Le monte Velha est un sommet secondaire de l'île de Fogo au Cap-Vert, situé entre la Chã das Caldeiras et la municipalité (concelho) côtière de Mosteiros. Il culmine à d'altitude et abrite l'une des plus importantes réserves forestières du pays. Il est également connu des randonneurs qui le franchissent lorsqu'ils empruntent le sentier à fort dénivelé qui relie la caldeira à l'océan Atlantique.

Géographie thumb|left|upright|Contournement du monte Velha par un sentier forestier bordé d'agaves Topographie Peu élevé en comparaison du volcan de l'île, le Pico do Fogo qui atteint d'altitude, le monte Velha se caractérise cependant par la forte pente de ses versants (plus de 30 % entre le sommet et la mer) Sabrina Requedaz et Laurent Delucchi, Cap-Vert, Éditions Olizane, Genève, 2011 ( éd.), p. 144 .

Climat En raison de son exposition aux vents du nord-est, le monte Velha présente une humidité plus grande que le reste de l'île, ainsi qu'une végétation différente Pierre Sorgial, Guide des îles du Cap-Vert, Karthala, Paris, 1995 ( éd.), p. 88 . Il est doté d'une station pluviométrique implantée à d'altitude SIEREM (Système d'informations environnementales sur les ressources en eau et leur modélisation), dont les observations menées au cours du temps mettent en évidence d'importantes variations. Par exemple, selon une étude couvrant la période 1970-1988, cette zone a reçu des précipitations annuelles moyennes de , alors que Feijoal-Mosteiros, à une altitude de près de la côte, en recevait 322,4 et Patim, située en zone semi-aride de l'autre côté de l'île à , n'en recevait que 162,6 Michel Lesourd, État et société aux îles du Cap-Vert : alternatives pour un petit État insulaire, Karthala, Paris, 1996, p. 93 . En revanche le géographe portugais Orlando Ribeiro, qui étudia le volcan dans les années 1950 après l'éruption de 1951 A Ilha de Fogo e as Suas Erupções, Lisbonne, 1954, avançait des chiffres bien plus élevés : pour le monte Velha contre à Feijoal André Barbe, Les îles du Cap-Vert, de la découverte à nos jours, une introduction : de l'entrepôt des esclaves à la nation créole, L'Harmattan, Paris, 2003, p. 108 . Une thèse allemande des années 2000 confirme cette irrégularité : en 1998, puis en 1999 et en 2000 Teresa Leyens, Biodiversität und Erhalt der Hochlagenvegetation der Insel Fogo (Kap Verde): Ausarbeitung eines Konzeptes für ein Schutzgebiet, Université de Bonn, 2002, p. 8.

Protection environnementale Les arbres (eucalyptus, pins, mimosas, citronniers, cyprès) y sont protégés dans le cadre d'un parc forestier () de situé à une altitude environ. Un droit d'entrée y est perçu.

Cette réserve naturelle a été victime de plusieurs incendies « Fogo: Incêndio consumiu mais de 80 hectares do perímetro florestal de Monte Velha », Notícias (Cabo Verde), 28 avril 2011. En 2004, plus de ont été détruits. Le , plus de , soit 6 % du périmètre, ont à nouveau été la proie des flammes, touchant une zone riche en plantes endémiques, telles que le (Euphorbia tuckeyana), le (Periploca chevalieri), la (Artemisia gorgonum), l' (Satureja forbesii) et le (Erysimum caboverdeanum). Grâce à des précipitations favorables, une campagne de reboisement de la zone sinistrée a pu être lancée dès «  », Expresso das Ilhas, 9 août 2011.

Notes et références

Annexes

Articles connexes Liste de montagnes du Cap-Vert Géographie du Cap-Vert

Liens externes

« Incêndio devasta área de 50 hectares na zona florestal de Monte Velha, no Fogo » (vidéo de la Radiotelevisão caboberdiana)

Velha Catégorie:Fogo (Cap-Vert)