Montmédy Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104. (gaumais/lorrain : Mâdy) est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est. Montmédy, ancienne capitale du comté de Chiny, fait partie de la Lorraine gaumaise.

Ses habitants sont appelés les Montmédiens. Géographie Localisation Montmédy est située sur la N 43 à au sud-est de Sedan et à au nord-ouest de Longuyon ; Stenay est à à l'ouest via la D 947 et la frontière franco-belge est à à l'est via la D 981.

La commune se trouve à une altitude moyenne de 257 mètres..

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Chiers, l'Othain, le ruisseau la Thonne, le ruisseau le Chabot, le ruisseau des Onze Fontaines, le ruisseau de Fresnois et le ruisseau de la Neau..

La Chiers, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Differdange (Grand-Duché de Luxembourg), entre en France dans la commune de Mont-Saint-Martin et se jette dans la Meuse à Remilly-Aillicourt, après avoir traversé .

L'Othain, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Gondrecourt-Aix et se jette dans la Chiers sur la commune, après avoir traversé .

La Thonne, d'une longueur de dont en France, prend sa source dans la commune de Meix-devant-Virton (Belgique) et entre la France à Thonne-la-Long pour se jeter dans la Chiers à Vigneul-sous-Montmédy, après avoir traversé .

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MontmédyLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mouzay à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Montmédy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de MontmédyUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,5 %), prairies (28,5 %), terres arables (24,7 %), zones urbanisées (8,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Chemin de fer Depuis le la gare de Montmédy est fermée et n'est plus qu'un arrêt situé sur la ligne Valenciennes - Thionville. Les voyageurs doivent se munir d'un billet au distributeur automatique ou à la maison de la presse locale située en centre-ville.

La ville est ainsi reliée directement à Carignan, Sedan et Charleville-Mézières à l'ouest et Longwy et Metz à l'est.

De 1914 à 1936 Montmédy était reliée à Verdun par une ligne de chemin fer secondaire qui faisait partie du réseau des Chemins de fer départementaux de la Meuse.

Le tunnel de chemin de fer qui traverse la colline de Montmédy construit en 1861 fut dynamité à trois reprises lors des invasions allemandes de 1870, 1914 et 1940. Aussi bien pendant la Première Guerre mondiale que lors de la Seconde Guerre mondiale un chemin de fer de contournement fut construit par l'occupant à travers les rues de la ville.

Lignes d'autobus Services assurés par Les Rapides de la Meuse (entreprise du Groupe Veolia Environnement, branche Transport) pour le Réseau Intermodal des Transports de la Meuse (RITM) du conseil général de la Meuse : Transport à la demande : Montmédy - Damvillers (trois fois par jour) Service régulier : Montmédy - Stenay - Dun-sur-Meuse - Vacherauville - Verdun Damvillers - Verdun Montmédy - Virton (Belgique).

Toponymie

Anciennes mentions : Madiacum (634) ; Mons-Medius (933) ; Mons-Madiensis () ; Novum castrum quod Mercurii-Mons dicitur () ; Montmaidy, Montmaidi (1239) ; Mont-Maidei (1258) ; Mont-Maidie, Mont-Maidey (1264) ; Mont-Maidy (1270) ; Montmaidi, Montmaidie (1276) ; Monmeidey, Monmeidy (1284) ; Momaydi (1364) ; Maidybas, Maidy-Bas, Maidy-Haut (1365) ; Montmalde (1399) ; Monmady, Montmadey (1549) ; Malmedy (1562) ; Montmady (1564) ; Monmedy (1656) ; Montmaidier (1683) ; Montmedy (1700) ; Mons-Maledictus (1756).

