La Valse des toréadors est une pièce de théâtre en cinq actes de Jean Anouilh, écrite en 1951 et créée à la Comédie des Champs-Élysées (Paris) le dans une mise en scène de Roland Piétri et des décors et costumes de Jean-Denis MalclèsBernard Beugnot, La Valse des toréadors - Notice, in Jean Anouilh, Théâtre – I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade (2007), . Elle est dédicacée, lors de sa parution aux Éditions de la Table ronde, à Roger Vitrac, décédé quelques jours après la première.
Elle fait partie des Pièces grinçantes avec Ardèle ou la Marguerite (1948), Ornifle ou le Courant d'air (1955) et Pauvre Bitos ou le Dîner de têtes (1956).
Distribution originale
Claude Sainval : le Général Marie Ventura : la Générale, sa femme Anne Vitrac : Estelle, sa fille Marie-Thérèse Rival : Sidonie, sa fille François Guérin : Gaston, son secrétaire Madeleine Barbulée : Mademoiselle de Sainte-Euverte Denise Perret : Madame Dupont-Fredaine, belle couturière Gabriel Gobin : le docteur Lucien Arnaud : le curé Geneviève Morel : la bonne Solange Certain : Paméla, la bonne
Distribution lors de la reprise de 1973 à la Comédie des Champs-Élysées
La pièce a été reprise en à la Comédie des Champs-Élysées, dans une mise en scène de l'auteur lui-même et de Roland Piétri et toujours dans des décors et costumes de Jean-Denis MalclèsDistribution lors de la reprise sur le site de l'Association de la Régie théâtrale - Consulté le 26-02-2012. vignette|Louis de Funès reprend la pièce en 1973, cette fois-ci avec un large succès.
Louis de Funès : le Général Luce Garcia-Ville : la Générale, sa femme Marianne Pernety : Estelle, sa fille Sabine Azéma : Sidonie, sa fille Pierre Haudebourg : Gaston, son secrétaire Mony Dalmès : Mademoiselle de Sainte-Euverte Micheline Bourday : Madame Dupont-Fredaine, belle couturière Gabriel Gobin : le docteur Roland Piétri : le curé Gilberte Géniat : la bonne Françoise Hubert : Paméla, la bonne
Jean Anouilh avait beaucoup apprécié l'interprétation par Louis de Funès de Machetu dans Ornifle en 1956, et avait tenté vainement de lui écrire une pièce pendant plusieurs années. Il lui propose finalement de reprendre La Valse des toréadors, pièce en laquelle il croit beaucoup mais qui avait été assassinée par la critique en 1952. Le comédien accepte, désireux de reprendre le théâtre après le triomphe de la reprise d'Oscar en 1971-1973, et peu enthousiasmé par les scénarios de films qu'il reçoit au même moment, à l'exception de ceux de Gérard Oury.
Les répétitions commencent à l'été 1973, après que le comédien eut tourné Les Aventures de Rabbi Jacob. Louis de Funès est dérouté par la manière dont Anouilh, qui met en scène sa pièce, aidé par Roland Piétri, dirige les répétitions, de façon trop distante, avec peu d'indications, données une fois la pièce entière jouée, alors que le comédien préfère la méthode de Raymond Rouleau de reprendre chaque réplique. À l'approche de la première, Louis de Funès déclare ne pas savoir son très long texte ( sur les de la pièce) et menace de ne pas participer à la première.
La première a lieu le .. Ce soir-là, la présence de Jean Anouilh dans le parterre décuple le trac de Louis de Funès, et il fait évincer l'auteur après le premier acte, en le cantonnant dans le foyer du théâtre. Au cours des représentations, Louis de Funès allonge la pièce en accumulant les inventions, et l'amène à durer jusqu'après . Le dramaturge, friand de ces ajouts, lui pardonne son comportement de la première. La pièce est un succès. La critique est élogieuse.
Sur les planches, Louis de Funès se dépense beaucoup et s'épuise. À l'approche de la , sa pression artérielle est inquiétante et l'infarctus le guette. Alors que la fréquentation baisse, et bien que son contrat prévoie un minimum de deux cents représentations jusqu'en juin, l'acteur s'arrête après la de La Valse des toréadors, jouée le — sa dernière apparition au théâtre. Le relâche est d'abord annoncé comme exceptionnel puis, sur avis médical, la pièce est définitivement interrompue.
Reprise de 1992 au théâtre Silvia-Monfort
La pièce a été reprise le au théâtre Silvia-Monfort, pour son inauguration, dans une mise en scène de Régis Santon, directeur du théâtreDistribution lors de la reprise de 1992 sur le site des Archives du Spectacle - Consulté le 26-02-2012. Elle a fait l'objet de deux nominations aux Molières en 1992, pour le Molière de la comédienne dans un second rôle (Marie-France Santon), et pour le Molière du théâtre public (théâtre Silvia-Monfort).
Adaptation La pièce a été adaptée au cinéma, en 1962, dans une adaptation en anglais (les lieux ont été changés : l'histoire se passe en Angleterre au lieu d'être en France), sous le titre Les Femmes du général avec Peter Sellers et Dany Robin.
Notes et références
Lien externe témoignages de Marianne Pernety et de Pierre Haudebourg sur "La Valse des Toréadors" (1972) pour Autour de Louis de Funès
Catégorie:Pièce de théâtre de Jean Anouilh Catégorie:Pièce de théâtre française Catégorie:Pièce de théâtre de 1952 Catégorie:Pièce de théâtre adaptée au cinéma