Hugues de Toul (ou Hugo Tullensis), est un chroniqueur médiéval, longuement cité par Jacques de Guise dans ses chroniques du Hainaut.

On ignore à quelle époque il a vécu, mais c’est assurément au moins avant la fin du ou au tout début du XIVe, puisque Jacques de Guise (mort en 1399) a eu le temps de le lire et de le citer.

Œuvre

Il reste peu de traces de cet auteur, dont les écrits originaux semblent tous avoir été perdus.

Hugues de Toul, est connu (via les chroniqueurs qui lui ont succédé) pour avoir écrit les histoires des Lorrains « Historias Lotharingorum »Introduction de la Chronique rimée de Philippe Mouskes & al. (Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique. Commission royale d'histoire - 1838 -). Il l'avait écrit selon J. De Guyse : Jacques de Guyse, VIII, 263, 271, 274; IX, 87, 225,227,229, 233.. Selon de Guyse son œuvre semble valoir d’autres documents (« monumens ») qu'il a consulté, tels que Charlœ Austrasiensium, verba Lothariensium. Il aurait écrit un « Testimonia », évoqué par Paulin Paris, dans une note de son premier volume sur Val-parfunde, p. 96, (, mais ces Testimonia ne figurent ni dans le premier ni dans le second volume. commente le polygraphe et historien belge Baron de Reiffenberg.

Il évoque, Selon le baron de Reiffenberg la Saga de Garin (ou Saga des Lorrains, ou Rroman de Garin) qui est une Saga familiale et héroïque de Garin le Lorrain, laquelle met en scène les conflits entre la « race de Pépin » et celle de Mérovée. De Reiffenberg note que cette saga semble fortement inspirée du Nibelungen qui aurait circulé en Belgique au Moyen Âge. À ce propos, selon le Baron de Reiffenberg, Hugues de Toul raconte qu’après ma mort de Charles Martel, c'est . Ceci est rapporté par Hugues de Toul comme une vérité, très probablement faisait remarquer le baron de Reiffenberg.

Crédibilité Hugues de Toul n’est pas à considérer comme un véritable historien au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Ses sources, sont anciennes et issues du légendaire issu des traditions orales ou sur de chroniques apocryphes (que selon le baron de Reiffenberg qui s'est beaucoup intéressé au Moyen Âge, in Philippe Mouskes, Chronique rimée de Philippe Mouskes, [Volume 2 / Collections de chroniques belges inédites, publiées par ordre du Gouvernement, et par les soins de la Commission royale d'Histoire. Voir page CCLXVI]

Une note de bas de page du Barron Reiffenberg précisait : ou ensevelis dans des dépôts inaccessibles. Des auteurs tels que le baron de Reiffenberg lui reprochent (mais sans l’avoir lu, autrement que par les extraits qu’en cite Jacques de Guyse) d’avoir manqué de recul en reprenant à son compte – comme de nombreux chroniqueurs médiévaux - des allégations historiques non vérifiables et probablement souvent fausses ou mêlées de merveilleux. . le baron de Reiffenberg, un peu vite, peut-être se moque de la crédulité de Hugues de Toul comme suit

Si la valeur historique de ses écrits est à fortement relativiser, qui nous en est parvenu reste néanmoins très intéressant pour éclairer le contexte sociopsychologique et politique du haut Moyen Âge et de l’époque de Jacques de Guyse.

Voir aussi Articles connexes

Florence Pays-Bas Histoire de la Belgique Frédéric de Reiffenberg

Liens externes Isabelle Glorieux, Tournai, une ville fondée par un soldat de Tullus Hostilius ? À propos des origines légendaires de la cité des Cinq clochers ; thèse annexe, rédigée sous la direction du Prof. Paul-Augustin Deproost et soutenue par Isabelle Glorieux pour un doctorat sur Les paradis bibliques dans la poésie latine de l'antiquité tardive au haut Moyen Âge (le à l'Université de Louvain).

Bibliographie

Notes et références

Catégorie:Chroniqueur du Moyen Âge