Mars-la-Tour est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. vignette|center|Carte de la commune.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Passee, le ruisseau du Fond de Chaumont et le ruisseau du Fond de la Cuve..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Mars-la-TourLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur . Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Doncourt-lès-Conflans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Mars-la-Tour est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,7 %), prairies (11,5 %), zones urbanisées (4,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), forêts (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Turris (1192) ; Martis (1330) ; Mais-la-Tour (1409) ; Mallatour () ; Marlatour () ; Mailatour () ; Maillatour (1436) ; Maylatour, Maylattour, Marlator, Mallator (1444) ; Malatour (1447) ; Marelatour (1459) ; Marc-la-Tour (1463) ; May-la-Tour (1490) ; Malatour en Gernexey () ; Martis turris, Martes ture (1544) ; Malletour, Maletour (1635).. En lorrain : Ma-lai-tô.

Un des noms primitifs de ce village était May-la-Tour, altération du mot mais > maix signifiant « maison, métairie (maison entourée d'un jardin clos) », cependant les formes anciennes ambiguës évoquent plutôt un rapprochement avec le dieu Mars, à moins qu'il ne s'agisse du nom de personne Martius pris absolument.. Emplacement probable de Fines, station sur la voie romaine allant de Reims à Metz, citée sur l'itinéraire d'Antonin.

Histoire vignette|gauche|Monument aux morts.

Au , la seigneurie appartient à la famille de Ficquelmont.

En 1632, les troupes du duc Charles IV de Lorraine et de ses alliés espagnols y sont battus par les maréchaux de La Force et d'Effiat, grand maître de l'artillerie.

En 1817, Mars-la-Tour, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés a pour annexe la ferme de Saulcy ; à cette époque, il y a répartis dans 104 maisonsViville, Dictionnaire du département de la Moselle, 1817.

Le , près de la ferme des Grizières, se déroule la bataille dite de Rezonville, ou de Vionville, ou de Mars-la-Tour. Français et Allemands y laissent chacun environ . De 1871 à 1919, Mars-la-Tour est le village français le plus proche de ce champ de bataille et du champ de bataille de Saint-Privat. C'est la raison pour laquelle la médaille associative destinée aux vétérans des combats portait le nom de "Œuvre de Mars-la-Tour".

La ligne ferroviaire de Longuyon à Pagny arrive à Mars-la-Tour en 1876Jacquin, Mars-la-Tour (série: Monographies communales de Meurthe-et-Moselle, no. 349), 1888, collection Bibliothèque Municipale de Nancy, pp. 230, 232. . Une petite gare de voyageurs est érigée. Le , une collision entre un train de houille et un train de marchandises tue un chef de trainLe Figaro du 31 août 1919, .. La gare n'existe plus.

Le , les premiers combats de la Grande Guerre opposent des troupes allemandes à la d'infanterie française, qui a pour mission d'ouvrir la route de Metz.

Mars-la-Tour est de nouveau le théâtre de durs combats au cours de la bataille de Metz en , opposant la de la III armée américaine à la allemande du général KrauseRené Caboz, La Bataille de Metz. 25 août - 15 septembre 1944, Sarreguemines, 1984. (pp 153-176).

Politique et administration

Par arrêté préfectoral de la préfecture de la région Grand-Est en date du , la commune de Mars-la-Tour a intégré l'arrondissement de Toul au Arrêté préfectoral n° 2022/810 du 9 décembre 2022 portant modification des limites territoriales des arrondissements de la Meurthe-et-Moselle, p. 178.

Population et société Démographie vignette|Ancienne gare de Mars-la-Tour, vers 1900.

Sports L'équipe de football de Mars la Tour, l'ASMLT, joue dans le district de football du Pays Haut.

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Édifices civils vignette|Le château. Les vestiges de thermes et le fort gallo-romains. Château de Mars-la-Tour : le château est mentionné en 1192 ; destinations successives : ferme, parties constituantes : fossé, 2 tours rondes ; reconstruit pour Gérard d'Avillers à la fin du à l'emplacement d'un château plus ancien ; passe par la suite à la Maison de Ficquelmont, puis, au début du , à la Maison des Salles, par mariage ; vendu en l'an VI et en partie démoli, fossés comblés. Subsistent au nord, à l'est et au sud des éléments de la courtine ; nombreuses marques de tâcherons sur la façade ouest du bâtiment et des dépendances. Monument national commémoratif de la guerre de 1870 : crypte contenant corps, inauguré le , bronze par Frédéric Louis Désiré Bogino ; les plaques de bronze furent ajoutées le . Statue de Jeanne d'Arc, 1906.

Édifices religieux vignette|Chapelle Saint-Dominique. Église paroissiale Saint-Martin, reconstruite vers 1840 ; sans doute agrandie et revoûtée au dernier quart du ; sert de chapelle commémorative des combats de 1870 ; orgue 1912 de Mutin-Cavaillé-Coll. Collégiale de Chanoines de L'Annonciation, située au 53-55 rue de Verdun, destinations successives : grange ; collégiale fondée par Gérard d'Avillers, seigneur de Mars-la-Tour, elle fut construite de 1500 à 1502 ; vendue comme bien national à la Révolution ; englobée dans les dépendances d'une maison, il n'en subsiste plus, actuellement, que la façade nord, l'arc de l'ancien portail occidental et des vestiges encore importants de l'ancien bas-côté sud. Chapelle Saint-Dominique, dans l'hospice du même nom, actuellement maison de retraite.

Équipements culturels vignette|Le musée.

L'ancien musée militaire Faller, désormais fermé, sur le thème de la guerre de 1870. Ce musée fut fondé par le chanoine Joseph Faller, curé de Mars-la-Tour, à l'aide de souscriptions et de souvenirs donnés par les parents et amis des combattants de 1870. Construit d'après les plans de Louis Lanternier, architecte nancéien à qui l'on doit notamment Nancy-Thermal, le musée fut inauguré et béni le par Charles-François Turinaz, évêque de Nancy et de Toul. Après la guerre de 1914-1918, la récupération des Provinces Perdues et l'inauguration de l'ossuaire de Douaumont, Mars-la-Tour perdit son statut de cité-pèlerinage de la guerre. En outre, les combats de 1870 commençaient à dater. Les familles pleuraient plus leurs morts récents que ceux de 1870. La fréquentation du musée chuta. Une lente agonie commença et se termina par la fermeture du musée. Les collections ont aujourd'hui été déposées à Gravelotte au Musée de la Guerre de 1870 et de l'Annexion. Le bâtiment est actuellement devenu un accueil périscolaire.

Personnalités liées à la commune Joseph Collinet (1726-1809), curé de Ville-sur-Illon, député aux États généraux de 1789, est né à Mars-la-Tour. La Famille de Ficquelmont. Le chanoine Joseph Faller, curé de la commune et fondateur du musée militaire qui porte son nom. Maurice Boyau (1888-1918), international de rugby et as de l'aviation française est abattu au dessus de Mars-la-Tour le 16 septembre 1918. Ni son corps, ni l'épave de son avion ne seront retrouvés. Le , Hanno Hahn, jeune historien d'art et éminent chercheur spécialisé dans l'architecture cistercienne, membre de l'Institut de la Bibliotheca Hertziana à Rome, fils du chimiste nucléaire Otto Hahn (Prix Nobel 1944), et sa femme Ilse Hahn, moururent à Mars-la-Tour dans un accident d'automobile.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes Bataille de Mars-la-Tour Liste des nécropoles militaires en Lorraine Liste des communes de Meurthe-et-Moselle

Liens externes

Mars-la-Tour sur le site de l'Institut géographique national