Ferdinand Adrien Joseph Dugué, né le à ChartresActe de naissance registre de l'état civil de Chartres de 1816, vue 46/267.Curieusement sur l'acte, il est écrit « Ferdinand Adrien Joseph Dugué, de sexe masculin, fils de Pierre Joseph Dugué de la Fauconnerie ». et mort le à Paris Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 3876, vue 8/31., est un poète et auteur dramatique français.
Biographie Famille alt=Fragment d'une résurrection de Lazare dans une grisaille de Charles Lorin.|vignette|gauche|Fragment d'une résurrection de Lazare donné à la cathédrale de Chartres par Ferdinand Dugué (baie ). Fils de l'avocat Pierre-Joseph Dugué de La Fauconnerie et de Barbe Victoire Thérèse Féron, Ferdinand Dugué est le cousin de Jacques-Claude Dugué d'Assé et l'oncle de Henri-Joseph Dugué de La Fauconnerie.
Ses parents sont propriétaires du château de Mainvilliers (Eure-et-Loir) et de sa ferme constituée de 43 hectares de terre labourable (en partie sur Mainvilliers et sur Amilly), d'une pièce de vignes et de deux prés. Ils donnent en location cette dernièreFeuilles d'annonces du département d'Eure-et-Loir n°34, 22 août 1822.
Il se marie le avec Henriette Joséphine Béguin, fille d'un officier de marine, avec laquelle il fêtera en 1910 ses 70 ans de mariageJournal de Chartres, 25 novembre 1910.. La bénédiction nuptiale a lieu dans la chapelle des Missions Étrangères, à Paris, rue du Bac. Ils auront deux filles, l'une mariée à l'imprimeur Richard-Gabriel Morris, promoteur de la colonne Morris, et l'autre à Egbert Abadie (1846-1913), directeur de l'Usine Abadie, maire du Theil et conseiller général de l'Orne.
Vers cette même date, il fait don à la cathédrale Notre-Dame de Chartres du fragment d'un vitrail du représentant la résurrection de Lazare (voir l'inscription au bas du fragment). En 1924, Charles Lorin remontera ce fragment dans une grisaille posée dans le bras sud du transept (baie 34).
Jeunesse Il demeure dans une maison du cloître Notre-Dame à Chartres. Après être allé au collège de cette ville, il poursuit ses études à Paris, hébergé à la Pension Landry, où il obtient un accessit au Concours général de 1830. La ville de Chartres organise alors une cérémonie en son honneur à l'hôtel de ville le en présence notamment du maire Adelphe Chasles qui lui pose sur la tête une couronne de chêne dorée et du principal du collège de Chartres, l'abbé Calluet« Souvenirs Chartrains - Vieux Papiers », Journal de Chartres, 12 septembre 1900 .
Fonctions Il fut vice-président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques.
En 1870, il fut désigné comme patriote délégué de la Défense nationale pour le canton nord de ChartresJournal de Chartres, 18 février 1910..
Il présida de nombreuses années l'Association des anciens élèves du collège de Chartres.
Faits marquants alt=Caricature de Ferdinand Dugué par Nadar.|vignette|gauche|Caricature de Ferdinand Dugué par Nadar. En 1870, il doit affronter l'armée prussienne et raconte non sans humour cet épisode :
Le , il accueille, à la demande des autorités locales, dans le parc de son château de Mainvilliers (Eure-et-Loir) le président de la République Émile Loubet, venu assister à une revue militaire, pour un déjeuner champêtreLe Journal de Chartres, 25 novembre 1910.. Le menu, dont les mets sont préparés par la maison Potel et Chabot, est le suivant : melon glacé, truite boréale sauce rosette, cuissot de chevreuil moscovite, timbale Sévigné, chaufroid de canard glacé, marquise Jamaïque, faisans truffés Périgueux, salade Rachel, foie gras Charvin, fonds d'artichauts au Cliquot et macédoine de fruits frappés au marasquinLe Journal de Chartres, 19 septembre 1900..
Déclarations Interrogé en 1910 par le journal Le Gaulois sur ce qu'il pense du mouvement théâtral contemporain, il répond :
Journal de Chartres, 22 février 1910.
Décès Le , il est mortellement blessé par un tramway boulevard Voltaire, près de son domicile, situé au . Ses obsèques sont célébrées dans l'église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie et il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.
Distinctions Base Léonore..
Œuvres vignette|Affiche pour Le Monstre et le Magicien donné au théâtre de l'Ambigu-Comique (22 juin 1861, Typographie Morris, Paris). Les Horizons de la poésie, 1836 (sa première œuvre publiée) Les Gouttes de rosée (poésie) L'Oasis (poésie) Mathurin Regnier La Misère Rauquelaure Geoffroy Rudel, roman en deux volumes, 1836 Le Vol des heures, poésie, Eugène Renduel, éditeur à Paris, 1839.. Le Juif de Venise, drame en 5 actes et 7 tableaux, 1854 Les Amours maudits, drame en 5 actes, 1854 André le mineur, drame en 5 actes, 1855 Le Paradis perdu, drame en 5 actes et 12 tableaux, 1856 (avec Adolphe d'Ennery). Cartouche, drame nouveau en cinq actes (huit tableaux), 1859 La Fille du Tintoret, drame en cinq actes et six tableaux, 1859 Les Pirates de la Savane, drame à grand spectacle en cinq actes , d'Auguste Anicet-Bourgeois et Ferdinand Dugué, représentée la premiere fois le au théâtre de la GaitéLes Pirates de la Savane, drame en quatre actes . Les 32 duels de Jean Gigon, drame en 5 actes ...tiré du roman de M. A. Gandon, 1861. La Fille des chiffonniers, drame en cinq actes et 8 tableaux, 1861 (avec Anicet-Bourgeois) Le Monstre et le Magicien, drame-fantastique en 5 actes et 11 tableaux, 1861 (avec le mime François Ravel) La Bouquetière des Innocents, drame en 5 actes et 11 tableaux, 1862 (avec Anicet-Bourgeois) France de Simiers, drame en cinq actes, en vers, 1863 Le Château de Pontalec, 1864 (avec Adolphe d'Ennery et Emile Abraham) Marie de Mancini, drame en 5 actes et 8 tableaux, 1865 (avec Adolphe d'Ennery) Salvator Rosa, 1866 Maximilien, poésie, 1867 Les Éclats d'obus, E. Dentu, éditeur à Paris, 1871.. Ismène, comédie en trois actes et en vers, 1873 Les Fugitifs, 1875 (avec Anicet-Bourgeois) Les Épaves, E. Dentu, éditeur à Paris, 1881.. Théâtre complet, 5 tomes, Calmann-Lévy, éditeur à Paris, 1891. Publie en 1853, la Prière des Naufragés : « J’ai besoin par instant de rugir comme les bêtes féroces et de bondir comme les flots de l’Océan.– J’étouffe ici ! » Les Pharaons, grand opéra en quatre actes et cinq tableaux, livret de Ferdinand Dugué et Charles Grandmougin, musique de Charles Grelinger, représenté au Grand Théâtre de Reims, le .
Hommages Une rue de Chartres porte son nom.
Notes et références Notes
Références
Sources
Liens externes
Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1862 Catégorie:Membre de la Société archéologique d'Eure-et-Loir Catégorie:Naissance en février 1816 Catégorie:Naissance à Chartres Catégorie:Décès en décembre 1913 Catégorie:Décès dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 97 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division inconnue)