Agnès de La Barre de Nanteuil, née le à Neuilly-sur-Seine et morte le à Paray-le-Monial, est une résistante française.
Biographie Jeunesse engagée en temps de paix Agnès, Louise, Claude, Marie, Joseph de La Barre de Nanteuil est la fille aînée de Gabriel de La Barre de Nanteuil (1891-1942) et de son épouse Sabine Cochin (1899-1972), d’une lignée d’élus parisiens et du Nord, députés et ministres.
Elle grandit à Paris et en Bretagne, dans le château de Runiac à Theix, où sa famille s’installe en 1937. Elle s’engage aussi dans différents mouvements catholiques et de jeunesse : cheftaine de louveteaux parmi les guides de France, elle est également membre de l’Action catholique et de la jeunesse étudiante chrétienne.
Jeunesse engagée en temps de guerre Après la défaite de la France, son père s’engage dans la Résistance et noue des contacts avec Libération-Nord dès 1940. L’année suivante, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à une filière d’accueil et d’évasion d’aviateurs anglais fondée par sa mère, Sabine Cochin, qui aide à exfiltrer vingt à trente aviateurs alliés, cachés à la campagne et envoyés en Angleterre. En 1942, sous le nom de Claude, elle devient l’agent de liaison du capitaine de frégate Paul Chenailler, futur compagnon de la Libération. Là, assurant notamment la liaison entre celui qui répondait au nom de et le général Audibert, réfugié à la clinique des Augustines de Malestroit, elle travaille également pour le deuxième bureau de l’État-major départemental de l’Armée Secrète.
L'engagement jusqu’au bout Le , elle est arrêtée au domicile familial par les membres du service de sécurité allemand, sur dénonciation. Emprisonnée à Vannes, Agnès est mise entre les mains de la gestapo de Rennes et torturée. Elle est ensuite déportée dans le train de Langeais au départ de Rennes (convoi I.302). Ce convoi de deux mille personnes étant mitraillé par un assaut de l'aviation alliée, Agnès est blessée et meurt bientôt des suites de cette blessure, à moins de vingt-deux ans, en gare de Paray-le-Monial.
Elle est inhumée à Vannes au cimetière de Boismoreau. Distinctions (décret du ) (décret du ) remise par le général de Gaulle à son frère Benoît (1929-2009) Citée à l’ordre de la :
Morte pour la France Nommée au grade de sous-lieutenant (JO du pour prendre rang du )
Hommages Nommée marraine de la promotion de l'École militaire du corps technique et administratif de Saint-Cyr Coëtquidan (2002-2003), elle est, avec Jeanne d'Arc et sainte Odile, une des rares femmes à avoir donné son nom à une promotion de cette école d'officiers.
Le , la Session régionale de l'Institut des hautes études de Défense nationale choisit Agnès de Nanteuil pour marraine de promotion.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Odile Haumonté, Agnès de Nanteuil et Sophie Scholl, les jeunes dans la résistance, Editions Téqui, 2022, 158 p.
Articles connexes Résistance intérieure française Famille de La Barre de Nanteuil Famille Cochin
Liens externes
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