l'actuel D 400 par le village.

Géologie Foug comporte un exemple remarquable de capture fluviale : le Val de l'Asne (devenu vallée morte) quand jadis la Moselle (la petite Meuse) rejoignait la Meuse. L'obstacle géologique ayant barré la route à la Moselle est appelé « seuil de Foug ». Communes limitrophes

Hydrographie La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhin et de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le canal d'Alimentation du le canal de la Marne au Rhin, le canal de la Marne au Rhin, le ruisseau des Hautes Bruyeres et le ruisseau l'Ingressin..

Le canal d'alimentation du canal de la Marne au Rhin est un aqueduc, conduite forcée et un canal, chenal non navigable de qui relie la commune de Toul à la commune où il se jette dans le canal de la Marne au Rhin.

Le canal de la Marne au Rhin, long de et comportant à l'origine, relie la Marne (à Vitry-le-François) au Rhin (à Strasbourg). Par le canal latéral de la Marne, il est connecté au réseau navigable de la Seine vers l'Île-de-France et la Normandie.

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de FougLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Foug est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de FougUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (18,4 %), terres arables (16,4 %), zones urbanisées (4,8 %), cultures permanentes (1,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), prairies (1,4 %), zones humides intérieures (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Villa nuncupata Faho in pago Bedensi (770), Fao in pago Bedense et in comitatu Leuthardi (878), Ecclesia in Fao (936), Fagum (1065), Vineæ de Foug (1141) et Lou chastel de Fou (1322), sont les différentes graphies recenséesHenri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862.

Le toponyme Foug vient du latin Fagus qui signifie hêtre ; il apparaît donc en 770 sous la forme Faho.. Foug fut nommé ainsi à cause de la forêt qui entoure le village, forêt presque exclusivement composée de hêtres et de chênes et qui est toujours aussi dense de nos jours. Les cendres de bois de hêtre servaient à fabriquer du savon, activité qui a perduré jusqu’au et dont on retrouve des traces au lieu-dit Savonnières.vignette|gauche|Plaque de la rue de Saint-Germain à Foug.|alt=|110x110px

Le nom des habitants de Foug, les faouins et les faouïnes vient du patois lorrain : en effet le fâoué était le nom donné au hêtre. De plus le mot faouïne signifiait la faîne (fruit du hêtre).

La rue de Foug qui mène au Val-de-l'Asne s'appelle rue de Saint-Germain, ce qui témoigne de l'existence passée d'une liaison directe entre ces deux villages par ce dernier. Saint Germain étant aujourd’hui reconnu comme site antique de type Oppida...

Histoire Préhistoire Aucun artefact de cette époque n'est signalé dans les répertoires archéologiques pour cette période.

Protohistoire Henri Lepage signale dans son ouvrage sur la Meurthe : On cite la découverte en 1897, sur la colline de Moncel, d’objets de l’âge de bronze.

Occupation romaine gauche|vignette|109x109px|Un aureus de Caracalla, actuellement conservé au Musée d’Art et d’Histoire de Toul provient de ce site. Il pèse .|alt= La voie romaine qui allait de Reims à Toul (Metz) passait par l’actuelle ferme de Savonnières. Au bord de cette voie, à Savonnières, vers 1955, on a trouvé un médaillon en terre cuite et un aureus de Caracalla émis en 198..

Il est fait mention, à plusieurs reprises de l'existence d'un camp romain dans le bois de Romont (Raumont) sans qu'aucun indice archéologique n'ait pu être présenté . Ce lieu-dit est présent sur les trois communes de Trondes, Foug et Laneuveville.

Toutefois, sur le ban de la commune de Laneuveville-derrière-Foug, annexe de Foug sous l'ancien régime, E OLRY signale. : ainsi que : . Des indices de la présence d'un établissement gallo-romain aux lieux-dits Champigneul et la ferme de Savonnières ont été mis en évidence en 1994 et 1998, il y avait eu auparavant la découverte de monnaies d'Auguste, Néron, Trajan Hadrien, Antonin Faustine et Marc-Aurèle..

Moyen Âge Il semble, compte-tenu de la présence de sépultures voisines de la villa, qu’à partir de l’époque mérovingienne, au cours des , la villa gallo-romaine de La Savonnière a été réoccupée par de nouveaux habitants, probablement après remise en état. Les chroniques indiquent en effet à de nombreuses reprises : À l’époque franque, il existait une villa royale (villa regia Saponaria) et une nécropole qui a été fouillée au au lieu-dit ancien cimetière de Savonnièresin Cercles d'études touloises - 1974 et suivants - lire en ligne.

Durant la première partie du haut Moyen Âge, Foug semble avoir été dépendante de l'Évêché de Metz. C'est sous l'autorité de l'évêque Angilram de Metz, que Foug est offerte en don à l'abbaye de Gorze en 770. La souveraineté de l'abbaye a été contesté à plusieurs reprises durant les siècles qui suivirent. En témoigne la nécessité d'un acte de restituant la souveraineté de l'abbaye sur la ville en 878. Cet acte doit également être réitéré par deux fois par en 936 et 943.

Bien plus tard, les comtes de Bar ont fondé un château en 1218 qui fut détruit en 1634. Il se trouvait au sommet d'un éperon à d'altitude (lieu-dit la Motte du château) et dominait la ville fortifiée près de . Ce château résista au siège du duc de Lorraine en 1232. Il fut la résidence des comtes de Bar au . C’est au château de Foug que fut conclu le le traité prévoyant le mariage de René d'Anjou et d’Isabelle de Lorraine qui devait aboutir à l’union des duchés de Lorraine et de Bar. La dernière tour subsistante de ce château s'est écroulée en 1920.

Augustin Calmet précise dans sa notice sur la Lorraine. : .

Ancien Régime Au printemps 1659, une partie du régiment français du Maréchal-Duc de La Ferté-Sennecterre (la France occupant une partie de la Lorraine) s’installe à Foug. Un jeune ingénieur talentueux (breveté à Ingénieur du Roi en date du ) de , affecté à ce régiment, avant d’être ensuite envoyé en garnison à Nancy, écrivit : Source du texte : Mémoire concernant la jonction de la Meuse et de la Moselle, Dunkerque 8 juin 1679.. Ce jeune ingénieur deviendra maréchal de France sous le nom de Sébastien Le Prestre de Vauban.

Époque moderne À l'époque moderne, Foug semble tomber dans l'anonymat. Au , ce n'est plus qu'un petit bourg viticole assez semblable à d'autres villages du vignoble des côtes-de-toul. Pendant longtemps, il fut réputé pour les vins qui y étaient produits alors que la forêt recouvre aujourd’hui les anciens vignobles.

Le développement de la commune à la fin de ce siècle, avec l'arrivée de l'industrie, en 1897, est le résultat de l'implantation des voies de communication au milieu du . En effet après la construction de la ligne de chemin de Fer Paris Strasbourg et du canal de la Marne au Rhin, (voir tunnel-canal de Foug) le petit bourg viticole, de moins de en 1843, se retrouve propulsé en quelque sorte comme « vitrine » des technologies nouvelles..

En 1897, une petite fabrique s'installe entre les nouvelles voies de communication. La Société Anonyme des Carrelages Céramiques de Foug. produit des carreaux et des pavés céramiques en grès non vitrifié. En 1914, elle dispose de sept fours et occupe . Les produits annuellement bénéficient du transport possible par voie ferrée et fluviale et représentent plus de .