est une chanson de l'auteure-compositrice-interprète américaine Lana Del Rey, issue de son premier album studio, . Le titre est composé par Del Rey, Dan Heath ainsi qu'Emile Haynie en plus d'être produit par ce dernier. Dans la plupart des pays européens, de même que dans certains territoires d'Asie et d'Amérique, la piste est commercialisée en tant que troisième single de l'album. Mêlant divers styles musicaux, tels la pop, l'indie pop et le hip-hop, elle relate l'histoire d'une relation complexe à l'origine de nombreux problèmes.
La presse accueille la chanson de façon généralement positive, appréciant son refrain puissant et ses sonorités hip-hop. Le public réserve quant à lui un accueil plus froid au morceau, ce dernier n'obtenant qu'un succès modéré en Israël et en France, en plus de se hisser au sein de certains hit-parades, notamment ceux de la Suisse et du Royaume-Uni.
Afin de promouvoir le titre, trois vidéoclips sont produits, un créé par Del Rey elle-même, un autre montrant la chanteuse interprétant une version acoustique de la piste et un dernier réalisé par le cinéaste français Yoann Lemoine. Cette dernière vidéo, tournée en noir et blanc, est saluée par la critique, récoltant deux nominations aux . Toujours dans le but d'assurer la promotion du titre, Del Rey l'interprète dans de nombreux programmes télévisés, entre autres dans la variante britannique de , dans l'émission française et dans la série américaine .
Genèse et composition thumb|droite|175px|Le rappeuse américaine Azealia Banks figure sur l'un des remixes du morceau.|alt=Une femme d'origine afro-américaine, Azealia Banks, tenant un microphone dans ses mains. Elle est vêtue d'une jeans bleu foncé de même que d'un soutien-gorge noir et porte un chapeau de la même couleur.
est composée par Lana Del Rey, Dan Heath ainsi qu'Emile Haynie, et est produite par ce dernier . La chanson est enregistrée dans le chalet personnel de Heath, à Santa Monica. Del Rey et Heath y composent la mélodie de la piste, créant une progression d'accords qui plus tard devient le refrain du titre . Celui-ci comprend des instruments à cordes lo-fi recouvant la voix de Del Rey lorsqu'elle fredonne Ces paroles sont originellement composées en anglais, étant initialement rédigées ainsi : . . La piste, bénéficiant d'un rythme relativement simple, rappelle les pièces du producteur américain Timbaland . Quant aux paroles, elle relatent l'histoire d'une relation complexe qui engendre de nombreux problèmes . Plusieurs de ses lignes sont en outre inspirées par le style hip-hop. Ces influences peuvent notamment être perçues dans les couplets et Ces paroles sont originellement composées en anglais, étant initialement rédigées ainsi : et .. D'une autre part, une forte influence de pop baroque est perceptible au sein du morceau, entre autres à travers l'utilisation de la guitare sèche et la ligne Ces paroles sont originellement composées en anglais, étant initialement rédigées ainsi : .. L'instrumentation du morceau se compose de batteries, de guitares ainsi que de claviers. Enfin, le titre possède un tempo de 60 battements par minute et est écrite dans la clef de Fa mineur.
La chanson est initialement publiée sur un maxi intitulé sur lequel figure les deux titres énumérés . Par la suite, elle est rééditée dans un nouvel EP portant le nom de l'interprète, . Celui-ci fait une brève apparence dans le en après s'être écoulé à exemplaires . Ultérieurement, la piste, qui est finalement comprise dans l'album , est utilisée en guise de face B du premier single du LP . Le morceau devient peu après le troisième extrait du disque . Sa pochette, révélée le , précède sa sortie, qui a lieu le .
