L’École normale d’instituteurs, ou , actuel Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (INSPÉ) de Metz, est située 16, rue de la Victoire à Montigny-lès-Metz.

Contexte historique Pendant l’annexion, Metz se transforme sous l’action des autorités allemandes qui décident de faire de son urbanisme une vitrine de l’empire wilhelmien. L’éclectisme architectural se traduit par l’apparition de nombreux édifices de style néoroman, tels la poste centrale, le temple Neuf ou une nouvelle gare ferroviaire ; de style néogothique tels le portail de la cathédrale et le temple de Garnison, ou encore de style néorenaissance tel le palais du Gouverneur. Le illustre cette politique de germanisation par l’architecture déployée par Guillaume II pour asseoir son emprise sur la ville.

centré|vignette|Devanture de l'école côté Est.

Construction et aménagements La décision de doter la ville de Metz d’un Lehrerseminar, une école pour les instituteurs, est prise au tournant du siècle. Le projet, arrêté en 1906, prévoit un établissement scolaire pour 120 élèves-instituteurs, avec gymnase et jardin botanique pédagogique. Le rez-de-chaussée, qui couvre , est destiné à des salles de classe, avec une intendance et un réfectoire. Le premier étage accueille une salle de musique, une salle de piano, une salle de violon, une salle pour orgues, une salle de dessin et une bibliothèque. Le dernier étage est destiné aux dortoirs et aux logements pour les enseignants. Un contrat est signé entre la et la commune de Montigny, celle-ci devant fournir gratuitement un terrain sur la Vogteistrasse, et y construire un bâtiment selon des plans imposés. L’édifice est construit en 1910. Il est alors remis par le Steinmetz de Montigny au Statthalter d'Alsace-Lorraine. Si l’inauguration officielle est organisée le , la première rentrée scolaire a lieu dès le mois d’.

Affectations successives Dès 1914, le est investi par les autorités militaires et transformé en , un hôpital militaire de place-forte. Metz en compte une trentaine à l’époque. Les prisonniers français y sont bien traitésCharles Hennebois, Journal d’un grand blessé. Aux mains de l’Allemagne, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1916, pp. 65-66.. L’édifice retrouve sa vocation première en après le retour de l’Alsace-Lorraine à la France. Lorsque survient la Seconde Guerre mondiale, l’édifice est repris pas les autorités allemandes. Le bâtiment est rendu à sa destination première en . En hommage aux anciens élèves de l’École Normale morts pour la France, une plaque a été posée le . L’édifice accueille aujourd’hui l’Institut universitaire de formation des maîtres de Metz.

Anciens élèves

Antoine Diener (1916-2005), résistant français.

Notes et références

Liens externes

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