Moussa Mara est un homme d'État malien né le à Bamako. Président du parti Yéléma, créé en , il est candidat a l´élection présidentielle 28 juillet 2013 et obtient 1,5 % des voix au premier tour.
Le , à 39 ans il est nommé Premier ministre par le président Ibrahim Boubacar Keïta, devenant ainsi le plus jeune Premier ministre de l'histoire du Mali. Il est le fils de Joseph Mara, militaire et ancien ministre du président Moussa Traoré et homme politique malien.
Parcours politique
Bamako En 2004, il présente une liste indépendante de jeunes aux élections communales dans la Commune IV du district de Bamako mais elle est invalidée par le tribunal administratif car aucun candidat n’est inscrit sur la liste électorale.
En 2007, Moussa Mara se présente avec une liste indépendante et met en ballottage la liste d'Ibrahim Boubacar Keïta, président du Rassemblement pour le Mali. Il est battu au second tour en obtenant 48,5 % des voix.
Lors de élections communales du , Moussa Mara présente une liste indépendante dans la commune IV de Bamako qui arrive en tête avec 14 sièges sur 41.
Le , saisi par plusieurs candidats pour plusieurs irrégularités, le tribunal administratif annule les élections dans la commune IV. L'annulation du scrutin est confirmée le par la Cour suprême.
Création de Yéléma En , Moussa Mara créé son parti politique, dénommé Yéléma (ce qui signifie en bambara).
Lors de l'élection partielle du , la liste du parti Yéléma conduite par Moussa Mara arrive largement en tête et obtient 19 des 41 sièges à pourvoir.
Le , il est réélu maire de la commune IV par le conseil municipal. Soutenu par les élus de l'Union pour la république et la démocratie (URD) et du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), il obtient 28 voix contre 13 pour son adversaire Alfousseini Kanté de l'Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-Pasj).
Du au , il est ministre de l'Urbanisme et des Politiques de la ville.
Le , à l'âge de 39 ans, il est nommé Premier ministre.
Élection présidentielle de 2012
En vue de l'élection présidentielle de 2012, le parti Yéléma s'est d'abord allié avec la Convergence pour le développement du Mali (Codem) et treize autres partis politiques au sein de la «coalition Partis unis pour la république». Moussa Mara déclare le vouloir .
Mais la coalition décidant de soutenir le président de la Codem Housseini Amion Guindo, Yéléma la quitte et investit Moussa Mara comme candidat le au cours de son congrès tenus à Kayes.
Le , Moussa Mara présente son projet concernant la décentralisation et l’administration du territoire. Il propose l’augmentation du nombre de régions et la suppression des cercles afin de réduire à deux les échelons administratifs, et de soutenir l’érection de villes moyennes afin de créer une soixantaine d’agglomérations dotées des infrastructures nécessaires.
Le à Koulikoro, Moussa Mara présente son projet présidentiel autour de la solidarité. Il souhaite créer un grand département de la solidarité et de la promotion des couches vulnérables qui se substituerait aux ministères actuels chargés de la promotion de la femme et de la jeunesse. Il entend ériger la solidarité comme un pilier de la société malienne.
Le , Moussa Mara présente ses propositions économiques. Il entend développer les infrastructures de base et l'énergie. Il propose ainsi la construction chaque année de . Il promet d'étendre la couverture d'accès à l'eau potable à 90 % de la population avant 2017 et d'élaborer des stratégies d’assainissement pour chaque ville de plus de 50 000 habitants, mises en œuvre sous l’égide des collectivités territoriales avec le soutien de l’État, à hauteur de 20 milliards de francs CFA chaque année.
Moussa Mara consacre sa conférence de presse du à Ségou au thème de la sécurité. Il entend assurer la sécurité physique des maliens par une plus grande coopération entre les populations et les forces de l’ordre en multipliant les occasions de rencontres, d’échanges, de collaboration et la création d’une police municipale avec comme embryon les brigades urbaines de protection de l’environnement au sein des communes urbaines chargées de . Moussa Mara souhaite aussi s'attaquer à l'insécurité juridique, alimentaire et sanitaire.
Concernant la crise du Nord-Mali avec les attaques des rebelles du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, Moussa Mara déclare : , promettant, s'il était élu de déployer au moins 7 000 militaires (soit le tiers de capacités de l'armée malienne) .
Le , sa venue à Kidal provoque une reprise des combats entre l'armée malienne et les rebelles du MNLA, du HCUA et du MAA. De retour à Bamako le soir du , il est acclamé sur l'aéroport par plusieurs centaines de manifestantsAFP et 20 Minutes : Mali: Le Premier ministre accueilli par des manifestants à son retour du nord. Le , les Maliens lancent une offensive avec près de soldats pour reprendre Kidal mais ils sont mis en déroute par les rebelles qui reprennent le contrôle total de la ville et s'emparent de plusieurs autres villes du nord du MaliRFI : Mali: Kidal et Ménaka sous le contrôle du MNLA.
Le , Moussa Mara est renvoyé par le président malien et présente sa démissionhttp://www.rfi.fr/afrique/20150108-mali-modibo-keita-nomme-premier-ministre/ RFI : Mali: Modibo Keïta nommé Premier ministre.
Élection présidentielle de 2018 En , Moussa Mara présente sa candidature pour l'élection présidentielle de .
En , il retire finalement sa candidature pour se rallier à Cheick Modibo Diarra, l'ancien Premier ministre de la transition dont il se sent proche.
Élection présidentielle de 2022 Il est candidat a l'élection présidentielle de 2022 qui est toutefois reportée.
Fin , il se positionne pour condamner la volonté du Mali, du Niger et du Burkina Faso de quitter la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) tout en essayant de dialoguer avec les autorités maliennes en place : « Quitter la Cedeao, c’est aller contre la marche de l’Histoire.»
Dans le même temps, il se positionne en faveur d'un « Plan Marshall pour le Sahel » car selon lui, les pays de la région ne peuvent faire face aux causes structurelles des crises qu'ils doivent affronter.
Arrestation En , il est auditionné par la Brigade d'investigation judiciaire du Mali à la suite d'un message posté sur ses réseaux sociaux le et dans lequel il indique avoir rendu visite à des personnalités politiques et de la société civile emprisonnées pour avoir critiqué la junte militaire..
Le , Moussa Mara est empêché à l'aéroport de quitter le territoire malien. Puis, le , il est arrêté puis placé sous mendat de dépôt pour atteinte au crédit de l'État. Il est condamné à un an de prison et est libéré le . Le lendemain, il appelle à l'unité nationale dans une vidéo tout en souhaitant « une vraie réconciliation »..
Publications Jeunesse africaine le grand défi à relever, Mareuil Editions, 2016. Cultivons nos Afriques, Débats Publics, 2021.
Préface
Julien Briot-Hadar, Dans les méandres de la fraude fiscale, Legitech, 2022.
Notes et références
Liens externes
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