Adolph Zukor, né le Biographical Dictionary of American Business Leaders, . et mort le à l'âge de , est un producteur de cinéma d'origine hongroise.

Il fait partie de ces hommes qui ont contribué à la légende hollywoodienne. Il est l'un des cofondateurs de la Paramount Pictures avec Jesse L. Lasky.

Il se retire en 1959 nommé président honoraire et il le restera jusqu'à sa mort.

Biographie Enfance thumb|Présent d'Adolph Zukor à Ricse, sa ville natale. Adolph Zukor naît en 1873 à Ricse en Hongrie d'un père épicier et d'une mère fille de rabbinLe public n'a jamais tort, .. En plus de tenir son épicerie qu'il a monté de ses mains, son père cultive des champs voisins pour subvenir un peu mieux aux besoins de sa famille. Ce dernier meurt un an après la naissance d'Adolph après s'être rompu une veine en soulevant une charge trop lourde. Sa mère se retrouve seule avec le petit garçon et son frère plus âgé de deux ans. Ayant une santé fragile, elle ne peut assurer le travail qu'accomplissait son mari et décide de se remarier peu de temps après. Elle meurt finalement sept ans plus tard, Adolph a huit ans. Lui et son frère partent vivre dans un village voisin, chez le frère de leur mère qui est rabbinLe public n'a jamais tort, ..

Contrairement à son frère qui est brillant, Adolph est un élève moyen qui ne ressent aucune vocation particulière. À douze ans, il est placé en apprentissage dans une étude d'un hameau à quinze kilomètres de Ricse afin de devenir clerc de notaire. Il s'attèle sans rechigner au travail qui lui est soumis jusqu'à la fin de sa formation qui lui permettra d'être promu clerc. Cette perspective de carrière à deux dollars par mois ne l'enthousiasme pasLe public n'a jamais tort, .. Une autre idée germe dans sa tête. Dans le village où il vit, des lettres écrites par des immigrés aux États-Unis passent de mains en mains. Leur lecture ainsi que celle de livres sur l'Amérique, lui laisse présager un avenir plus reluisant que ce qui semble l'attendre en Hongrie. À quatorze ans sa décision de partir aux États-Unis est prise mais le prix du voyage semble compromettre son souhait.

En 1888, Adolph Zukor finit sa formation et décide d'écrire une lettre au curateur de la fondation d'orphelins dont il dépend. En effet malgré la vie difficile en Hongrie, les orphelins bénéficient d'une rente prélevée sur la succession des parents décédés et mise de côté à leur profit. Dans cette lettre, le jeune homme supplie de lui accorder les fonds nécessaires pour rejoindre ce pays qui le fait rêver. Sa requête est finalement acceptée et l'argent qui doit lui revenir est confié à son frère qui suit des cours à l'université de Berlin. Adolph se voit remettre simplement un billet de train pour rejoindre son frère en Allemagne et un peu d'argent de pocheLe public n'a jamais tort, .. Une fois sur place, son frère lui achète un billet pour un navire et change le reste de l'argent en monnaie américaine. Les quarante dollars restant sont alors cousus dans son gilet pour éviter qu'ils lui soient volés ou qu'il ne les perde.

Le rêve américain thumb|Le Castle Clinton National Monument, où les immigrés de la fin du débarquaient. C'est au cours de cette même année 1888 qu'Adolph Zukor pose le pied sur le sol des États-UnisLa Fabuleuse histoire de la Paramount, , première colonne.. Il a quinze ans quand il débarque à Castle Garden avec tous les immigrés venant d'Europe. Avant de partir il avait pris soin de noter l'adresse d'amis de ses parents déjà installés à New York qui l'accueillent à bras ouvertsLe public n'a jamais tort, ..

Quelques jours après son arrivée, Adolph Zukor travaille dans un magasin de tapisserie d'ameublement à deux dollars la semaine. Peu de temps après, il rencontre une de ses connaissances de Hongrie. Le frère de ce jeune garçon procure à Adolph un emploi d'apprenti dans un magasin de fourrure où il est payé deux fois plus. Le jeune garçon s'acclimate parfaitement à sa nouvelle vie qu'il partage avec d'autres garçons de son âge avec le même parcours. Ayant toujours eu l'habitude de faire l'école du soir en Hongrie, il en fait de même aux États-Unis en s'inscrivant afin de se perfectionner dans son nouveau métier. En quelques années, il maîtrise parfaitement le négoce de la fourrure et part à Chicago pour lancer son propre commerce. À dix-neuf ans, il « roule sur l'or »Le public n'a jamais tort, ..

Par l'intermédiaire d'un de ses collaborateurs, Morris Kohn, Adolph Zukor fait la connaissance de Lottie KaufmanLe public n'a jamais tort, ., une jeune femme née également dans une région rurale de HongrieLe public n'a jamais tort, .. Ils se marient le . À la même période Zukor et Kohn s'associent en créant la manufacture de fourrures Kohn & Company. En 1900, la manufacture se délocalise pour New York, au coin de la et la Septième Avenue, près de chez un fourreur dont Kohn avait fait la connaissance lors d'un de ses voyages d'affaires, Marcus Loew. C'est le début d'une grande amitié entre Zukor et Loew.

