Urania Mella Serrano, née à Vigo en 1899 et morte en 1945 à Lugo, en Galice, est une femme politique espagnole, précurseure de l'associationnisme féminin, militante des droits des femmes, victime de la dictature franquiste.

Famille Urania Mella est la fille du penseur anarchiste Ricardo Mella et d'Esperanza Serrano (fille de Juan Serrano Oteiza, anarchiste célèbre de Madrid et fondateur de la Revista Social).

Biographie Femme très instruite et socialement engagée, Urania Mella est professeure de piano et étudie les Beaux-Arts à l'École des Arts et Métiers de la ville de Vigo. Elle est présidente de la section de Vigo de l'Asociación de Mujeres Antifascistas (en français: Association des Femmes antifascistes) et membre du Secours rouge international.

Pendant le soulèvement nationaliste des 17 et 18 juillet 1936 en Espagne, elle tente de défendre son quartier avec son mari Humberto Solleiro Rivera, avant de devoir fuir vers Redondela, où le couple est arrêté. Elle est condamnée à mort par le conseil de guerre franquiste, peine commuée plus tard en 30 ans de prison, alors que son mari est assassiné par les nationalistes. Veuve, laissant à Vigo quatre enfants, elle est incarcérée à la prison centrale de Santurraran, dans la province basque du Guipuscoa. Elle meurt le .

Postérité Le conseil municipal de Vigo décide lors de sa session du de dénommer une rue de la ville à son nomArticle dans le Faro de Vigo, tandis que le Ministère de l'Équipement espagnol donne son nom à un navire antipollution de Salvamento marítimo lancé en Web du Ministerio de Fomento. Ce dernier acte fait l'objet d'une controverse, la famille d'Urania Mella n'ayant pas été invitéeArticle dans Atlántico DiarioReportage dans Faro de Vigo. Au Festival de Saint-Sébastien de 2010 est présenté le documentaire de Txaber Larreategi et Josu Martínez, Prohibido Recordar, consacré aux conditions de vie des femmes incarcérées à la prison de Santurraran, avec la participation des filles d'Urania Mella, Conchita et Alicia. Le , et en conformité avec la loi 52/2007 du dans laquelle la démocratie espagnole rend honneur à celles et ceux qui ont souffert de la persécution sous l'Espagne franquiste, le ministre Francisco Caamaño Domínguez publie la Déclaration de la réparation et la reconnaissance en son nom, sous les ordres visés au paragraphe 1, l'article 4 de la Loi.

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