Juigné-sur-Sarthe fut le siège d'un fief connu depuis le , relevant du comté du Maine puis du Comté de Laval à partir de 1429.

Union de Juigné et La Champagne-Hommet La Champagne-Hommet fut une châtellenie puis baronnie mouvante dépendante de la Maison de Laval. La partie méridionale de la Champagne du Maine, juste au nord de la Sarthe, formait la Champagne-Hommet, avec Juigné, Auvers, Avessé, Asnières, etc. Elle le berceau des Laval à la Motte de Denneray (ou Dénéré, à Avoise) (cf. Guy ), puis des Le Clerc de Juigné.

La seigneurie de La Champagne-Hommet est érigée en baronnie par lettres patentes de .

Par lettres patentes de 1647, Le titre est transféré ensuite sur la seigneurie de Juigné, devenant baronnie de JuignéAlbert Révérend, Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Volume 4, H. Champion, 1904, pages 249-252..

La famille Le Clerc de Juigné est reçue aux honneurs de la cour sous le titre de courtoisie de marquis de Juigné le Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1849. page 96..

Charles-Philibert-Gabriel Le Clerc baron de Juigné (1762-1819) est créé marquis-pair par ordonnance du . Il meurt sans postérité.

La descendance de son frère porte ensuite le titre de courtoisie de marquis de Juigné jusqu'à son extinction en 1951.

Généralités (La Champagne-Hommet) La Champagne-HommetPour expliquer ce surnom du Hommet, on a eu recours à un certain Tancrède Hommet que Guillaume le Conquérant aurait gratifié de la Champagne du Maine. Il s'agit d'une légende. est une châtellenie puis baronnie mouvante du Comté de Laval. La Champagne-Hommet doit son nom à Jean de Villiers du Hommet. seigneur du HommetQui devint seigneur de la Champagne par son mariage avec Jeanne de Beaumont vers 1374 ; le surnom du Hommet ne se trouve dans aucun texte antérieur à cette époque.. La Champagne-Hommet, domaine féodal, n'était d'ailleurs qu'un canton de la Champagne du Maine, territoire qui s'étendait de Cossé-en-Champagne à Rouez-en-Champagne, relevant de plusieurs suzerains.

La châtellenie de Champagne, plus tard Champagne-Hommet, appartenait à la maison de Laval, probablement depuis Guy Ier de Laval. En 1239, Jean de Toucy et Emma de Laval, dame de Laval, donnèrent en dot à Avoise (morte en 1270), épouse de Jacques de Château-Gontier, seigneur de Château-Gontier et de Nogent-le-Rotrou, toute la terre de Champagne au MaineEn plaine, en bois et en eaux, avec tous les droits, juridiction et domaine qu'y possédaient leurs ancêtres, spécialement les droits de péage, cum coustumiis, passagiis et cheminis.. La sénéchaussée de Champagne était exceptée de cette aliénation, mais seulement au point de vue honorifiqueCar le sénéchal devait faire les recettes dans la suite au profit de Jacques de Château-Gontier et de ses successeurs, comme il les avait faites précédemment pour les seigneurs de Laval.. Cette sénéchaussée était unie à la terre de Verdelles, en Poillé-sur-Vègre, tandis que le chef-lieu de la Champagne-Hommet semble avoir été le domaine de Demeré, en AvoiseDont il ne restait en 1408 que « la motte, où estoit anciennement le chasteau, les douves, fossés, clouaisons, contenant vestiges de maisons, bastimens, mazures de chapelle ».. La châtellenie de Champagne et la sénéchaussée de Champagne sont mentionnées à part dans l'aveu de Laval de 1444.

Généralités (Juigné) Cette terre passa de la famille de Quatrebarbes, dans celle de Poussin, puis dans celle de Lessillé, par le mariage de Thiéphanie Poussin avec Nicolas de Lessillé. Jean Lessillé, issu de ce mariage, étant mort sans enfants, de même que Pierre Poussin, frère de Thiéphaine, qui avait épousé Jeanne, dame de La Chartre et de Marçon.

Colas Leclerc, issu de Roland Leclerc (vivant vers la fin du , du temps de Philippe-le-Bel), qui avait épousé une sœur cadette de Thiéphaine et de Pierre Poussin, succéda à Jean Lessillé son cousin germain dans les terres et seigneuries de Juigné, Coulennes (en Loué), de La Motte d'Arthésé, d'Hierré (en Tassé) et de La Nouillère. Colas Leclerc, en 1480, était aussi seigneur pour moitié, de la châtellenie de Milon, en Amné.

René II Le Clerc, seigneur de Juigné et de Verdelles, acquit, en 1600, de la maison de Maillé-Bénéhart, la châtellenie de Champagne (Champagne-Hommet, à Avoise), alors annexée à la terre de Verdelles-en-Poillé, En récompense de ses services, la châtellenie de Champagne fut érigée en baronnie en 1615.