Son entrée dans le divertissement thumb|left|La de New York, où Zukor et ses associés s'implantent. thumb|Le phonographe, premier atout des « Penny Arcades ». En 1903, Deux ans après son retour à New York, Adolph Zukor songe à diversifier ses activités en se penchant sur une nouveauté de l'époque appelée « Penny Arcade » dont le principe est de visionner un court film pour un cent. Il fait alors la connaissance de Mitchell Mark, propriétaire d'un de ces établissements et s'associe avec lui afin d'ouvrir sa première arcade. En la même année, après un investissement de Le public n'a jamais tort, ., Zukor, Kohn et Mitchell inaugurent lAutomatic Vaudeville Company sur la , marquant le début d'une conquête. Dans le local sont installés plus d'une centaine d'appareils dont 60 % sont des phonographes car même avec des kinétoscopes en possession, il est encore compliqué de se procurer une quantité suffisante de films pour les mettre en avant. Des machines à bonbons ainsi que des équipements sportifs (comme un punching ball) et un stand de tir sont également installées pour attirer et diversifier les clients qui n'ont qu'a débourser un penny pour n'importe quelle de ces activités. Cette entreprise est un vrai succès, rapportant entre quatre cents et sept cents dollars par jourLe public n'a jamais tort, .. À la fin de l'année 1903, Zukor et Kohn se débarrassent de leur affaire de fourrure afin de se concentrer pleinement sur leur nouvelle activité et mettent en place avec leurs autres associés des succursales à Newark, Philadelphie et Boston. Forts du succès de leurs « Nickelodeons », les associés font aménager le premier étage de leur Arcade de la en salle de cinéma, le Crystal Hall.

En 1905, Zukor est un homme de spectacle à plein temps. Pour faire fructifier son « commerce », il met en place des formules permettant de diversifier ses spectacles tels que les Hale's Scenic ToursLes spectateurs sont installés dans une reconstitution de train avec des sièges se balançant pendant la projection de films de voyages réalisés par George C. Hale. ou l'''HumanovaDes acteurs sont cachés derrière l'écran et disent le dialogue du film projeté en temps réel. le tout entrecoupé d'entractes avec chanteurs. Plus le temps passe et moins en moins de monde se déplace pour assister à ces projections. Cette baisse de fréquentation est principalement due au fait que très peu de films sont fabriqués pour l'usage que Zukor en fait et que les gens se lassent de voir continuellement les mêmes productionsLe public n'a jamais tort, .. Pour retrouver le succès, ces projections sont transformés en véritable spectacles de music-hall visant un public familialLa Fabuleuse histoire de la Paramount, , seconde colonne..

Fort de leur nouveau succès, Zukor et ses associés s'unissent à Marcus Loew qui s'est imposé dans le music-hall après avoir également souffert du manque de perspective du cinéma. Ensemble, ils créent en 1910 la Loew's Consolidated Enterprises avec Loew en tant que président, Zukor assurant le rôle de trésorier et Nicholas Schenck remplissant le rôle de secrétaire. En 1912, ils contrôlent une importante chaîne de théâtres dont lAmerican Music Hall situé sur la

Après cette réussite, Adolph Zukor aspire à mieux. Dans sa tête trotte l'idée de films plus long que ceux réalisés à ce momentLe public n'a jamais tort, . et qui sont limités à une ou deux bobines par la Motion Picture Patents Company, le consortium contrôlant l'industrie naissante du cinéma.

Le cinéma left|thumb|Daniel Frohman fit confiance à Zukor en acceptant de projeter son long métrage. thumb|Le Lyceum Theatre, où eut lieu la première de La Reine Élisabeth. En 1903, il s'implique dans l'industrie cinématographique lorsque son cousin, Max Goldstein, lui demande un prêt pour investir dans une chaîne de cinémas. Lors d'une conversation, il apprend d'Edwin S. Porter que Louis Mercanton, un réalisateur français veut réaliser un film en quatre bobines mais, que faute d'argent, le projet est sur le point d'être retardéLe public n'a jamais tort, .. Zukor voit alors en cette situation l'opportunité d'assouvir son obsession de long métrage et prend contact avec l'agent américain de Mercanton. Après négociation et la vente de ses parts de la société de LoewLe public n'a jamais tort, ., Zukor acquiert les droits de distribution du film pour les États-Unis pour et avance l'argent nécessaire pour la reprise du tournageLe public n'a jamais tort, ..

Le film terminé, se pose le problème de le diffuser. Adolph Zukor entre en contact avec Daniel Frohman, un producteur et propriétaire de théâtres de BroadwayLa Fabuleuse histoire de la Paramount, , première colonne.Le public n'a jamais tort, . afin de lui proposer d'organiser une projection de La Reine Élisabeth avec Sarah Bernhardt en vedette. Bernardt est l'actrice la plus célèbre du moment et la perspective de présenter un film avec elle persuade Frohman d'organiser une avant-première dans son Lyceum Theatre. Le film rencontre un grand succès, amenant au cinéma des spectateurs aisés alors que la classe moyenne en était auparavant la cible. La réussite commerciale du film marque également un tournant pour les comédiens de l'époque. Avant La Reine Élisabeth, il était indigne pour eux de jouer dans un film, le cinéma étant considéré comme la distraction des incultes et voué à disparaitreLe public n'a jamais tort, .. La présence de Sarah Bernhardt dans un film change la mentalité des comédiens qui estiment désormais que si une star comme elle le fait, pourquoi pas eux ?

Ce revirement d'opinion vis-à-vis du cinéma alimente un peu plus l'ambition d'Adolph Zukor : faire des films avec de grands acteurs jouant leurs meilleurs rôles théâtraux, comme l'a déjà fait la Comédie-Française. C'est ainsi que Zukor donne naissance au studio Famous Players in Famous Plays (« Comédiens connus dans des pièces connues »). Son équipe est alors composée de Edwin S. Porter en tant que réalisateur en chef et responsable de la photographie, Al Lichtman qui est chargé de vendre le film La Reine Élisabeth à travers le pays, B. P. Schulberg qui est le responsable de la publicité et Albert Kaufman qui prend la fonction de directeur général.

1913, les premières productions et les premières vedettes thumb|Mary Pickford, la première vedette d'Adolph Zukor.