est l'unique chanson du groupe de French touch Stardust, parue le . Stardust est composé de Thomas Bangalter, membre des Daft Punk, du disc jockey Alan Braxe et du chanteur Benjamin Diamond.

Le groupe Stardust s'est formé pour une représentation au Rex Club à Paris le et a écrit en échantillonnant un riff de guitare de la chanson de Chaka Khan sortie en . Après un enregistrement réalisé durant une semaine au Daft House, le studio de Bangalter à Paris, le single paraît sous le label Roulé fondé par Thomas Bangalter, puis face à la forte demande internationale et aux nombreuses copies illégales qui circulent, il est publié sous le label Virgin Records. Le clip vidéo est réalisé par Michel Gondry et tourné à Los Angeles durant l'été .

se hisse à la deuxième place des charts britanniques en et y reste pendant deux semaines, devenant l'un des singles les plus vendus au Royaume-Uni cette année-là. Il est également en tête du classement américain pendant deux semaines. Il est certifié double disque platine au Royaume-Uni, disque de platine en Australie et disque d'or en Belgique et en France. Le single s'est vendu à deux millions d'exemplaires dans le monde.

La chanson est considérée comme l'une des meilleures chansons de dance par plusieurs publications. Stardust s'est ensuite produit une seule fois, lors du festival de musique techno Boréalis à Montpellier, avant de se séparer après avoir conçu plusieurs démos non publiés. Thomas Bangalter, préférant privilégier sa collaboration avec Daft Punk, décline une offre de trois millions de dollars de la part de Virgin Records pour produire un album de Stardust.

Contexte vignette|alt=Portrait d'un homme barbu, tenant ses mains en bas de son visage, portant une chemise bleue.|Le disc jockey Alan Braxe, l'un des membres de Stardust. À la fin des années 1980, la house et la techno, deux courants musicaux populaires auprès des communautés latino et afro-américaines dans les discothèques gays de Chicago et de Détroit, arrivent en France dans le milieu de la nuit parisienne. Le disc jockey Alan Braxe et le chanteur Benjamin Diamond se sont rencontrés durant leur adolescence, au collège, et se lient d'amitié autour de la musique. Alors qu'ils ont dix-sept ans et que la house devient populaire dans les clubs gays de Paris et de sa banlieue, ils achètent tous les disques de house qu'ils peuvent trouver, se rendent en boîte de nuit et participent à des raves organisées parfois illégalement . ..

Au début des années 1990, Alan Braxe abandonne ses études d'histoire à l'université et effectue une année de service militaire. Sans perspectives d'emploi, il abandonne le violoncelle et décide de se consacrer, à l'âge de , à la musique électronique en achetant du matériel : une petite table de mixage Mackie , un compresseur Alesis 3630 et un échantillonneur Casio FZ-1 .. Après avoir obtenu un prêt de la part d'un ami, Braxe se laisse un an pour produire un maxi, puis en présente la démo à Thomas Bangalter, membre du duo de musique électronique Daft Punk, qu'il a rencontré dans une discothèque en 1993 .. Bangalter le publie sur son label, Roulé, en 1997.

Après la sortie de , Alan Braxe, avec Thomas Bangalter aux claviers et Benjamin Diamond au chant, joue au Rex Club à Paris le , devant un public clairsemé, dans le cadre de soirées mensuelles organisées depuis septembre de la même année par DJ Kenobi et DJ Jess, deux amis des Daft Punk. À l'époque, Benjamin Diamond était le chanteur d'un groupe punk. Il quitte le groupe lorsqu'ils expriment du mépris pour sa collaboration avec des musiciens électroniques, lui disant de .

Pendant les répétitions, le groupe a besoin d'un morceau supplémentaire pour compléter le set. Braxe dit qu'ils voulaient écrire une chanson plutôt qu'un .. Ils trient plusieurs vinyles, puis composent la première version de en utilisant en boucle les trois premières secondes d'un riff de guitare de de Chaka Khan en , ancré par une ligne de basse de quatre mesures, et échantillonné à l'aide d'un E-mu SP-1200.

