Louis Delaville, né le à Jouy-sous-Thelle (Oise) et mort le à Lens (Pas-de-Calais)Archives départementales en ligne du Pas-de-Calais, état-civil de Lens, registre des décès de 1841, acte n° 4 (vue 513/1452)., est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1798.
Biographie Louis Delaville naît à Jouy-sous-ThelleSon acte de naissance, dans cette commune de l’Oise est rédigé au nom de Laville. où son père, Quentin, est laboureur.
Élève de Louis Boizot et de Jacques-Louis David à l'École des beaux-arts de Paris, il est récompensé en 1798 par le premier prix de sculpture avec Marcellus fait embarquer tous les monuments d'art de Syracusela transcription de la publication des lauréats, par Jussieu, le 15 vendémiaire de l’an VII, est au nom de de Laville.. Bien que le règlement prévoit d'envoyer les élèves lauréats du grand prix à la villa Médicis à Rome pour y continuer leurs études au frais de la République, Delaville et ses condisciples ne se rendent pas en ItalieJoseph-Benoît Suvée, qui fut désigné comme directeur de l’École française de Rome en 1792, ne rejoignit son poste qu’en 1801. Il se contente de percevoir sa pension de .
Vers 1800, il s’établit définitivement à Lens. Il est en relation depuis longtemps avec Charles-Louis CorbetCharles-Louis Corbet (Douai, 1758–Paris, 1808) auteur d’une sculpture sur l’arc de Triomphe du Carrousel, d’un buste de Bonaparte (palais des beaux-arts de Lille). et avec Philippe-Laurent Roland, originaires tous deux du Nord de la France et qui se sont essayés à la production de terres cuites. Il est lié d’amitié avec un négociant, Alexandre Boiron, dont le fils fabrique des tuiles à Lens, où il est donc assuré d’être bien accueilli. Son mariage en 1809 avec Marie-Jeanne Moreau, la veuve d’Alexandre Boiron, le fixe définitivement dans cette ville.
Dès lors, il se consacre exclusivement au modelage de terres cuites représentant des personnages de la vie quotidienne, comme Le Médecin, L’Huissier, Le Propriétaire, Les Soldats, Les Ouvriers des champs. En les traitant avec ironie, ses œuvres représentent souvent des saynètes amusantes. En 1807, il obtient une médaille d’argent à l’exposition de Douai.
Entré à l’économat de l’hospice de Lens en 1825, il en devient économe en 1837.
Il meurt à Lens, le .
Œuvres dans les collections publiques
vignette|Hugues-Adrien Joly, ancien garde des estampes de la Bibliothèque nationale (1797), Paris, Bibliothèque nationale de France. Béthune, musée d'ethnologie régionale : de la Tour d'Auvergne, évêque d'Arras, buste en terre cuite. Douai, musée de la Chartreuse : Le Temps, statuette.. Paris, musée du Louvre : Les Arrière-petits-enfants du peintre François Boucher jouant à la main chaude, 1799, groupe relié. Exposé au Salon de 1799 et à l’Exposition universelle de 1900.insecula.com.. Romans-sur-Isère, musée de la Chaussure : Le Savetier au travail, 1806, terre cuite. Troyes, musée des beaux-arts : Bonaparte en costume de Premier Consul, daté de l’an X, statuette..
Notes et références
Annexes Bibliographie Léonce Viltart, Mémoires de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras (1871) : Louis Delaville (1763-1841). Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l’école française au , tome 1, .
Liens externes
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