À la suite de la sortie officielle de la chanson, un maxi contenant plusieurs variantes de est mis en vente sur l'. Parmi eux, on retrouve un remix sorti courant 2011 et réalisé par Penguin Prison . Se trouve également sur l'EP une version du titre mettant en scène le rappeuse américaine Azealia Banks . , vocaliste de la formation Foster the People, est à l'origine de cette collaboration. Il lui donne le nom de Sim & Belle . Durant son processus de création, Del Rey et Banks font également appel à Ryan Tedder du groupe OneRepublic, celui-ci ayant déjà travaillé sur des titres tels que de Leona Lewis et de Beyoncé . Au cours de la des Grammy Awards, Tedder, dans le cadre d'une interview pour le périodique , déclare qu'il a dû . Cette dernière version remixée du morceau omet d'inclure les percussions sombres présentes dans l'édition originale du titre, laissant davantage place à des sons électroniques. Elle incorpore aussi des rythmes house sur lesquels Banks évoque .
Accueil critique thumb|gauche|175px|Blue Jeans entraîne plusieurs comparaisons avec les chansons de l'auteur-compositrice-interprète britannique Adele.|alt=Une jeune femme, Adele, tenant un microphone dans ses mains. La photographie est en noir et blanc
est globalement bien accueillie par la presse. Dans un billet publié en , le magazine affirme que le titre est . La chaîne télévisée musicale apprécie également le moreau, mais en vient néanmoins à se questionner sur l'optimisme qu'il renferme . De son côté, le encense le caractère nostalgique et réaliste de la musique ainsi que la profondeur de ses paroles . D'autre part, le site web estime que la piste , la comparant à la discographie d'Aaliyah dans les années 1990 ainsi qu'aux chansons de The Weeknd. Dans le même ordre d'idées, le magazine souligne que Del Rey met à profit dans la piste. Il salue aussi l'originalité de ses paroles, notant entre autres les comparaisons inusitées que la chanteuse effectue entre son amant et son pull favori . Dans un article tout aussi positif, le périodique britannique déclare que .
Nommant comme une des meilleures pièces de l'album, la publication remarque ses références à l'œuvre de Quentin Tarantino tandis la revue spécialisée affirme qu'elle est un . Ce dernier journal ajoute également que la chanson marque une tournure originale et . Résumant brièvement la piste, le magazine musical indique que . Dans une critique de l'album , le site web apprécie les paroles recherchées de la chanson, décrite comme une « sombre ballade » . Outre cela, la revue , bien que déplorant les fortes similarités entre le morceau et les pièces d'Adele, certifie que le titre est . Sur un ton plus négatif, la publication regrette la pente hyper-sexualisée qu'a prise l'album et son single , attestant : . L'auteur du billet, consternée, certifie que le morceau résume approximativement 65 % des paroles de l'album .
Performance dans les hit-parades Au sein du continent européen, obtient un succès modéré. En France, la chanson se hisse à la du hit-parade national à la fin de l'année 2011, après de la sortie de l'album , tandis qu'en Suisse elle atteint le du au cours du mois de . Sur le territoire belge, le morceau fait une courte apparition dans le , à la en Flandres et à la en Wallonie . Il effectue un parcours similaire en Croatie, où il se classe brièvement à la du palmarès . Au Royaume-Uni, le titre atteint la du après y avoir figuré pendant une dizaine de semaines .
Ailleurs dans le monde, parvient à s'imposer, notamment en Amérique, en Asie et en Océanie. Aux États-Unis, la pièce intègre les hit-parades réservés à la musique rock et alternative, respectivement à la et à la . De même, au Brésil, la chanson réussit à figurer dans différents palmarès : elle atteint la du classement pop et la du hit-parade radiophonique . Sur le continent asiatique, le titre atteint le du , en Israël, alors qu'en Océanie, il touche la du palmarès australien, classement réservé aux artistes n'ayant obtenu encore aucun succès significatif en Australie .