Enregistrement vignette|alt=Photographie d'un homme portant une combinaison et un casque noir.|Thomas Bangalter, l'un des membres des Daft Punk (ici en 2013), prend part au projet Stardust.

Après la performance au Rex Club, les membres de Stardust, Thomas Bangalter, Alan Braxe et Benjamin Diamond, travaillent sur pendant six jours au Daft House, le studio personnel de Bangalter à Paris .. Ce dernier déclare dans un entretien en : . Ils arrangent le morceau en utilisant un piano électrique Rhodes, une boîte à rythmes Roland TR-909, une ligne de basse enregistrée sur un synthétiseur Korg Trident et un clavier d'échantillonnage Ensoniq ASR-10, en déclenchant différentes sections en les attribuant à différentes touches. La voix de Diamond et la piste finale sont compressées avec un Alesis 3630. Au début, Diamond n'aime pas sa voix sur l'enregistrement et souhaite recommencer son chant, mais Bangalter et Braxe trouvent qu'elle est parfaite.

Les paroles sont écrites par les trois membres du groupe. Ils ont écrit plus de paroles que ce qu'il y a dans la version finale de la chanson, mais n'ont pas réussi à trouver un moyen de les arranger. Le titre est donc coupé pour atteindre seize mesures et une harmonie avec la basse. Diamond a estimé que les paroles finales sonnent . Le morceau est achevé un lundi matin. En évoquant le moment où le groupe écoute le résultat de sa création, Braxe déclare qu'ils étaient satisfaits de la chanson finale, estimant qu'ils avaient créé quelque chose d'original et de nouveau. Il a décrit sa répétition et sa simplicité comme quelque chose qui ressemble à de la et qu'il s'agit .

Parution Sortie vignette|gauche|alt=Photo en noir et blanc d'un homme portant un pull noir.|Sven Løve est l'un des premiers DJ à jouer le titre de Stardust en soirée. Les premiers tests vinyles de paraissent sous le label Roulé en France en . Selon Alan Braxe, la chanson n'a pas rencontré le succès auprès des clubbers parisiens : . Le titre est joué dans une soirée par Sven Løve : l'un des organisateurs, David Blot, déclare : .

Le single était destiné aux disc jockeys, mais ceux-ci sont de plus en plus nombreux à en demander un exemplaire : les membres de Stardust en distribuent quinze sous forme de disque en lors de la en . Le DJ new-yorkais Hector Romero est de ceux qui ont bénéficié de cette distribution : . Le titre est joué dans toutes les soirées de la conférence et fait des envieux auprès des disc-jockeys qui n'ont pas pu se le procurer. D'après l'équipe des soirées à Miami, . Selon Gildas Loaëc, le co-manager de Roulé, qui observe également l'intérêt porté par la presse anglo-saxonne à la chanson de Stardust, Pete Tong, le DJ de BBC Radio 1, est le premier disc-jockey à diffuser cette chanson à la radio. Le single est commercialisé à partir du et la chanson passe à la radio à raison d'une diffusion par heure. Thomas Bangalter explique que la sortie tardive de est due au délai très long pour obtenir les droits d'utilisation de .

vignette|alt=Photo d'un homme portant une chemise à carreaux.|Pete Tong est à l'origine de la première diffusion à la radio de .

À l'issue de la , les disc-jockeys et les journalistes anglo-saxons attendent avec impatience la sortie de ce qui est décrit comme le . Cette attente donne naissance à plusieurs enregistrements pirate : un DJ d'Édimbourg sort une copie illégale de avec un sample de de Daryl Hall et John Oates. Le DJ anglais Paul Glancey sort illégalement une version plus rapide du titre, intitulée , qui s'écoule à . Dans le même temps, le groupe britannique Stuntmasterz sort , qui mixe le titre de Stardust avec de Madonna. Il paraît également un intitulé , qui reprend illégalement avec une basse de style garage.

