Gerbéviller est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle fait partie de la région historique et culturelle de Lorraine. Géographie Localisation Gerbéviller se situe à au sud de Lunéville, à au nord-ouest de Rambervillers, à une quarantaine de kilomètres au nord d'Épinal et à au sud-est de Nancy.

Géologie et relief

Sismicité Commune située dans une zone 1 de sismicité très faibleInformations sur les risques naturels et technologiques.

Communes limitrophes

Voies de communication et transports La ville est traversée du nord au sud par la route départementale 914, l’ancienne route nationale 414 qui relie Lunéville à Rambervillers. La RD 122 démarre à Gerbéviller pour relier Haudonville puis Moriviller. La RD 144 démarre à Gerbéviller pour relier Remenoville. La RD 147 démarre à Gerbéviller pour relier Seranville. LA RD 148 démarre à Gerbéviller pour relier Fraimbois. On note que la ville n'a pas de route communale hors agglomération à sa charge.

Depuis la fermeture de la gare au début des années 1980, Des lignes de bus desservent la ville en direction de Lunéville et de Rambervillers.

Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Mortagne, le ruisseau d'Avedeuy., le ruisseau de Censal., le ruisseau de Falenzay[ http://services.sandre.eaufrance.fr/Courdo/Fiche/client/fiche_courdo.php?CdSandre=A6740330 le Ruisseau de Falenzay], le ruisseau de la Goutte Les Rapes., le ruisseau de l'Étang de la Reine. et le ruisseau de Moranviller...

La ville est blottie au cœur de la vallée de la Mortagne. S'étalant sur les deux rives de cette rivière, la cité est néanmoins principalement bâtie sur sa rive gauche où se trouvent les bâtiments les plus anciens. La Mortagne se divise à Gerbéviller en plusieurs bras qui alimentaient autrefois de nombreux lavoirs et autres moulins. Le bras le plus important, appelé ici le Canal, est enjambé par des ponts de bois. D'une longueur de , elle prend sa source dans la commune de Saint-Léonard et se jette dans la Meurthe à Mont-sur-Meurthe, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Mortagne sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 646 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/11/1969 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GerbévillerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Reine (), l'étang du Censal () et l'étang du Fiscal ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Roville-aux-Chênes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Gerbéviller est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (51,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (48,3 %), terres arables (24,9 %), prairies (15,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), zones urbanisées (3,7 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.0|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Les attestations les plus anciennes sont données par le «DicoTopo» : Otto de Gislebertvillers en 1092 ; G de Gislibertivillare en 1129..

Henri Lepage donne : Gilberviller/Gilleberviller/Gillebelviller (1135) ; Castrum alodii de Gilleberti villario (1179) ; Gilberverer (1192) ; Gilliberti villare () ; Gilebertviller (1274) ; Geleberviller (1296) ; Gelliberti villa () ; Girbertivillare (1357) ; Gerbervilleir (1392) ; Girberviller (1397) ; Girbeviller () ; Gebertum villare (1513) ; Gerbertivilla () ; Gerbéviller (1793)Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862. Le dictionnaire géographique de 1744 donne Gerbodi Villare sans aucune référence. On lit « Gerbiéler » dans certains titres de l'abbaye de Beaupré parmi les archives de Lorraine.

Pour Ernest Nègre, ce toponyme se serait formé sur la base d'un nom de personne germanique. et plus récemment Martina Pitz confirme avec le nom germanique Gislebert.

Gerbéviller se prononce Gerbiélè ou Gerbiélé en lorrain-roman et aussi dans les contes de Fraimbois.

Légende à propos du toponyme Lors de son passage, saint Mansuy, apôtre des Leuques et évêque de Toul, aurait construit ici une église et accomplit le miracle du décuplement des gerbes. La légende veut que ce prétendu miracle soit à l'origine du nom de la ville. Les travaux toponymiques du sont suffisamment aboutis pour démentir définitivement cette superstition.

Histoire Différentes découvertes archéologiques démontrent que le territoire est habité au moins depuis l'époque gallo-romaine.