Histoire vignette|left|Duché de Luxembourg (Herzogtum Lützelburg, en beige, au nord-ouest) avec la ville de Montmédy vers 1400, carte de Gustav Droysen, 1886. vignette|280px|Le Tournoi de Chauvency, manuscrit du . vignette|left|Plan et perspective de Montmédy, par Alain Manesson Mallet, Les Travaux de Mars ou l'Art de la Guerre, 1696. vignette|Siège de la forteresse en 1657 (1670)

Montmédy, sous sa forme Madiacum, est mentionné pour la première fois en 634. « Porcionem meam de Madiaco… cum mancipiis, aedificiis, vineis, campos, pratis, silvis, et prato sectum super Caro et Hogregia » : c’est ainsi que, dans son testament du , Adalgisel Grimo, diacre de Verdun issu d’une grande famille aristocratique, donne à l’église Sainte-Agathe de Longuyon ses propriétés de Montmédy et d’Iré : biens, édifices, vignes, champs, prés, bois, et prairie de fauche (?) en bordure de la Chièrs.

Ancienne capitale du comté de Chiny. Le comte de Chiny y élève en 1220 un château fort, le château de Mady, qui donnera son nom à la ville.

En 1285, en contrebas des remparts, dans la plaine de Chauvency-le-Château, Louis de Looz, comte de Chiny, offre des fêtes extraordinaires avec joutes et tournois où participent plus de 500 chevaliers des environs et même de lointaines régions (Grilly au bord du lac Léman, Bergues au bord de la mer du Nord, Trie-Château près de Paris, Sancerre, etc.). Le chroniqueur Jacques Bretel raconte ces journées dans Le Tournoi de Chauvency. vignette|280px|Réquisitions chez les paysans près de Montmédy, Die Gartenlaube, 1871. Après être passée aux ducs de Luxembourg et avoir été ainsi incorporée aux Pays-Bas bourguignons d'abord, puis espagnols, elle est, avec le territoire surnommé ensuite « Luxembourg français », rattachée à la France par le traité des Pyrénées en 1659.

La ville, défendue par Jean V d'Allamont, investie en , est prise, en présence du jeune Louis XIV et de Mazarin, en par Vauban, p. 166, qui dirige là son premier siègeBarros et alii, p. 44.

En 1791, lors de sa fuite, le roi Louis XVI était attendu à Thonnelle. Reconnu, il est arrêté à Varennes-en-Argonne. C'est de Montmédy, bastion royaliste, que Louis XVI voulait lancer une contre-révolution.

À la fin des guerres napoléoniennes, la ville est assiégée par des alliés de la Septième Coalition entre le et le .

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, la ville est assiégée par l'armée prussienne : violemment bombardée après la capitulation de Metz, elle capitule le .

Elle est chef-lieu d'arrondissement de 1800 à 1926.

vignette|280px|Rue et chemin de fer de Montmédy sous l'occupation allemande, carte postale, v. 1914-1915.

Pendant la Première Guerre mondiale, Montmédy est une plaque tournante de l'armée allemande pour l'approvisionnement du front de Verdun, utilisant dans ce but de la ligne du chemin de fer meusien de Montmédy à Verdun qui venait de s'ouvrir juste avant le début des hostilités. Le , le Kronprinz reçoit en gare de Montmédy le feld-maréchal Paul von Hindenburg et le général Erich Ludendorff lors de leur premier déplacement en France.

Entre 1928 et 1940, le secteur de Montmédy est le lieu d'implantation de plusieurs ouvrages de la ligne Maginot ( et , sept casemates, quinze maisons fortes, batteries de 155 L 77 au sud-est de Montmédy, sept PC et quatre observatoires).

Lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant la drôle de guerre, le poste de commandement de la légère de cavalerie du général André Berniquet s'établit à MontmédyLe corridor des Panzers, tome I, Jean-Yves Mary, p.34-35, Heimdal, 2009.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Avec 58,06 % des voix au tour de la présidentielle à Montmédy, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive à la première place. À la seconde place, Marine Le Pen (Front national) recueille un score de 41,94 %.

Parmi les votants, 5,14 % ont glissé un bulletin blanc dans l'urne..

Liste des maires

Maire à une date non précisée (en principe début ) : Jean Baptiste de Reumont, baron de Reumont..

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Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 32,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 27,3 % la même année, alors qu'il est de 29,6 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 54,3 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (49,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Économie

Grâce à ses commerces et ses administrations, Montmédy reste un centre de services pour le nord meusien. L'essentiel des emplois relève de l'administration publique, mais les secteurs du tourisme, du commerce et du transport tiennent une place importante dans la vie économique locale.