Afin de faire face à la forte demande des disc-jockeys du monde entier que ne peut satisfaire un label artisanal comme Roulé, et aussi pour contrer la sortie des copies pirates, Stardust signe avec le label Virgin Records, qui sort en format CD et en cassette le au Royaume-Uni.. D'après Gildas Loaëc, Thomas Bangalter, qui a connu le succès avec son groupe Daft Punk à l'occasion de la parution de l'album , n'a pas apprécié l'attention supplémentaire dont il fait l'objet en raison du succès de Stardust : . Benjamin Diamond réalise à quel point la chanson est devenue populaire lorsqu'il l'a entendue lors de ses vacances en Italie : .

Aux États-Unis, est diffusé à la radio le , avant une sortie commerciale le . ..

Clip vidéo

Réalisé par Michel Gondry et tourné à Los Angeles durant l'été 1998, le clip vidéo de met en scène un garçon qui monte un planeur en modèle réduit (Vanderer de Marks Models) chez lui sur plusieurs jours. Au début du clip on voit ses parents lui acheter le planeur. Le clip met en scène les membres du groupe Stardust sous les traits de personnages fictifs, vêtus de costumes blancs, de masques argentés pour Bangalter et Braxe, tandis que le visage de Diamond, dont le crâne est rasé, est peint en couleur argentée. Diamond raconte qu'il . Stardust est en train de monter au sommet du hit-parade dans l'émission de télévision , le groupe montant d'une place chaque jour. Les quatre autres artistes et chansons du classement sont des parodies de tubes des années 1980. Quand le garçon finit de monter son planeur, il sort et le lance dans les airs mais son avion se pose sur un nuage. C'est le même nuage sur lequel Stardust a interprété sa chanson à la télévision. Le groupe récupère le planeur puis le renvoie avec bienveillance au garçon, s'éloigne sur leur nuage en lui faisant signe. L'unique preuve de leur passage est une trace de main sur l'aile du planeur, en poussière argentée, faisant écho au nom du groupe qui se traduit par « poussière d'étoile » ..

Alan Braxe décrit le clip comme étant . Braxe explique ainsi que . Le journaliste Bruce Tantum, pour la revue britannique évoque un clip . Jonny Coleman, journaliste pour la revue , écrit que le clip ..

Le clip passe très régulièrement sur la chaîne de télévision MTV tandis que la radio Skyrock utilise la chanson comme jingle pour habiller son antenne.

Réception Réception critique est encensé par la critique. John Bush d' applaudit .. Larry Flick, pour l'hebdomadaire américain , décrit une avec .. Annabel Ross, dans un article rétrospectif pour en 2018, qualifie le titre de et estime qu'il s'agit de l'une des meilleures chansons de la . Le magazine américain loue une .. Le journal Libération salue .

Sur le site spécialisé , Andy Battaglia estime que démontre les similitudes entre le disco et Daft Punk. Il fait l'éloge d'une guitare , d'une ligne de basse et d'un chant qui soulignent la douceur de la phrase-titre de la chanson .. Bruce Tantum, pour la revue mensuelle , écrit que la chanson . Josh Baines, pour le magazine , estime qu'il s'agit du . Il estime que l'utilisation du sample de Chaka Khan est .. La juge que le morceau constitue ..

Réception commerciale vignette|alt=Photo d'un vinyle, avec des inscriptions en blanc.|Le vinyle de sorti par le label Roulé.

Devenu le classique de l'été dans les soirées d'Ibiza en 1998, atteint la première place des charts en Grèce et en Espagne et le top 10 dans au moins neuf autres pays, dont la France. Au Royaume-Uni, la chanson atteint même la seconde place : d'après Stéphane Jourdain, ce succès outre-manche s'explique par le fait que les Anglais ont compris le titre comme , étant le symbole de l'ectasy, et que la chanson est une ode à la consommation de drogue.

Aux États-Unis, la chanson s'est classée en tête du classement pendant deux semaines et a atteint la place du . .. Au Canada, la chanson a atteint la deuxième place du et la cinquième place du . ..