de Léon, né vers 1105-1110, mort en 1168Selon la chronique de Robert de Thorigny Léopold Delisle (1872) Chronique de Robert de Torigni, abbé de Mont-Saint-Michel, , 9. ou 1169Selon le Nécrologe de l'Abbaye de Daoulas: anno 1169 Herveus pater supradicti Guidomarus obiit., est un aristocrate breton du . Il est vicomte de Léon, succédant à son père vers le milieu du Joëlle Quaghebeur La Cornouaille du PUR, Rennes (2002) 375, note ..

Origine Fils de , le nom de sa mère n'est pas connu.

Biographie Du fait de son mariage avec l'une des filles d'Étienne de Blois, de Léon soutient celui-ci dans ses prétentions au trône d'Angleterre du chef de sa mère Adèle d'Angleterre, sœur d'. Mentionné en tant que « Hervé Brito », il est ainsi présent à l'assemblée d'Oxford de 1139 pour défendre les droits de son beau-père. En récompense, il obtient le titre de comte de Wiltshire et la garde du château de Devizes où il est assiégé en 1141 après la défaite de Lincoln et la capture d’Étienne de Blois. Il fuit l'Angleterre sous la menace de Mathilde l'Emperesse où il perd titres et possessions..

de Léon fait usage dès 1139, de son titre de comte dans une donation en faveur de l’église d’Eye, puis en 1149, il confirme une donation de son père à Saint-Melaine. Ce titre est également utilisé par le Pape lorsqu'il sollicite son soutien en 1156 pour faire valoir les droits d'Hugues le Roux comme archevêque de Dol , et par Hamon, évêque de Léon, lorsqu’il affranchit de toutes servitudes l’abbaye de Saint-Mathieu en 1157. Ce prestige n'est pas transmis à sa descendance, du fait de la perte de Wiltshire.

Le contexte politique change en 1148 lorsque le duc , désavouant Hoël, désigne sa cadette Berthe de Penthièvre comme héritière, et ainsi son petit-fils . Placé sous la protection d', est à son tour évincé par le roi qui s'impose comme duc de Bretagne en 1155. Ce dernier ordonne en 1163 au vicomte de Faou la capture d'Hervé de Léon et de son fils de Léon. Dans les combats, de Léon perd un œil. Enfermés à Châteaulin, ils sont libérés par et Hamon de Léon. Le vicomte du Faou et sa famille sont à leur tour pris et enfermés dans le château de Daoulas où ils meurent de mauvais traitements. Mais dès 1164, de Léon se détourne de de Bretagne pour s'allier à Henri de Penthièvre qui épouse l'une de ses petites-filles. De là, ils ravagent ensemble les terres de . En 1166, Plantagenêt intervient en personne contre les barons bretons pour remettre bon ordre dans son duché et contre dont il obtient l'abdication et le mariage de Constance de Bretagne avec son fils Geoffroy Plantagenêt, futur . En 1167, Plantagenêt se lance à la conquête du Léon et obtient rapidement la soumission d' de Léon.

Le calme revenu, en 1168 ou 1169, on retrouve de Léon en bienfaiteur du monastère de Saint-Mathieu avec une donation de terre sur l'île de Béniguet.

Unions et descendance de Léon est l'époux de Sibylle, l'une des filles naturelles d'Étienne de Blois, roi d'Angleterre, rival d'. Ils ont quatre enfants . :

, qui lui succède comme vicomte de Léon ; E[limaire], sans doute, abbé de Landévennec ; Hamon, évêque de Léon ; Jeanne, dite parfois Aliénor, épouse d'Eudes de Porhoët.

D'une seconde union, il a un autre fils prénommé Hervé, père de trois fils aux noms cornouaillais : Gradlon, Budic et Guegon.

Notes et références

Bibliographie Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (, ). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, , 2007, 157-188.

Liens externes de Léon sur le site Foundation for Medieval Genealogy.

Catégorie:Vicomte de Léon Catégorie:Famille de Léon Catégorie:Décès en 1168 Catégorie:Article dont une information diffère dans l'infobox Catégorie:Comte de Wiltshire