, début du , fin du , est un dessinateur d'estampes sur bois et peintre japonais du style ukiyo-e. Il appartient à la deuxième génération de l'école Torii.
Biographie
L'identité de Kiyonobus II. n'est pas claire. On ne sait par exemple s'il est un fils ou un fils adopté de Torii Kiyonobu mais on peut dire en revanche de quel nom il signe avant de lui succéder. La recherche reconnaît toutes les estampes signées Kiyonobu II publiées après le retrait en 1725 de Kiyonobus I. de la vie artistique. Comme le changement de génération du premier au second Kiyonobu n'apparaît sur aucune impression connue et ne peut être déterminé par aucune différence stylistique dans les signatures ou les sceaux utilisés, les estampes réalisées dans les années 1720 peuvent aussi bien être de la main de Kiyonobu I. ou de celle de Kiyonobu IIThimothy Clark, Anne Nishimura Morse u.a.: The Dawn of the Floating World 1650-1765. Early Ukiyo-e Treasures from the Museum of Fine Arts Boston, Royal Academy Books, London 2002, S. 51 und S. 55. Par ailleurs, les premières reconstitutions au début du de la liste des membres de l'école Torii, qui reposent jusqu'alors essentiellement sur quelques inscriptions ambiguës sur des tombes, permet d'identifier plusieurs artistes qio signent du nom Kiyonobu (II.) jusqu'en 1760Thimothy Clark, Anne Nishimura Morse u.a.: The Dawn of the Floating World 1650-1765. Early Ukiyo-e Treasures from the Museum of Fine Arts Boston, Royal Academy Books, London 2002, S. 55, Verweis auf Howard Link: The Theatrical Prints of the Torii Masters, Honolulu Academy of Arts, Honolulu 1977. Dans l'édition de 1850 de Koga bikō (), dt. Bemerkungen über alte Malerei, cinq autres porteurs du nom « Kiyonobu » sont identifiés dans la postérité de Kiyonobu I. (Online-Ansicht).
Ces travaux historiques indiquent que Kiyonobu II est actif dans les années 1726-1760. Il dessine quelque 300 portraits d’acteurs pour une vingtaine d'éditeurs et des scènes de kabuki au format hosoban ainsi que dans une douzaine d'autres formats. Il existe aussi quelques feuilles avec des « belles femmes » (bijin-ga), quelques impressions shunga, au moins une représentation d'animaux (kacho-e), une estampe faisant appel à la perspective à l'occidentale (uki-e) qui met en scène une délégation coréenne et trois séries composées chacune de huit estampes de vues de la ville d'Edo présentées sous le nom « impressions de boîte de couture » (haribako-e). On connaît également les illustrations de onze livres, dont une en collaboration avec Torii Kiyomitsu I, le directeur de l'école à la troisième générationNational Institute of Japanese Literature: Union Catalogue of Early Japanese Books (japonais). Également conservée est une tablette votive à taille humaine pour le temple Saidai dans la préfecture de Nara, forme qu'incarne l'acteur Ichikawa Ebizō II. dans un rôle d'une pièce kabukiThimothy Clark, Anne Nishimura Morse u.a.: The Dawn of the Floating World 1650-1765. Early Ukiyo-e Treasures from the Museum of Fine Arts Boston, Royal Academy Books, London 2002, S. 24.
Jusqu'au début des années 1740 les impressions sont réalisées à la main en noir et blanc puis apparaissent les Benizuri-e, impressions bicolores avec du rose et du vert. Avec Kiyomasu II, Kiyonobu II est regardé comme un des artistes de premier plan de la deuxième génération Torii, même si ses tirages ne possèdent pas la même aura que ceux de son prédécesseur, Kiyonobu I. Les dessins d'une facture de moindre qualité réalisés pour les impressions bicolores dans les années suivantes, peuvent indiquer que plusieurs artistes utilisent le nom « Kiyonobu II. ». Ce peut être également un indice que les graveurs sur bois de l'époque doivent encore se familiariser avec les possibilités techniques et artistiques des nouvelles impressions multicolores.
Bibliographie Gabriele Fahr-Becker (Hrsg.): Japanische Farbholzschnitte, Taschen Verlag, Köln 2007, Thimothy Clark, Anne Nishimura Morse u.a.: The Dawn of the Floating World 1650-1765. Early Ukiyo-e Treasures from the Museum of Fine Arts Boston, Royal Academy Books, London 2002, Andreas Marks: Japanese Woodblock Prints. Artists, Publishers and Masterworks 1680–1900, Tuttle Publishing, North-Clarendon 2010, Amy Reigle Newland (Hrsg.): The Hotei Encyclopedia of Japanese Woodblock Prints. 2 Bände, Hotei Publishing, Amsterdam 2005,
Notes et références
Liens externes
196 reproductions de cet artiste sur ukiyo-e.org (consulté le 24/06/2014)
Catégorie:Peintre japonais du XVIIIe siècle Catégorie:Peintre de ukiyo-e Catégorie:Naissance en 1702 Catégorie:Décès en juillet 1752