Saulxures-lès-Vannes est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.
Géographie D’après les données Corine land Cover, le ban communal de comprend en 2011, plus de 55 % de forêts et végétation arbustive, près de 23 % de prairies, 19 % de surfaces agricoles diverses et 3 % de zones urbanisées..
Outre le ruisseau de l'Aroffe (3,439 km) qui fait frontière avec la commune voisine au nord, le territoire communal est arrosé de nombreux cours d'eau. :
DénominationLongueurRuisseau de l'Etang de Allamps0,01 kmFosse de la Craniere0,469 kmFosse de la Terre Poirot1,51 kmRuisseau de Courcelles0,709 kmRuisseau de la Viole0,575 kmRuisseau de l'Etang Thiebeutin3,518 kmRuisseau des Haouis0,998 kmRuisseau des Naux0,015 kmRuisseau des Noirots2,746 kmRuisseau des Terres0,006 km alt=|centré|vignette|Fig 1 - Saulxures-lès-Vannes (ban communal).
Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Fosse de la Craniere, la Fosse de la Terre Poirot, le ruisseau de Courcelles, le ruisseau de la Viole, le ruisseau de l'Étang Thiebeutin, le ruisseau des Haouis, le ruisseau des Noirots et le ruisseau l'Aroffe..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saulxures-lès-VannesLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Saulxures-lès-Vannes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,9 %), prairies (22,9 %), terres arables (17,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17,3 %), zones urbanisées (2,7 %), cultures permanentes (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Salsuriæ (836) ; Tirricus de Sassures () ; Sauxures (1190) ; Saxuriæ (1218) ; Sauzuriæ (1402) ; Saulsseure-lez-Barizey (1578) ; Xauxures (1582) ; Saulxures-aux-Bois ou Saulxures-lès-Barisey (1707) dans le dictionnaire topographique de MeurtheHenri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862. Sur la carte de Cassini : Sauxure les Vannes.
Issu de salsus ou de salsa, dérivé de sel. Le vieux haut germanique employait sulza pour désigner l'eau salée. Les sources et les mines de sel gemme ont donné les toponymes , pluriel du latin salsura « salage, saumure » qui avait dû prendre le sens de « source salée, mine de sel gemme ».. La Lorraine est une région riche en sel, Saulxures-lès-Vannes rappelle les mines proches de sel gemme..
La préposition « lès » permet de signifier la proximité d'un lieu géographique par rapport à un autre lieu. En règle générale, il s'agit d'une localité qui tient à se situer par rapport à une ville voisine plus grande. La commune française de Saulxures indique qu'elle se situe près de Vannes-le-Châtel. Vanne est un toponyme désignant un « retranchement construit dans une rivière pour fermer le passage aux poissons »Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1109 - ..
Lepage. et B. Picart citent tous deux les microtoponymes : le pouillé de 1768 mentionne la chapelle Saint-Claude-et-Saint-Nicolas, fondée le , par Guillaume Guérin, clerc et maître de la commanderie de Gerbonvaux ; Com(m)et (ou Comê / Comey) ; Mérigny.
Le passé avec l'hôpital de Gerbonvaux se lit dans le toponyme actuel de « Corvée de gerbonvaux » (Fig. 1 - ban communal).
Histoire Beaupré cite Dominique E. Olry dans son répertoire archéologique au sujet de cette commune :«.D'après OIry, fragments de tuiles romaines en divers endroits. En 1848, squelettes avec débris d'armes, ensevelis sous énormes pierres.». Il signale également, sur le territoire de la commune voisine un site de type éperon-barré pouvant correspondre à un oppidum pré-celtique (lieu-dit côte Chapion).
indiquant ainsi la découverte d’artefacts pouvant témoigner d'un habitat avant et pendant l'occupation romaine et ultérieurement après la chute de l'Empire.