Vidéoclip
Réalisation Le vidéoclip de est réalisé par l'artiste français Woodkid, ayant précédemment collaboré avec la chanteuse sur la vidéo de . Le , Del Rey tweete un message indiquant que la sortie de la vidéo approche, accompagné de la couverture du single, issue du clip. Celle-ci montre l'interprète étendue sur le sol et vêtue d'un justaucorps blanc. Son cou est saisi par une main sur laquelle est inscrite le mot . Le jour suivant, Del Rey dévoile deux nouvelles images de la vidéo. La première dépeint la chanteuse debout portant un maillot de bain une pièce alors que Bradley Soileau, mannequin également présent dans le clip de , caresse son corps tout en embrassant sa nuque. Dans le second cliché, Del Rey fume une cigarette en fixant Soileau . Au cours d'une interview accordée au magazine américain , celui-ci décrit le tournage du clip :
Trois jours après le dévoilement des images, une ébauche du vidéoclip apparaît sur le web. Cette version pirate inachevée ayant fuité sur la plateforme est rapidement retirée à la suite d'une réclamation de droits d'auteurs émise par . La version officielle est révélée le jour suivant, le , sur .
Synopsis Le vidéoclip monochromatique précède le clip de . Il débute par un plan montrant le visage de Del Rey flottant sur l'eau, sur une musique au violon. La chanson commence ensuite tandis qu'un homme tatoué, interprété par le mannequin Bradley Soileau, apparaît fumant une cigarette face à une piscine rétro située dans une maison hollywoodienne des années 1960. Celui-ci retire ses vêtements et se dirige vers Lana Del Rey, la caresse et insère ses doigts dans sa bouche. Il plonge ensuite dans la piscine, et est rapidement rejoint par la chanteuse, vêtue d'un maillot de bain une pièce blanc. Elle s'enfonce sous l'eau, et, soudain, quatre alligators émergent et entourent la nageuse. Celle-ci revient conséquemment à la surface, puis embrasse Soileau, qui se trouve en fait être un des reptiles. Lana Del Rey continue à l'étreindre jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse. L'homme prend ensuite la chanteuse inanimée dans ses bras, avant de s'emparer de son cou et de la noyer en l'amenant jusqu'au fond de la piscine avec lui. Le clip se termine avec une séquence montrant Del Rey et Soileau immobiles, toujours sous l'eau .
Réception La presse réserve un accueil partagé au clip, certains saluant sa simplicité, d'autres la présentant comme une lacune. Le apprécie et la qualité de la réalisation. Il compare en outre l'allure de Lana Del Rey à celle d' . Plus mitigée, juge la vidéo tandis que Jason Lipshutz, journaliste pour le périodique musicale , affirme qu'elle propose une fine interprétation visuelle du morceau, la décrivant comme . De même, l'édition britannique du journal estime le clip , à l'instar du , qui affirme que sa puissance réside dans son atmosphère rétro . Plus enthousiaste, le blog fait l'éloge des décors du clip, déclarant : . Le site web souligne également la tristesse dont témoigne la chanteuse au cours du clip. D'autre part, il note . Dans un billet singulièrement critique, la revue estime que le clip est mal ficelé, voire ennuyeux, tout comme la chanson elle-même . Cependant, le vidéoclip est bien accueilli par le public. Son impact est particulièrement conséquent sur les réseaux sociaux. Après sa sortie, il est devenu le dixième sujet le plus abordé sur le site de microbloage , derrière des thèmes tels que et Sweeney Todd .
Autres versions Une version alternative de la vidéo est mise en ligne sur le compte de Del Rey avant la publication du clip officiel, le . Tout comme dans le clip de son premier single, , le court-métrage montre des images d'archives variées ainsi que des plans de la chanteuse filmés avec une webcam . Cette édition de la vidéo inclut aussi des séquences d'un projet réalisé par le photographe australien Nirrimi Joy Firebraca et intitulé . Ces différentes images du clip ont été tournées au format Super 8 ou en VHS . La presse est indifférente à la vidéo, se contentant de la comparer aux œuvres précédentes de Del Rey, tandis que le public lui réserve un accueil plus chaleureux : celle-ci compte en effet plus de dix millions de vues sur YouTube en .