Pierre-Percée est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est, sur les premiers contreforts du massif vosgien.
Géographie La commune de Pierre-Percée est située à l'extrémité orientale du département de Meurthe-et-Moselle, au sein de l'arrondissement de Lunéville et du canton de Badonviller, sur le rebord droit de la vallée de la Plaine, rivière qui prend sa source sur les flancs lorrains du massif du DononDe nombreuses cartes du secteur, à diverses échelles ou critères, et à des époques modernes, contemporaines ou récentes sont disponibles sur géoportal.gouv.fr..
La limite communale enlace du sud au nord le bois du Grand Rain de Para, la côte du Moulin et la forêt des Elieux dominée par l'Ortomont, le bois de la Pierre à Cheval culminant à 570 m d'altitude comprenant son promontoire méridional nommé « roche de (la) Soye » ou « roc de l'Hazoi » autrefois, jusqu'au col de la Chapelotte et une modeste partie de son versant oriental, en limite avec Angomont, s'étendant jusqu'à la source CholleyLe petit massif pittoresque de Pierre-à-Cheval, dominant la rive droite de la vallée de la Plaine, est situé à 2 km au nord de Celles-sur-Plaine et à 2 km à l'est du village de Pierre-Percée, comme le rapporte le Dictionnaire de Paul Joanne, opus et entrée cités. Il joue d'ailleurs un rôle centrale dans les contes et légendes de la vallée de Celles.. L'ensemble est circonscrit essentiellement par les lignes de thalweg, à l'ouest entre la basse ou vallon du Lajus, prolongé au nord par la dépression de Xaveure, et au-sud-est par la vallée de la Plaine. Au nord, la limite communale avec Badonviller rejoint diverses lignes de crête, qui domine à l'est les multiples versants de la basse ou du ruisseau de Chararupt, jusqu'au col de la Chapelotte. De la source Cholley à la Plaine, la limite s'effectue avec le secteur des Collins, hameau de Bionville.
La carte d'état-major des années 1860 permet de distinguer en remontant la basse du Lajus où coulait autrefois le ruisseau de Xapénamoulin ou encore des Vieux-Prés, du nom d'une dépression avec prairies irriguées de la forêt des Elieux, entre le bois de la Grande Combe au nord et la roche des Corbes vers 430 m d'altitude au sud, sur le territoire forestier de la commune de BadonvillerIl n'en reste émergé qu'une fraction des prés Barbier, situés au-dessus des prairies d'irrigation, la ferme des Prés barbier et la ferme aval du Haut Foux ayant été détruite pour le barrage. Henri Lepage le nomme ruisseau de Xapénamoulin dans son Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, édité en 1862 sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine. Le terme « Vieux Prés » a été préféré pour qualifier le barrage actuel, qui les a effacées.. On trouve ainsi en aval Le Louvre, une scierie-ferme au-dessus du Lajus, le point-bas de la commune à 301 m d'altitude), proche du hameau du Lajus caractérisé par les scieries Lajus, dont elle fait partie, exploitant aussi les bois de Pexonne et de Neufmaison, puis au nord à environ 1,5 km en amont la scierie Gérard en limite avec Pexonne, à 2,4 km le hameau de Xapénamoulin proche des deux communes de Pexonne et Badonviller, à 3 km la ferme des Neufschamps en limite avec Badonviller, ces trois derniers lieux ayant disparu sous les eaux, avec la partie basse du Val recoupé, comprenant les fermes de Jérusalem et Xaveure (sous la hauteur de Pierre-percée)L'amont de l'ancien hameau de Xaveure, aujourd'hui l'essentiel, appartient à la commune de Badonviller. La dénomination « Jérusalem » proviendrait d'une appellation religieuse du château de Pierre-Percée à la fin de l'époque médiévale. Les terrains en contrebas, à l'ouest, ont parfois gardé cette qualification.. Côté val de Celles, apparaissaient en remontant les lieux-dits La Forge, la basse Saint-Georges au débouché du Rain de Para, le moulin de Pierre-percée, le bas de la Côte du Moulin, la Ménelle d'où partait un vieux chemin remontant la basse de Chararupt, dont un diverticule desservait le hameau de Pierre-Percée, la Soye, Viragothe et Pierre-à-Cheval (Pierre-percée).
