(né en 695, mort le ) est un lettré de la noblesse japonaise durant l'époque de Nara, aussi connu sous le nom Kibi Daijin (« ministre Kini »). Né dans la province de Bitchu (à présent Kurashiki, préfecture d'Okayama) avec le nom Shimotsumichi Asomi, il est originaire de l'élite locale. Kibi est le nom de la ville ou de la région dont il est issu.
Biographie En 716, il part étudier en Chine et y reste 17 ans avant de rentrer au JaponFogel, Joshua. (1996). ; extrait : « Comme Genbō, Kibi no Makibi resta en Chine après que les navires de l'ambassade soient repartis pour le Japon, rentrant par ses moyens au même moment que Genbo dix-sept ans plus tard ». On lui attribue l'introduction au Japon d'un certain nombre de nouveautés telles que le jeu de go, l'art de la broderie et le biwa (une sorte de luth). Il devient fameux pour ces voyages en Chine avec Abe no Nakamaro et le moine Genbō.
En 737, il est promu au de la cour. En 751, alors qu'il est au supérieur, il est nommé vice-ambassadeur auprès de la dynastie Tang et se rend en Chine l'année suivante pour n'en revenir qu'en 753.
Après avoir passé quelques années à Kyūshū en tant qu'administrateur assistant du Dazaifu (le principal poste gouvernemental sur cette île), il retourne à Nara en 764 à l'occasion de sa nomination en tant que responsable de la construction du Tōdai-ji. Sa promotion au troisième rang inférieur intervient peu après ainsi que sa nomination à la tête d'une armée chargée de réprimer la rébellion de Fujiwara no Nakamaro. À sa nomination au deuxième rang de cour en 765, il occupe les fonctions de dainagon (conseiller principal), puis dudaijin (ministre de la droite). En 770 il soutient un candidat malheureux au trône et présente sa démission de ses fonctions mais la cour n'accepte que celle relative à ses responsabilités militaires et le garde comme ministre de droite. Il démissionne finalement en 771 et se consacre à l'étude des principes confucéens et à leur application dans l'administration japonaise.
Kibi est parfois crédité de l'invention du syllabaire phonétique katakana et du système d'écriture correspondant.
Sa lignée aurait perduré, selon la tradition, à travers Kamo no Yasunori (919-977), qui se disait descendant de Kibi no Makibi et fut un expert reconnu des traditions calendaires et astrologiques; il transmit son savoir sur le calendrier à son propre fils Mitsuyoshi (939-1015) et ses connaissances en astrologie à Abe no Seimei, contribuant ainsi à l'émergence des grandes lignées de l'onmyōdō, la famille Kamo (plus tard Kōtokui) se spécialisant dans les sciences calendaires (rekidō) et la famille Abe dans l'astrologie (tenmondō).
Un emaki (rouleau narratif) de la fin du conservé dans les collections du musée des beaux-arts de Boston représentant le voyage de Kibi en Chine, est un des plus anciens de tous les rouleaux narratifs japonais qui nous soient parvenus. On pense qu'il a été commandé pour aider à soutenir le prestige d'une école de divination qui prétendait avoir des liens avec Kibi. Son acquisition par le musée en 1932 est la cause directe d'un renforcement des lois japonaises pour empêcher la fuite hors du pays des biens culturels d'une importance particulièreMorse, Anne Nishimura et al. MFA Highlights: Arts of Japan. Boston : Museum of Fine Arts Publications, 2008. p. 194..
Sources Papinot, Edmond (1910). Historical and geographical dictionary of Japan. Tokyo : Librairie Sansaisha. Kodansha Encyclopedia of Japan (1995). Tokyo : Kodansha Ltd.
Liens externes
Rouleaux du voyage en Chine du ministre Kibi sur MFA.org
Voir aussi Missions japonaises dans la Chine impériale Missions japonaises dans la Chine des Tang
Notes et références
Source de la traduction
Catégorie:Dainagon Catégorie:Udaijin Catégorie:Noblesse japonaise Catégorie:Naissance en 695 Catégorie:Décès en 775 Catégorie:Éponyme d'un objet céleste Catégorie:Clan Kibi