Unité Magistrats, anciennement dénommé syndicat national des magistrats Force ouvrière (FO-magistrats), est une organisation syndicale française regroupant des magistrats de l'ordre judiciaire français. Il accueille également les futurs magistrats en formation (auditeurs de justice), les magistrats retraités, les magistrats en détachement et les magistrats en disponibilité.
Il est l'une des trois organisations reconnues comme représentatives dans la magistrature, et la seule à être rattachée à une organisation nationale (Force ouvrière)Voir sur force-ouvriere.fr..
Son siège est situé au 34 quai des Orfèvres dans le de Paris.
Histoire Le syndicat est fondé en . Il est membre de l'Union des syndicats - Force ouvrière du ministère de la Justice.
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Le syndicat prend le nom « Unité Magistrats » lors d'un congrès extraordinaire en .
Aux élections à la commission d’avancement de l'été 2022, Unité Magistrats-Force ouvrière obtient 7,5 % des voix, contre 62,8 % pour l’USM et 29 % pour le SM. Unité Magistrats n'a pas présenté de candidats aux élections pour le CSM de .
Aux élections professionnelles représentatives de , Unité Magistrats obtient environ 12,5 % des suffrages exprimés, soit 60 % d'électeurs en plus, ce qui lui permet d'obtenir un siège sur six à la Commission d'avancementsite officiel du ministère de la Justice.
Valeurs et prises de position
Positionnement politique Unité Magistrats se dit indépendante vis-à-vis de tout groupement politique, philosophique ou religieux, selon les principes de la charte d'Amiens que défend Force ouvrière. Sa secrétaire générale Béatrice Brugère dément toute affiliation politique et soutient que l'organisation est ouverte et apartisane.
Toutefois, les positions que le syndicat défend l'amènent à être classé à droite, selon Le Point, ceux-ci l'accusant selon Le Monde. Sa secrétaire générale Béatrice Brugère est fréquemment invitée de la chaîne CNews.
Béatrice Brugère soutient néanmoins répondre aux invitations des médias sans esprit d'exclusivité ni frontière partisane.
En , Unité Magistrats a considéré que l'appel d'une autre organisation syndicale de magistrats « à se mobiliser contre l’accession au pouvoir de l’extrême droite » outrepassait ses prérogatives. L'organisation se prévaut de l'article 10 de l'ordonnance du portant statut de la magistrature, ainsi que des obligations de neutralité et d'impartialité qui s'imposent à la profession.
La présidente d'Unité Magistrats a dédicacé son livre Justice : la colère qui monte à Matthieu Valet, alors porte-parole du Syndicat indépendant des commissaires de police et candidat du Rassemblement national aux élections européennes de 2024.
Durant le ministère d'Éric Dupond-Moretti (2020-2024), Unité Magistrats est le seul syndicat à avoir accepté de se rendre aux consultations organisées à la Chancellerie et de répondre aux invitations du ministre, qualifiant ce dernier de « ministre volontariste qui veut faire bouger les choses ». Jean-Denis Combrexelle, directeur de cabinet du ministre de la Justice, a qualifié la secrétaire générale du syndicat d' « interlocutrice naturelle et très privilégiée ».
En , le journal Le Monde qualifie le syndicat Unité Magistrats de « fournisseur d'idées, quasi officiel, de Gérald Darmanin, garde des Sceaux ».
Propositions Unité Magistrats défend le renforcement du rôle du porte-parole du ministère de la Justice, qui doit être « beaucoup plus fort et beaucoup plus présent ».
En matière pénale, le syndicat défend le recours à la visioconférence. Il préconise également la création d'un « pôle national spécial » pour traiter les affaires impliquant des policiers et gendarmes, ainsi que des lieux de détention spécifiques pour ces derniers. Il invite également à « réfléchir » à une présomption simple de légitime défense pour les policiers.
Contrairement à la « tradition française » du dualisme juridictionnel, Unité Magistrats est favorable à l'institution d'un unique ordre de juridiction, réunissant la justice judiciaire et administrative. Le syndicat propose également la création d'une « Cour suprême unique, fusionnant les fonctions des Cour de cassation, du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel ».
Le syndicat réclame également une réforme des instances professionnelles de la magistrature en instaurant notamment les scrutins sur le principe démocratique « un magistrat = une voix » au suffrage direct et proportionnel sur lemonde.fr..
Le syndicat a exercé un recours contre le décret du portant création de l'inspection générale de la Justice.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Union syndicale des magistrats Syndicat de la magistrature Association professionnelle des magistrats
Liens externes
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