Géologie Les couches de roches sédimentaires sur Pierre-Percée, mis à part les couches alluvionnaires du fond de la vallée ou des vallons adjacents, appartiennent au Trias inférieur, excepté quelques liserés de Trias moyen au nordVoir la carte géologique sur géoportail.gouv.fr. Sur un plan descriptif très ponctuel, lire J. Hilly, B. Haguenauer, Guide géologique régionaux, Lorraine Champagne, Masson, 1979, 216 pages (en particulier , itinéraire ) . Le grès vosgien du Buntsandstein s'impose en altitude, à mi-hauteur, les premières couches gréseuses sont présentes à moins de 310 m au sud, à plus de 330 m d'altitude au nordJean-Paul von Eller ou Jean-Claude Gall, dans leurs guides géologiques des Vosges respectifs, mentionnent les caractéristiques de ce Buntsandstein moyen qui occupent les hauteurs au nord-ouest de la vallée de la Plaine, mais aussi au nord du Donon jusqu'au massif des Vosges du Nord en deçà de la faille de Saverne-Niederbronn. Le grès vosgien peut s'étager sur 300 à 400 mètres de hauteur, la puissance du conglomérat principal, constituant une dalle résistante de poudingue, sur laquelle maints châteaux forts médiévaux ou forteresses ont été établis, ne dépasse point 25 mètres.. vignette|left|Couche superficielle de poudingue dégradée et érodée, proche des ruines sommitales
Sur les sommets restent des reliquats de Buntsandstein supérieur ou de Trias moyen, sous la forme de couches intermédiaires, peu visibles, surmontées du conglomérat principal, insérant de gros galets sous l'aspect d'un poudingue résistant à l'érosion : noyaux de dizaines d'ares (Ortomont, Pierre à Cheval), languette de centaines d'ares (au nord de la Pierre à Cheval) ou simple langue sinueuse ou effilée surmontée d'une dalle de poudingues, matériaux rocheux retrouvés en altitude plus à l'est par exemple autrefois en noyau arrondi au sommet de la Tête du Coquin. Cette dernière formation, sinueuse ou allongée sur presque deux kilomètres, sur laquelle reposent les structures ruiniformes des châteaux de hauteur, est placée en contrebas de couches subsistantes du Trias moyen, dominant, du fait du pendage des couches sédimentaires s'élevant vers l'axe vosgien, à l'est sur la forêt de Badonviller, de Pexonne et de Neufmaisons, voire sur une partie de la bourgade de Badonviller. Les vallons profonds, comme l'étroit cours du ruisseau des Vieux-Prés (aujourd'hui principalement ennoyé) et surtout la vallée de la Plaine plus ou moins large sont comblés par les alluvions fluvio-glaciaires plus ou moins récentes.
Au , à l'époque où la couverture forestière était nettement moins dense, il était possible de distinguer dans le plan de vision, au dessus du hameau-centre, une haute barre de poudingue ou conglomérat, d'aspect crémeux sur les phototypies, de 150 mètres de long, qui se nomme encore parfois Langstein. C'est sur ce socle et avec des matériaux rocheux extraits de ses cavités que les tours, châteaux et chapelles de Langenstein/Pierre-Percée ont été érigés au .
Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Plaine, le ruisseau de Chalaru, le ruisseau de la Cèpe, le ruisseau de Vane et le ruisseau du Vieux Pre..
La Plaine, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Grandfontaine et se jette dans la Meurthe à Raon-l'Étape, après avoir traversé .
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le lac de la Plaine, d'une superficie totale de ( sur la commune) et le lac de Pierre-Percée, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Dans la vallée de la Plaine, le lac réservoir de la Plaine, qui ennoie la limite intercommunale avec Celles-sur-Plaine, a permis, et permet encore, le remplissage du lac ou retenue supérieur de Pierre-Percée, dite du Vieux Pré. Ce dernier plan, largement échancré de manière fractale, ennoie les limites intercommunales de Pexonne (principalement au sud-ouest), Badonviller (au nord et nord-ouest) et Pierre-Percée (à l'est). Le débarcadère de Froide-Fontaine sur le lac en pleine eau n'est qu'à 290 mètres de la mairie de Pierre-Percée. Le ruisseau Henri Alcher, empruntant en partie le cours du ruisseau des Vieux-prés dans la haute basse Lajus, dénomme depuis les années 1980 les eaux s'écoulant du barrage du Vieux-pré.
Le vocabulaire précis, distinguant les lacs de Pierre-Percée, est souvent abandonné, on mentionnait de façon populaire ou technique, le "(petit) lac du bas", le "lac inférieur (de remplissage ou de réserve)" pour le "lac de Plaine" en opposition au "lac supérieur", au "grand lac du haut" désignant le lac de Pierre-Percée. Le regard extérieur tend à gommer toute précision : il ne reste de manière triviale qu'un lac de Pierre-Percée, le plus étendu et le plus remarquable d'un point de vue cartographique.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de ).. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Badonviller à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Pierre-Percée est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (83,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83,3 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (9 %), prairies (6,4 %), zones urbanisées (1,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Habitat résidentiel et visites touristiques