Viviers-sur-Chiers est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie Localisation Viviers-sur-Chiers est un village du Pays Haut, en Lorraine, situé dans la vallée de la Chiers et jouxtant Longuyon. Située à proximité immédiate de la frontière franco-belge, il se trouve à à vol d'oiseau au sud-ouest de Longwy et de Luxembourg, à l'ouest de Thionville, au nord-ouest de Metz, au nord-est de Verdun, de Montmédy et au sud-ouest d'Arlon.

Il se trouve dans l'aire d'attraction de Longwy, dans la zone d'emploi de Thionville et dans le bassin de vie de Longuyon..

Communes limitrophes La commune de Viviers a pour limites, au nord la commune de Fresnois-la-Montagne, à l’est celle de Montigny-sur-Chiers (avec son hameau Fermont), au sud-est celle de Beuveille, et celle de Longuyon au sud-ouest.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Viviers-sur-ChiersLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Chiers..

La Chiers, d'une longueur de , entre en France dans la commune de Mont-Saint-Martin et se jette dans la Meuse à Remilly-Aillicourt, après avoir traversé . Les caractéristiques hydrologiques de la Chiers sont données par la station hydrologique située sur la commune de Montigny-sur-Chiers. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:05 TU à partir des 654 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1969 au 01/04/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur . Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est..

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Villette à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages Viviers est située dans une vallée, sur la Chiers et entourée de côtes boisées assez élevées. La prairie, que sillonne d’est en ouest cet affluent de la Meuse (avec une pente moyenne de 0,0021 par mètre ou de par km), est très encaissée ; elle a de longueur.Viviers est située dans une vallée, sur la Chiers et entourée de côtes boisées assez élevées. La prairie, que sillonne d’est en ouest cet affluent de la Meuse (avec une pente moyenne de 0,0021 par mètre ou de par km), est très encaissée ; elle a de longueur.

La ligne de Longuyon à Mont-Saint-Martin (vers Athus), établi à ce niveau au sud sur la rive gauche, parcourt toute la vallée. Sur la rive droite, se trouve une petite plaine en coteau (d’environ 80 ha de terres labourables traversées par la route D 17Jadis appelée "chemin d’intérêt commun " de Cons-la-Grandville à Longuyon) au milieu de laquelle on remarquait encore en 1888 les quelques jardins ou vergers des deux petits villages de Mont et de Vaux, détruits vers 1490 d’après la légende.

Urbanisme Typologie Au , Viviers-sur-Chiers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Longwy, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,2 %), forêts (17,5 %), prairies (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), zones urbanisées (2,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 287, alors qu'il était de 265 en 2015 et de 263 en 2010..

Parmi ces logements, 96,1 % étaient des résidences principales et 3,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 95,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Viviers-sur-Chiers en 2020 en comparaison avec celle de Meurthe-et-Moselle et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi l'absence de résidences secondaires et logements occasionnels, à comparer avec la proportion départementale (2,1 %) et nationale (9,7 %).

+ Le logement à Viviers-sur-Chiers en 2020. Typologie Viviers-sur-Chiers. Meurthe-et-Moselle. France entière. Résidences principales (en %)96,188,682,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)02,19,7 Logements vacants (en %)3,99,38,2

Voies de communication et transports Viviers-sur-Chiers est desservie par l'ancienne Route nationale 18 (France) (actuelle RD 618).

La commune est traversée par la ligne de Longuyon à Mont-Saint-Martin (vers Athus), mais la gare de Viviers-sur-Chiers est fermée depuis les années dans les années 1970-1980 et le bâtiment détruit en 2014.. La station de chemin de fer la plus proche est la gare de Longuyon desservie par les trains TER Grand Est, circulant entre : Reims et Metz ; Épernay et Longwy ou Metz ; de Nancy et Longwy ; de Longuyon et de Rodange, ou de Longwy.

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Bibera in pago Muselechgouve (1024) ; Castrum de Viviers (vers 1150) ; Vivaria ; castrum de Vivariis (1222) ; Vivieres et Vivarium (XIIIe siècle) ; Vivuers (1460) ; Fievers (1552) ; Vivier et Vyvier (1566).. Viviers : du latin vivarium (« vivier »), pluriel de l'oïl vivier « pièce d'eau dans laquelle on conserve le poisson »., le nom de Viviers-sur-Chiers a pour origine, sans doute, la rivière très poissonneuse, alors, (ou pièce d’eau poissonneuse, alimentée par les sources de fond).

La commune, instituée en 1793 sous le nom de Viviers, prend en 1933 celui de Viviers-sur-Chiers. La Chiers est une rivière franco-belgo-luxembourgeoise (elle porte également le nom de Korn ou Kor pour sa partie coulant au Luxembourg ; en luxembourgeois Kuer). Elle traverse le territoire de la commune.

Hameaux, lieux-dits et écarts Désignée autrefois sous le nom de Ban de Viviers, l'actuelle commune comprend les anciens villages de Braumont et Revémont, ainsi que les fermes de Chepy ou Chapy et de Puxieux. , à ½ km au nord de Viviers, est situé sur le versant (avec un terroir de 516 ha, parfaitement cultivé et très fertile en céréales, selon la notice rédigée en 1888 par l'instituteur). La ferme de la Plaisance, située sur la route nationale de Longuyon à Longwy, incendiée en 1876 et non reconstruite, était établie sur le territoire de Braumont. , à . au sud de Viviers, situé sur un plateau élevé, était décrit en 1888 comme riche, bien bâti, entouré de jardins et de vergers, disposant d'un « terroir productif » de 650 ha (succession de collines peu élevées, entrecoupées de petites vallées). Les fermes de Chappy (à au sud-ouest) et de Puxieux (à au sud de Viviers) sont implantées sur son territoire.

Histoire

Village de l'ancienne province du Barrois. Pendant tout l'Ancien Régime, Viviers a été le chef-lieu du ban de Viviers comprenant les écarts de Braumont et Revémont et les fermes de Chappy, Grigny et Puxieux.. Pas de traces connues d'occupation primitive ou de monuments gallo-romains. En 1460, à Mont et à Vaux (hameaux près de Viviers), il n’y a qu’un seul cheval à atteler. En 1520, il ne se trouve plus à Mont, à Vaux et Petit-Xivry qu’un seul habitant dans la condition de payer les assises. En 1616, Puron Siset (ne faudrait-il pas plutôt lire "Pieron" Siset ?) est mayeur. Jusqu'en 1878, des écrevisses, renommées, abondent dans la Chiers. L'hiver rigoureux de 1879-1880 détruit nombre d’arbres fruitiers dans la vallée (relativement peu à Braumont et à Revémont) et anéantit le peuplement de perdreaux.

Révolution française et Empire La commune, instituée par la Révolution française, absorbe dès les années 1790-1794 celles de Beaumont et de Revermont.

Époque contemporaine La gare de Viviers-sur-Chiers est mise en service vers 1864. Devenue une simple halte, elle est fermée dans les années 1970-1980 et son bâtiment détruit en .

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Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Val-de-Briey du département de la Meurthe-et-Moselle