Calvisson est une commune française située en Vaunage, dans le département du Gard, en région Occitanie.
Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le Rhony, le ruisseau de Calvisson et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Calvisson est une commune urbaine qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Calvisson et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitants sont appelés les Calvissonnais et Calvissonnaises.
Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : les sépultures néolithiques de Cante-Perdrix, classées en 1913, l'église Saint-Saturnin, inscrite en 1949, et la maison Margarot, inscrite en 2011.
Géographie Localisation Calvisson est une commune du Gard située à au sud-ouest de Nîmes, à l'est de Sommières et à au nord-est de Montpellier. Sa situation géographique privilégiée favorise depuis 30 ans une véritable explosion démographique.
Communes limitrophes
Hameaux et lieux-dits Calvisson est constitué de trois ensembles urbains. Le centre-ville autour du vieux village et deux hameaux, Sinsans au pied de la Liquière et Bizac dans la plaine entre la butte et le village de Boissières.
Hydrographie et relief
Calvisson est traversé par un affluent du Rhôny, l'Escattes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen. et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gallargues-le-Montueux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports Axes ferroviaires L'ancienne voie de chemin de fer de Nîmes à Sommières construite par le PLM a été reconvertie en voie verte par le département du Gard à sa fermeture voyageur (1988).
Axes routiers
Routes départementales D1, D40, D107 et D137
Transports en commun La commune de Calvisson est desservie quotidiennement par la ligne de bus N°141 du groupe liO Occitanie. Celle-ci permet de relier Nîmes et Sommières en passant par Calvisson. Le village comportes 3 arrêt de bus principaux : "Collège le Vignet", "Place Général de Gaulle" ainsi que "Route de Nîmes". L'arrêt "Place Général de Gaulle" a temporairement été déplacé pour des raisons de travaux sur la place et a été renommé "République"
Milieux naturels et biodiversité vignette|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. est recensée sur la commune. : la « Cuvette de Clarensac et Calvisson » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Calvisson est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de CalvissonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (45,4 %), forêts (31,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,7 %), zones urbanisées (7,4 %), prairies (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Logement
Projets d'aménagement
Risques majeurs Le territoire de la commune de Calvisson est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau et par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment le Rhony. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1988, 1994, 1995, 1998, 2001, 2002, 2005, 2014 et 2015, partie 1 - chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Calvisson. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 2183 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Ce mot provient du nom latin Calvitius et du suffixe -onem, comme Lédenon par exemple. D'après le Pasteur Exbrayat, une famille romaine Calvisius serait à l'origine de la fondation de CalvicionisIdebert Exbrayat : Si la Vaunage m'était contée. À l'ombre de Rome. p 25. In terminium de CalvitioneCartulaire de Notre-Dame de Nîmes, Chap. 76 en 1060.
Occitan Cauvissoun, Couvissoun, du roman Cauvisson, Calvisson, du bas latin Calvitio, Calvuzo, Clavuz-onis.
Ses habitants s'appellent les Calvissonnais et Calvissonnaises.
Histoire Préhistoire Le site est occupé depuis le Chalcolithique. On y trouve la présence des sépultures de Canta-PerdrixIdebert Exbrayat : Si la Vaunage m'était contée. p 17. Elles sont classées aux Monuments historiques depuis 1913..
Antiquité
Moyen Âge En 790, Calvisson est signalée comme capitale de la Vaunage dans un vieux parchemin de l'abbaye Notre-Dame de NîmesIdebert Exbrayat : Si la Vaunage m'était contée, châteaux et prieurés. p 35.
C'est sous la domination des comtes de Toulouse qu'une appellation spécifique pour Calvisson apparaît pour la première fois (In terminium de Calvitione 1060). Calvisson a alors un château surmonté de deux tours dont l'ensemble couvre . Cette place forte commande toute la Vaunage. Il appartient au vicomte de Nîmes, Bernard Aton V, qui le donnera en dot à sa fille Ermessinde lors de son mariage, en 1121, avec Rostaing de Porquières, seigneur de VauvertHubert Rougier. Calvisson p 24..
En 1304, le roi de France Philippe IV de France donne la seigneurie à Guillaume de NogaretHubert Rougier. Calvisson p 27.. À sa mort, la baronnie de Calvisson passe aux mains de son neveu RaymonIdebert Exbrayat : Si la Vaunage m'était contée, Guillaume de Nogaret et les seigneurs de Calvisson. p 50. Le village est administré par deux consulsHubert Rougier. Calvisson p 32., preuve d'une certaine autonomie.
Par alliance (avant 1450), Marguerite de Murat, dame de Calvisson, apporta la baronnie à son mari, Louis Louvet (ou Louet), seigneur de Mérindol, gouverneur du château de Nîmes. Il eut ainsi entrée aux États du LanguedocH. Jougla de Morenas, Grand armorial de France, tome 4 (1939), p 480..
En 1535, une terrible épidémie de peste ravage Calvisson et la VaunageHubert Rougier. Calvisson p 39..
Époque moderne