Son fils, Georges Le Clerc de Juigné, fut autorisé à réunir sa terre de Juigné à celle de Champagne et obtint leur érection en baronnie par lettres patentes de l’an 1647, enregistrées au bureau des finances de Tours, en la sénéchaussée d'Anjou, et . Il fit ensuite transférer ce titre sur la terre de Juigné qui en devint le chef-lieu. 180px|thumb|left|Le château de Verdelles(Poillé-sur-Vègre) en 1862. Le château de Verdelles, le , par ses belles sculptures du style de la Renaissance, qu'habitaient les premiers seigneurs de Juigné, du nom de Leclerc, comme on le voit par un aveu rendu par Leclerc, en 1668, fut probablement abandonné par eux lorsqu'ils eurent fait bâtir celui actuel de Juigné.

Le roi Louis XVIII attribua le la pairie héréditaire et le titre de marquis à Charles Philibert Gabriel Le Clerc, mort sans postérité en 1819 (son neveu l'a perdue, à défaut d'avoir prêté le serment, prescrit par la loi du , à la monarchie de Juillet). .

La terre de Juigné, dont quelques parties ont été vendues pendant la Révolution française, continua d'appartenir à la famille Leclerc de Juigné jusqu'au milieu du , date à laquelle elle passa aux Durfort Civrac de Lorges.

La question du péage La question du péage de la Champagne, que le seigneur de Juigné percevait encore au en vertu de la cession de 1239, intéressait le commerce lavallois, et spécialement les marchands de vin. Les droits n'étaient pas exorbitants(8 deniers par pipe de vin, de cidre ou d'eau-de-vie, et le marquis de Juigné les affermait seulement 50 ₶ et deux chapons en 1686), mais ce n'en était pas moins une entrave. En 1702, les échevins de Laval demandaient au parlement qu'il fût dressé « un plan ou carte géographique de la chastellenie de Champagne, suivant l'aveu d'icelle rendu au comté de Laval ; dans laquelle carte, il sera fait distinction et désignation exacte des chemins par lesquels se fait ordinairement la voiture des vins depuis les ports de Cheronnerie, de Soulesmes et d'Avoise jusques aux villes d'Évron, Sainte-Suzanne, Bruslon, Mayenne, Ambrières, Lassé, Alençon, etc. ». Un arrêt du conseil d'État, du , défend à la dame de Juigné, de percevoir aucun droit de péage sur la Sarthe et autres rivières, dans l'étendue de la baronnie de Champagne : cette dame imposait les bestiaux chargés, qui traversaient le territoire de la seigneurie de Juigné et de Champagne réunis.

Les possesseurs de la terre de La Champagne-Hommet En gras, les seigneurs de La Champagne-Hommet ; ∞ : Union. 125px|thumb| Armes des Beaumont-au-Maine : chevronné d'or et de gueules de pièces. La châtellenie de Champagne, plus tard Champagne-Hommet, appartenait à la maison de Laval, probablement depuis Guy Ier de Laval. En 1239, Jean de Toucy et Emma de Laval, dame de Laval, donnèrent en dot à Avoise (morte en 1270), épouse de Jacques de Château-Gontier, seigneur de Château-Gontier et de Nogent-le-Rotrou, toute la terre de Champagne au Maine Jean de Villiers, seigneur du Hommet, qui devint seigneur de la Champagne par son mariage avec Jeanne de Beaumont-au-Maine vers 1374. (les Villiers étant au Hommet les héritiers de la famille du Hommet) Guillaume de Villiers, petit-fils de Jean de Villiers, mari de Jeanne du Matz, n'ayant eu que deux filles, Jeanne, la jeune, mariée à René de Marcillé, eut pour sa part un tiers du domaine, sous le nom de seigneurie de la Roche-Saint-Bault. Anne de Villiers, l'aînée, dame de Benehart, fut femme d'Hardouin XI de Maillé. Après une confiscation momentanée par Henri IV au profit de Françoise d'Orléans en 1590, René Ier de Maillé Bénéhart rentra en possession de sa châtellenie de Champagne-Hommet, qu'il vendit, le , pour 6 000 écus à René II Le Clerc.

Les possesseurs de la terre de Juigné En gras, les seigneurs de Juigné ; ∞ : Union. 150px|thumb|right|Blason de la famille de Quatrebarbes : De sable à la bande d'argent accompagnée de 2 cotices de même. Mathurin (ou Macé II) Quatrebarbes (vers 1250 † après 1294 - Mée), seigneur de La Rongère (à Saint-Sulpice (Mayenne)), seigneur de La Membrolle, de La Touche-Gelé, de Valière, de La Guillionnière, de Juigné, de La Chapelle-Craonnaise et de Chateauneuf ; Jean Quatrebarbes, seigneur de La Membrolle, seigneur de La Touche-Quatrebarbes (à La Membrolle), seigneur de Juigné ;

Notes et références

Annexes Articles connexes Liste historique des marquisats de France Liste des marquis français éteints

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Bibliographie

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