Les (en latin classique : Pǒtĩtǐi, -ōrum) sont les membres de la , une patricienne consacrée au culte d'Hercule, ainsi que les Pinarii, ou gens Pinaria.

Histoire Selon la tradition, une génération avant la guerre de Troie, Hercule serait venu en Italie, où il aurait été reçu par les Potitii et les Pinarii. Il leur aurait enseigné une forme de culte, et les aurait instruit dans les rites, par laquelle il a ensuite été honoré. Le sacerdoce de ce culte a été réalisé exclusivement par des membres de ces deux familles, comme un gentilicium sacrum, mais au bénéfice de l'ensemble des citoyens.

La position des Potitii dans le culte était traditionnellement supérieure à celle des Pinarii. Ces derniers étaient, en effet, exclus du repas lors duquel les entrailles de la victime sacrificielle étaient consommées, prétendument parce qu'ils étaient arrivés en retard pour le banquet sacrificiel donné par Hercule.

Les Potitii et les Pinarii détinrent la prêtrise d'Hercule pendant près de neuf cents ans, jusqu'à ce qu'Appius Claudius Caecus, lors de sa censure, en 312 , achetât les Potitii, par le paiement de livres de cuivre, afin qu'ils instruisent les esclaves publics dans les rites sacrés. Cet acte d'impiété aurait été puni par Hercule : d'après la tradition rapportée par Tite-LiveTite-Live, Histoire romaine, IX, 10., la gens Potitia, alors composée de douze familiae ou branches et comptant jusqu'à trente mâles en âge de puberté, périt tout entière dans l'année. Claudius lui-même fut atteint ; quelques années après, il perdit entièrement la vueTite-Live, op. cit., IX, 11., ce qui serait à l'origine de son surnom.

La colère d'Hercule montre qu'il est sacrilège de modifier les règles existantes. « La tradition lie en quelque sorte les Potitii à leur culte : une fois celui-ci cédé à autrui, donc abandonné, la gens disparaît... Dans la mentalité romaine l'existence historique d'une gens et la permanence de ses cultes sont indissolublement liées »John Scheid, Religion et piété à Rome, Paris, La Découverte, 1985, ..

Étymologie L'étymologie de est discutée. Pour Jérôme Carcopino, il dériverait du grec ancien signifiant . Pour Robert E.A. Palmer et Denis Van Berchem, il serait le participe passif de , régulier à l'époque archaïque, signifiant les .

Notes et références

Voir aussi

Sources littéraires antiques . . . . . 52, 134. . . . . . . , 1. . , 8. , 34.

Sources épigraphiques

Bibliographie . . . . . . . . . .

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