Didier François Honorat de Baraudin, marquis de Baraudin (titre de courtoisie), seigneur du Maine-Giraud, né le à Loches - Note. Baptisé le 9 janvier 1724 et né le 8. et mort le à Loches, est un aristocrate et officier de marine français du . Il sert dans la Marine royale et parvient au grade de chef d'escadre. Il est le grand-père maternel d'Alfred de Vigny.

Origines et famille Issu d'une famille de petite noblesse d'origine piémontaise, de la région d'Yvrée (Baraudin est la version francisée de Baraudini). La famille Baraudin reçoit des lettres d'anoblissement, du , du duc de Savoie, Charles , après son installation en France. Elle est naturalisée et confirmée noble par , en 1543, et se fixe par la suite en Touraine et en Charente. Un grand nombre de ses membres avaient servi dans l'armée et dans la marine du Roi. Didier de Baraudin est le fils de Jean Honorat de Baraudin et de Jacqueline de Riencourt. Son père, Jean Honorat de Baraudin, seigneur de Launay est conseiller du Roi, commissaire ordinaire des guerres en la généralité de Tours et chevalier de Saint-Louis. Son cousin, Honorat de Baraudin est gouverneur de Loches et la femme de ce dernier, Charlotte du Bougainville est la sœur du célèbre navigateur Bougainville.

Carrière dans la Marine royale Il entre dans la Marine royale. Comme de nombreux marins à l'époque, il est initié à la franc-maçonnerie. Il entre en 1745, à l'âge de 21 ans, dans la loge de la Marine. Il est promu enseigne de vaisseau en 1754 et fait chevalier de Saint-Louis en 1757. Il participe à la guerre d'indépendance des États-Unis. En 1777, commande Le Réfléchi de 64 canons au sein de la flotte française. Il reçoit un brevet de capitaine de vaisseau en 1784 et est promu au grade de chef d'escadre des armées navales du roi en 1790. Lorsque la Révolution éclate, il est brièvement détenu.

Baraudin s'étant retiré sur ses terres - au Logis du Maine-Giraud - promet par lettre du à l'administration municipale de Champagne-de-Blanzac de lui adresser régulièrement des certificats de résidence, tels que ceux prévus par la loi. Il ne tient pas sa promesse et, le , le directoire du département de la Charente ordonne le séquestre, la vente de ses biens et l'inscription de son nom sur la liste des émigrés. Il est par la suite définitivement rayé de la liste des émigrés par arrêté du comité de législation de la Convention nationale du 6 floréal An III. Il meurt le 29 fructidor An V () à Loches.

Mariage et descendance Il épouse Jeanne Pernelle de Nogerie (1731-1797) le à Rochefort-sur-Mer, Charente-Maritime. De cette union naissent deux filles et un garçon : Marie-Jeanne-Amélie (1757-1837), future mère d'Alfred de Vigny et Louis-Honorat (né en 1760-fusillé en 1795 après l'expédition de Quiberon).

Notes et références

Voir aussi Sources et bibliographie

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Articles connexes Histoire de la marine française de Richelieu à Louis XVI Alfred de Vigny

Catégorie:Officier de la Marine royale (France) Catégorie:Amiral français du XVIIIe siècle Catégorie:Décès en septembre 1797 Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Personnalité de la franc-maçonnerie initiée avant 1750 Catégorie:Naissance en janvier 1724 Catégorie:Naissance à Loches Catégorie:Décès à Loches Catégorie:Décès à 73 ans