Le trésor de Gerbéviller C'est sous ce nom qu'est connu la découverte archéologique faite en 1848. On mit au jour sur le territoire de Xermaménil, en limite de celui de Gerbéviller et sur les bords de la Mortagne, un ensemble d'objets en bronze comprenant des javelots, des lances, des flèches et des faucilles datant de l'âge du bronze. Une partie de cette trouvaille est au musée d’Épinal..vignette|redresse|La tour Saint-Pierre.

Période Gallo-Romaine Les traces les plus importantes de cette époque se situent au sud-est du territoire actuel en direction de Moyen. Selon les sources, le lieu s'appelle Lana ou Mégemont.

Haut Moyen Âge À environ de Gerbéviller en direction de Remenoville, il existait un lieu-dit Au vieux Moutier. Lors de la construction de la route départementale numéro 144 en 1851, des tombeaux furent découverts à cet endroit. En 1928, des fouilles archéologiques ont mis au jour un cimetière mérovingien et les bases d'une église probablement incendiée au L'Est Républicain du 6 octobre 1928, page 2 ; article signé Fernand Rousselot..

Moutier ou moustier ou moté ou motet viennent du latin monasterium et signifient église en lorrain-roman (patois lorrain)Robert Creusat, Quand Gerbéviller parlait patois, 1979, 72 p..

Moyen Âge Selon Dom Calmet, la seigneurie de Gerbéviller a d'abord appartenu aux comtes de Querford qui auraient construit le premier château en 1128. Lothaire II du Saint Empire étant descandant de cette famille, cela pourrait expliquer les liens ténus entre les seigneurs successifs de Gerbéviller et les ducs de Lorraine. Ces affirmations sont à considérer avec prudence car aucune autre source connue ne les confirme.

On lit dans « le héraut de Lorraine » que Wauthier de Gerbéviller serait le troisième fils du duc Simon et que ce Wauthier aurait été seigneur de Gerbéviller en 1140.

Une charte de 1186 de Pierre de Brixey, évêque de Toul, mentionne une transaction entre les héritiers de Wauthier, au palais de Gerbéviller (apud Giliberviler in palatio). Le mot «palais» est important car il laisse supposer un bâtiment important, donc un développement important.

Au mois de , Philippe seigneur de Gerbéviller, donne son moulin à l'église de Beaupré (Molendimum meum de Giliberviler). Il donne à la même abbaye la forêt appelée Wachenoy, tous les bois situés entre Vathiménil et Gerbéviller (inter Watiermasnil et Giliberviler), ce qu'il avait à Vathiménil en hommes, bois, terres et eaux. Il rend à l'abbaye tout l'alleu de Dericus (ancien chevalier de Haudonville) ainsi que tous les hommes de l'alleu de Doncourt, qu'ils habitent Franconville ou Landécourt (Apud Franconvillam vel apud Landecort). Ces informations proviennent des archives de Beaupré. Doncourt est un village disparu dont le territoire est aujourd'hui intégré à celui de Landécourt.

En 1243, le duc Mathieu et Hugues, comte de Lunéville, font un échange. Le duc de Lorraine prend le château et la ville de Lunéville et toutes leurs dépendances avec Gerbéviller et Valfroicourt. De son côté, le comte prend Spitzemberg, Saint-Dié, Moyenmoutier et Étival.

Dans une charte de 1251, Jacques de Lorraine, évêque de Metz, et Renaud comte de Castres, son frère, déclarent que leur frère le duc Mathieu « ou lit de la maladie dont il fut mors » leur a commandé de rendre toutes les prises qu'il avait faites aux églises de sa terre notamment « son molin de Gilebertvileir et son boiz con apelle Waqueboi. Ils veulent ke tuit cil ke seront manant ou chastel de Gilebertvileir soit duz ou duchesse ou sires ou dames de la terre ou autre gent queil ke il soient et il et lor maisnies que venront morre ou moulin devant dit paient entièrement la mouture ». (que tous manants, attachés au château de Gerbéviller, nobles et bourgeois ou autres paient l'utilisation du moulin).