Armand Victor Jacquey, dit Armand Jacquey, né le à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales) et mort le à Mont-de-Marsan (Landes), est un militaire et homme politique nationaliste français.

Biographie Carrière militaire Il entre à l'école militaire spéciale de Saint-Cyr à 18 ans, le , et en sort le , après y avoir porté les galons de caporal, et arrivant comme sous-lieutenant au régiment de ligne. Lieutenant le , capitaine le , toujours au même régiment, il y occupe les fonctions de capitaine adjudant-major quand la guerre franco-allemande de 1870 éclate. Classé capitaine au régiment de marche, le , il est affecté au 90 régiment d'infanterie le et à la fin de la guerre il est décoré de l'ordre national de la Légion d'honneur ().

Nommé chef de bataillon au 9 régime d'infanterie le , il se fait affecter avec le même grade et la même année, à la suite de violentes inondations à Agen, les 24 et , il reçoit une médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement en or de 1 classe en remerciement de son action. En 1876, il est affecté au 2 régiment de tirailleurs algériens puis est nommé lieutenant-colonel, en 1883, au de ligne, puis au et au 34 régiment d'infanterie. Il commande comme colonel successivement deux régiments d'infanterie, celui de la brigade, à la caserne Bosquet de Mont-de-Marsan.

Outre les campagnes menées contre l'Allemagne, Jacquey compte six campagnes en Algérie dont une, en 1881, lors l'expédition du Sud-Oranais, contre Bouamama et se distingue le durant le combat de Chellala. Quelques jours plus tard, il est nommé officier de la Légion d'honneur.

Après avoir été colonel en 1887 (), au , à Vitré, puis au , à Lille, et commandeur en 1894, Jacquey est placé, le , dans la section de réserve du cadre de l'état-major général de l'armée et décide de se fixer à Mont-de-Marsan, lieu de son dernier commandement militaire.

Carrière politique Il se présente dans les Landes aux élections législatives de 1898 comme "Républicain libéral" ("Républicain indépendant") et se fait élire avec le soutien des journaux monarchistes et radicaux-socialistes. À la suite de son élection par 7,823 voix contre 6,165 pour son concurrent, il rejoint le Groupe antijuif, dont il devient vice-président. La même année, bien qu'antisémite, il se prononce pour la révision du procès de l'affaire Dreyfus :"Je crois en la culpabilité de Dreyfus, mais je crois aussi à l'irrégularité de la procédure suivie pour obtenir sa condamnation. Le grand tort de ses partisans a été de nous obliger à choisir entre l'armée et lui".Il est réélu aux élections législatives de 1902 par 8,274 voix contre 6,170 pour son concurrent. Siégeant parmi les Républicains nationalistes, il est encore réélu élections législatives de 1906, où il obtient 8.238 suffrages contre 3.982. Il n'est pas en élu en 1910 (6.574 voix contre 7.136) et quitte la vie publique. Il meurt à Mont-de-Marsan en 1921 à l'âge de 87 ans.

Distinctions () Médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement (1875) (1881)

Notes et références Références

Bibliographie

Voir aussi

Liste des députés des Landes Antisémitisme sous la Troisième République

Liens externes

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