Uruffe est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie

Le village est traversé par le ruisseau de la Deuille (), qui se jette dans l'Aroffe () en contrebas... alt=|centré|vignette|Fig. 1 - Uruffe (ban communal). D'après les données Corine Land Cover, le territoire communal de se composait en 2011 de près de 35 % de forêts, 63 % de prairies et surfaces agricoles et 2 % de zones urbanisées.

La forme du territoire communal laisse penser que la commune fut liée à sa voisine de Gibeaumeix, de fait les chroniques historiques les relient dans la gestion du spirituel. vignette|center|alt=Vue du village|Vue sur le village d'Uruffe.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de la Deuille et le ruisseau l'Aroffe...

L'Aroffe, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beuvezin et se jette dans la Meuse à Rigny-la-Salle, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Aroffe sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:04 TU à partir des 649 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/1969 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'UruffeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ochey à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Uruffe est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (50,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,6 %), terres arables (36,8 %), prairies (15,4 %), zones urbanisées (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Rufia (707-735) ; Rufiaco villa () ; Uruffiæ (1402) ; Huruffe (1516) sont les graphies recensées par le Dictionnaire topographique de la MeurtheHenri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie,impériale, 1862.

Ernest Nègre qui s’appuie sur le nom de la rivière l’Aroffe, affluent droit de la Meuse, qui passe à Uruffe et qui était attesté sous les formes fluviolo quae dicitur Urofia en 883, fluvius Arusia au siècle, à lire probablement *Arufia, y voit peut-être l’hydronyme pré-celtique ar, « cours d’eau», et suffixe celtique uvius, donnant *ar-uvia (aqua), « eau courante ». Le nom de la rivière serait passé au nom de lieu Uruffe. Le u d’Uruffe viendrait de l’attraction de l’oïl ru, « ruisseau »..

Histoire

Préhistoire et antiquité Jules Beaupré évoque, dans son répertoire archéologique, de rares traces de l'occupation du territoire communal avant le Moyen Âge :.

Moyen Âge Le village est cité dans les documents anciens dès le siècle, mais les archives, d'après la monographie communale, sont inexistantes avant 1650.

Henri Lepage nous apprend, dans sa courte notice, que : vignette|droite|alt=Rue de l'église|Rue de l'église. En désaccord sur ces dates, l'abbé Grosse ajoute dans son ouvrage que l'on voyait, à Uruffe, un château-fief, qui appartenait aux seigneurs de Vassimont.. De fait, d'après un parchemin conservé au château de Foug :Ces sources font écho à une probable grande pauvreté du territoire qui incita son seigneur à alléger les impôts pour permettre son développement, pauvreté qui se trouvait sans doute aggravée par la position du village, coté est de la Meuse et donc à la frontière entre les territoires sous influence du roi de France et les territoires ayant allégeance au Saint Empire germanique (Le Barois Mouvant).

La monographie communale évoque également les ravages causés par la guerre de Trente Ans (entre 1630 et 1636) et même au-delà de 1648 (paix de Westphalie) jusqu'en 1659.

D'après les écrits de Lepage, après être tombé à seulement 180 personnes vers 1707, le nombre d'habitants croît jusqu'à 418 en 1750 et même 600 en 1810, signe d'un développement indéniable avant et après la Révolution française..

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un camp de transit allemand pour les prisonniers de guerre français est installé sur le territoire.

Le village défraie la chronique judiciaire lorsqu'en 1956, le curé Guy Desnoyers assassine sa maîtresse, Régine Fays, ainsi que l'enfant qu'elle portait et dont il était le géniteur. Lors de la messe pour la jeune fille, le chanoine Mansuy, vicaire capitulaire de Nancy, dira : Dans l'église, des femmes et des hommes tombaient évanouis ou en proie à des crises de nerfsHebdomadaire Radar, n° 410, du 16 décembre 1956..

Il est aussi le lieu d'une affaire associée à la combustion humaine spontanée, avec la mort inexpliquée de la retraitée Ginette Kazmierczak à son domicile dans la nuit du 11 au ..

Héraldique

Politique et administration

Démographie

Économie

Henri LepageHenri Lepage, Le département de la Meurthe. Première partie : statistique historique et administrative, Nancy, Imprimerie PEIFFER, 1843, p. 582 (lire en ligne) et E. Grosse. donnent quelques indications à caractère économique dans leurs ouvrages de 1836 et 1843 en accord sur la surface totale de la commune :indiquant tous deux le caractère agricole et viticole de l'activité, bien que la vigne, comme les vergers, n’occupe et n’occupera jamais qu’une superficie restreinte, en raison de l’orientation de la vallée, du versant tourné vers le nord-est.

L'exploitation des archives municipales (registres des Actes) permet également de révéler un artisanat probablement solide vers 1846 avec ceux dont le travail principal est le tissage, les tisserands, sont bien représentés en 1846. On trouve aussi un sabotier, des cordonniers, un charron, un bourrelier qui fait, vend ou répare les harnachements des animaux de trait pour cette agriculture. Trois aubergistes tiennent table ouverte en ce milieu du .

Au début du , dans les bois d'Uruffe et dans tout le massif de Meine, les charbonniers élaboraient le charbon de bois à l'aide de branchages, la charbonnette (bois au diamètre inférieur à ) qui servait l'industrie de l'époque (verrerie, boulangerie...).

Secteur primaire ou Agriculture Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs. D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste.), la commune d' Uruffe était majoritairement orientéeOrientation technico-économique de la commune : production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard. sur la polyculture et le poly-élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utiliséeSuperficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole. d'environ 373 hectares (surface cultivable communale) stable depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 301 à 280 entre 1988 et 2010. Il y avait encore 2 (8 en 1988) exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune employant 7 unités de travailUnité de travail annuel : mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles., (jusqu'à 8 auparavant) ce qui plaçait la commune parmi celles dont l'activité agricole s'était maintenue mais resserrée.

Lieux et monuments Maison seigneuriale : tour . Lavoir monumental, fontaine monumentale. Ancienne batterie, ancien fort de Pagny-la-Blanche-Côte ().

Édifice religieux Église Saint-Martin néo-gothique.

.

Personnalités liées à la commune Jean d’Ourches seigneur d’Ourches, d’Uruffe, de Sorcy Saint-Martin et de Montbras.. Benoît Cachedenier de Vassimon,(1701-1776), Maître des Comptes du Barrois.. Antoine Benoît Cachedenier de Vassimon (1730-1798 ?) seigneur de Brin-sur-Seille et d’Uruffe, fils aîné de Benoît, conseiller depuis 1753 à la Cour souveraine de Lorraine et du Barrois qui siégeait à Nancy. Martin Pierson (1836-1900), sculpteur à Vaucouleurs (Meuse), est né à Uruffe Guy Desnoyers, curé criminel

Voir aussi

Articles connexes Liste des maires depuis 1788. Liste des communes de Meurthe-et-Moselle

Liens externes Site web de la commune

Uruffe sur le site de l'Insee . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes

Cartes

Références

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