On note l'apparition du village dans les diplômes de Frothaire en 836(lepage), Charles le Chauve en 870 et de Conrad le Salique en 1033
B. Picart, dans son ouvrage de 1711., indique que les commanderies et hôpitaux de Gerbonval bénéficiaient de revenus de la terre de Saulxures. Il nomme aussi les seigneurs également rentiers :«....les Sieurs Abbé de Lory, de Brovilliers, de Lignéville de Vannes, Baillivy de Marigny.... »Plus récemment, H. Lepage et E. GrosseE. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe, Lunéville, Creusat, 1836, ., s'accordent à citer deux fiefs (ou censes) sur le ban : Mérigny et Comey, le premier appelé aussi Château de Marigny, appartenait, vers la fin du XVIIIeme, à M. Baillivy de Mérigny, le second une simple ferme.Une archive du Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine. rapporte que la propriétaire du château était Dame Marguerite Pasguey, veuve du seigneur de Bignepont, qui dut se défendre dans un procès intenté par l'hôpital de Gerbonval car elle fut considérée comme une usurpatrice de leur bien selon leur propos :« Auparavant, de soixante et tant d'années, il n'y avait pas de château à Mérigny, il a pris envie à quelqu'un de se faire bâtir une maison de campagne à l'écart du village, qui est appelé château de Mérigny. Ce bastiment qui est dans le finage de Saulxures, dont on laboure les mêmes terres, comme on faisait précédemment, ne peut ester du droit des demandeurs de choisir le mieux valant. Quiconque habite dans cette maison, est bourgeois de Saulxures, non seigneur haut justicier ». - Il parait évident que le versement de la dîme à une personne autre que l'Hôpital de Gerbonval, alors que ce droit leur avait été donné depuis 1323, comme l'écrit B Picart, motivait cette action.
Dans la monographie des instituteurs de 1888, le site de Comey (parfois Comé) est évoqué comme une ancienne forteresse entourée de fossés mais détruite il y aurait très longtemps, peut-être à la suite des nombreux passages de troupes et d'envahisseurs. Cependant, ce lieu-dit « Comet » aurait été reconstruit en 1593. Près de là sur la hauteur, il existait un lieu de justice.
Un ancien village aurait également existé près de Saulxures-les-Vannes : « Taperey » (toponyme actuel Tapré). Situé en direction de Mont-l'Etroit, on pouvait y retrouver en 1888, des murs de fondations, des pierres noircies par le feu.
Saulxures fut témoin et victime de la guerre de Trente Ans ce qui amena à un total de seulement 107 habitants en 1710 au moment de la parution du Pouillé ecclésiastique du père Benoit, mais près de 900 en 1836 lors du dénombrement figurant dans l'ouvrage de l'abbé Grosse.
L'activité s'en ressenti puisque les , , et de chaque année, se déroulèrent les foires de Saulxures-lès-Vannes, à partir de 1835 et durant une cinquantaine d'années.
Politique et administration
Population et société Démographie
Économie H. Lepage est prolixe dans sa notice sur ce bourg d'une grande activité vers 1850 :«Surf. territ. : 661 hect. en terres lab., 125 en prés, 51 en vignes, 896 en bois, 52 en chènevières, vergers, jardins, etc. L'hectare semé en blé peut rapporter 10 hectol., en avoine 15; planté en vignes 60. On n'y sème presque point d'orge ni de seigle. Chevaux, bêtes à cornes, mais principalement des truies qui sont d'un rapport considérable. Commerce de planches et bois, fer, fonte, etc. ; fabrique de machines à battre les céréales, de fromages façon de Brie ; entrepôt de plâtre et de tuiles..».retraçant ainsi une activité non seulement agricole et viticole mais aussi artisanale, voire industrielle.
Benoit Picart, dans son ouvrage de 1711, mentionne deux moulins (De la Haye et de l'Escouteux) dont le revenu allait aux seigneurs du village, E Grosse y ajoute que la fabrication des horloges de bois n'y existe plus en 1836.
Secteur primaire ou Agriculture Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.