Rehainviller est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie La commune comprend les écarts de Chaufontaine et d'Adoménil. Le village et Chaufontaine sont traversés par la route départementale 914. Le principal cours d'eau est la Meurthe qui coule au nord-ouest du territoire.

Hydrographie La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meurthe, la Vezouze, le ruisseau de la Fontaine Benite, le ruisseau des Carrieres et le ruisseau le Laxat..

La Meurthe, d'une longueur de , prend sa source dans la commune du Valtin et se jette dans la Moselle à Pompey, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Meurthe sont données par la station hydrologique située sur la commune de Lunéville. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 360 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/10/1991 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

La Vezouze, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Sauveur et se jette dans la Meurthe sur la commune, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de RehainvillerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Roville-aux-Chênes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Rehainviller est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (28,3 %), terres arables (27,7 %), forêts (14,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,2 %), zones urbanisées (8,5 %), mines, décharges et chantiers (7,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Évolution du toponyme : Regisvillare (1152) ; Reheinvilla (1179) ; Rohanviler (1188) ; Rehenvilleir (1313) ; Rehenviller et Rehenvillers (1315) ; Rehainvillare et Rehenvillare (1402)..

Histoire On a découvert des traces d’industrie néolithique dans les ballastières de Chaufontaine..

L'écart de Chaufontaine était une léproserie mentionnée en 1238.

En 1640, il n'y avait plus qu'un habitant et le Maire.. Le village disparut sans doute au , ne laissant qu'un hameau autour du château et de sa ferme.

En 1712, Rehainviller est "église mère" ; Hériménil et Adoménil sont ses annexes. Il y a à cette époque 40 habitants "dont plusieurs sont à l'aumône".

Dans un manuscrit déposé à la bibliothèque de Nancy relatif aux ponts de bois en Lorraine, il est écrit que la première chaussée créée en Lorraine date de 1720. Elle relie le pont de Villers (sortie Sud de Lunéville) à Chaufontaine. Il y est précisé : « bien que la distance soit seulement de 750 pas, il fallait quelquefois une demie journée pour parcourir cette distance avant la réalisation de la levée de terrain faite en 1765 »..

Associé d'abord au ban d'Hériménil, Adoménil fut rattaché à Rehainviller en 1826.

En 1903, à la suite d'une diminution de salaires, éclate une mutinerie dans « l'usine des mouleurs » à Chaufontaine. Les ouvriers menacèrent de pendre un contremaître. 18 ouvriers furent licenciés en guise de représailles..

Il y eut des destructions importantes lors de la Première Guerre mondiale

Adoménil Le village d'Adoménil, cité en 1034, fut donné par les fils de Folmar II de Lunéville aux moniales qu'ils avaient installées à l'abbaye Saint-Rémy.

En 1515, Adoménil fut séparé de Lunéville, et en 1605 le duc Charles III érigea Hadoménil en fief pour Jean des Fours, seigneur de Mont.

Le château d'Adoménil aurait été construit à partir de 1617 par Mathieu de la Haye, gentilhomme ordinaire de la Chambre du duc de Lorraine Henri II. À l'issue de la guerre de Trente Ans, le château et sa ferme sont tout ce qu'il reste d'Adoménil.

Les Hennequin de Gellenoncourt (comtes de Curel à partir de 1718) furent propriétaires de la seigneurie et de son château au . La famille Guérin, propriétaire de la faïencerie de Lunéville, racheta le château en 1888 et y fit quelques aménagements, et le transmit par mariage au baron de Ravinel. Il fut vendu au propriétaire actuel en 1978, qui l'affilia aux Relais & Châteaux.

Politique et administration

Population et société Démographie

Économie La société Vicat dispose d'une unité de production de béton.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Château d'Adoménil Au bout d'un chemin écarté et à hauteur du village de Rehainviller au-delà de la voie ferrée, se trouve le château d'Adoménil.

Le corps principal () présente un plan massé, composé d'un corps de logis massif cantonné de quatre tours carrées, auquel on a adjoint une aile et des communs. Une chapelle castrale de même époque, de plan hexagonal, est sommée d'un clocheton couvert d'ardoise. Ces bâtiments ont été très remaniés au (ouvertures repercées, véranda...).

Un grand parc entoure la propriété, aujourd'hui hôtel-restaurant (hôtel 4 étoiles et restaurant 1 étoile Michelin) affilié aux Relais & Châteaux.

L'édifice fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du . pour les façades, la toiture du logis et des communs, la chapelle en totalité, le bâtiment du pressius et sa cave ; le parc et jardin en totalité incluant la fabrique et la serreJournal Officiel : Liste des nouveaux monuments protégés MH en 2015..

Édifices religieux vignette|redresse=0.7|Chapelle du château d'Adoménil. Église de l'Assomption reconstruite d'abord en 1847. L'architecte serait Monsieur Fairegues de Lunéville.. Ce bâtiment fut à nouveau reconstruit après 1918 : Christ sculpté par Bagard. Chapelle du château d'Adoménil.

Personnalités liées à la commune Émile Marin-Quilliard, député né sur la commune en 1881.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

Article connexe Liste des communes de Meurthe-et-Moselle

Liens externes

Rehainviller sur le site de l'Institut géographique national Article Adoménil, Le département de La Meurthe : statistique, historique et administrative, Volume 2, Henri Lepage, 1843 . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

Notes et références Notes

Cartes

Références

Catégorie:Commune en Meurthe-et-Moselle Catégorie:Aire d'attraction de Nancy Catégorie:Ville décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Localité sur la Meurthe