L'arc de Diane est le principal vestige des thermes romains de , la cité gallo-romaine qui est ensuite devenue Cahors (département du Lot, France).

Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s'agit pas d'un temple ou d'un arc de triomphe dédié à la déesse Diane. Les thermes dont il est l'un des murs sont construits sous le Haut-Empire romain, sans plus de précision possible. Ils sont sans doute désaffectés au cours du mais leur plan complet n'a pas pu être levé.

Localisation Les thermes sont construits dans la partie septentrionale de la ville antique dont ils occupent le point le plus élevé à d'altitude, environ au-dessus du niveau du Lot. Deux (voies nord-sud) bordent leur emprise à l'ouest et à l'est, cette dernière voie étant assimilée au .

Dans la ville moderne, ils se trouvent en grande partie sous l'avenue Freycinet et le groupe scolaire Jean-Calvet.

L'arc de Diane, pour sa part, occupe une position médiane dans le plan des thermes tel qu'il peut être reconstitué au regard des données disponibles : il s'agit d'un arc faisant communiquer deux structures à l'intérieur du complexe thermal.

Histoire vignette|gauche|L'arc de Diane au milieu des jardins (1891). La chronologie des thermes ne peut être précisément établie.

Il est cependant avéré qu'ils prennent la place d'un bâti à l'affectation indéfinie. Les évaluations datant des années 1960 (construction en trois étapes aux ) doivent être abandonnées ; une seule phase de construction semble devoir être privilégiée pour le gros œuvre, vers la fin du ou au début du , des remaniements ponctuels étant possibles dans un second temps.

De même, la date de leur abandon, sans doute postérieure au début du et peut-être liée à la rupture de l'aqueduc romain de Divona qui les alimentait , n'est pas connue. Les murs des thermes sont alors arasés, les sols récupérés et les salles peut-être transformées en habitats.

L'arc de Diane, seul vestige antique visible en élévation dans tout le Quercy, est classé comme monument historique depuis le .

En 1952, la ville de Cahors rachète les terrains de l'ancien couvent des Clarisses , où se trouve l'arc de Diane et qui sont alors occupés par des jardins. Les travaux de construction de construction d'une école, sur cette emprise, met au jour les fondations et la base de certains murs de l'établissement thermal dont le site fait l'objet de fouilles de 1953 à 1956. Les vestiges découverts à cette occasion sont classés comme monuments historiques le .

Description Les fouilles réalisées sur le site dans les années 1950 n'ont pas mis au jour la totalité du complexe et il n'est pas possible d'en dresser un plan complet ni d'affecter un usage précis à toutes les salles ; il est possible de lui attribuer une superficie totale de même si seules ses limites nord et ouest sont connues.

L'arc de Diane pourrait être la structure séparant partiellement un au nord de l'une de ses piscines au sud. Une autre piscine, symétrique de la première au nord, se vidange comme elle dans un égout qui traverse la salle. À l'ouest de cette salle prennent successivement place un puis un alors qu'à l'est la salle contiguë au peut être considérée comme un : l'usager des thermes suit donc un parcours linéaire. La palestre s'étend au sud de cet ensemble.

Les thermes de ont été construits en blocs de grès, en petits moellons cubiques de calcaire ainsi qu'en briques associées à l'appareil de calcaire () sans pour autant que ces modes architecturaux reflètent une chronologie dans l'histoire des thermes. L'arc de Diane est bâti selon cette troisième technique. Cinq fragments de mosaïque sont retrouvés dans le secteur où les thermes sont fouillés dans les années 1950. Quatre d'entre eux n'appartiennent certainement pas à une salle des thermes ; le doute subsiste pour le cinquième.. Les parois et les sols de certaines salles sont revêtus de marbre ou de plaques de calcaire provenant de la région de Prayssac.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie . Joseph Daymard, « Le Vieux Cahors », « Bibliographie », , « I - Époque Gallo-romaine », , dans Bulletin de la Société des études du Lot, 1905, tome 30 (lire en ligne) .

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Articles connexes Liste des monuments historiques de Cahors Aqueduc romain de Divona

Liens externes

Patrimoines Midi-Pyrénées : établissement de bains ; thermes romains dits "Arc de Diane" Patrimoines Midi-Pyrénées : établissement de bains ; thermes romains dits "Arc de Diane"

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