Henri-Joseph de ForestierÉgalement mentionné comme Henri Joseph Forestier, Henri Joseph Le Forestier, Joseph-Henri Deforestier, sur son dossier comme client du notaire Gauthier (étude XCIV des Archives nationales) on trouve cependant « Joseph Henry de Forestier », né le . Sur le même dossier, conservé aux Archives nationales, son père se nomme Henry Joseph de Forestier ; il était capitaine des carabiniers à Port-au-Prince en 1784. né en 1787 dans la partie espagnole de Saint-Domingue, Puerto Hincado et mort le à ParisActe de décès de Joseph-Henri de Forestier sur le site des Archives de Paris 10e, vue 17/26, acte n° 4725.« Mort d'Henri-Joseph Forestier », Le Rappel, (en ligne sur Gallica). est un peintre français.

Biographie Henri-Joseph de Forestier est le fils d'un riche planteur français installé dans la partie espagnole de l'île de Saint-Domingue. Son billet d'enterrementHubert Lavigne, État civil d'artistes français ; billets d'enterrement ou de décès depuis 1823 jusqu'à nos jours, 1881, (en ligne sur archive.org). ne cite aucun parents. Il n’est pas marié, mais il a une fille naturelle, Lucie Laouenan, qu’il protège par testament. Ses testaments et le procèsBulletin de la Cour impériale de Paris, 1877, (en ligne sur Gallica). qui suivitVoir aussi la Gazette des Tribunaux, , . mentionnent des informations sur ses origines familiales. Dans son testament, il cite Damonville, son seul parent qu’il connaisse, habitant 78, rue d’Anjou à Versailles : il s’agit de Raoul-Ernest d'Amonville des Nots, qui meurt le à VersaillesArchives départementales des Yvelines, commune de Versailles, acte n°|196 (en ligne sur archives.yvelines.fr)., qui est le fils de Benjamin d'Amonville et le petit-fils de Thérèse-Euphrasie Leforestier épouse de Frédéric-Jérôme Damonville, mariés en 1750. Thérèse-Euphrasie Leforestier étant la fille d’Henri-François le Forestier de la Haye-le-Comte, garde du corps du roiNobiliaire de Normandie, Tome 2, de Magny, en ligne sur Gallica).. Henri-Joseph de Forestier serait donc un descendant, ou un petit-neveu, d’Henri-François le Forestier de la Haye-le-Comte, garde du corps du roi.

Il s'installe à Paris en 1809, peut-être à la suite de la bataille de Palo Hincado et de la défaite des troupes françaises, pour apprendre la peinture auprès de François-André Vincent et de Jacques-Louis David à l’École des beaux-arts de Paris. En 1812, il obtient le prix de Rome pour Ulysse et Télémaque massacrant les poursuivants de Pénélope. Il est lauréat du premier prix de Rome de 1813 pour La Mort de Jacob. Il séjourne au moins deux ans à Rome où il rencontre Théodore Géricault.

Sa production se ralentit à la suite de ses engagements politiques. Lors de l'attentat du perpétré par Giuseppe Fieschi, il est arrêté et traduit devant la cour des Pairs. Des témoins l'avaient accusé d'avoir dit le pendant le service funèbre des victimes de auquel il assistait en tant que garde national : . Il répondit qu'il n'avait pas tenu de tels propos et les témoins qui l'avaient entendu dirent qu'il était incapable de prêter main-forte à un crimeComte de Portalis, Rapport fait à la Cour des Pairs - Attentat du , Paris, Imprimerie royale, 1835, (texte en ligne)..

Après la révolution de 1848, Henri-Joseph de Forestier est élu colonel de la de la Garde nationale. Patriote engagé, il participe à la journée du 13 juin 1849, est arrêté au Conservatoire national des arts et métiers et est envoyé avec ses camarades devant la haute cour siégeant à Versailles. Il est acquitté le Procès des accusés du devant la Haute-Cour de justice, Paris, 1849 (texte en ligne)..

Henri-Joseph de Forestier est nommé chevalier de la Légion d'honneur le .

Il meurt le et est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise le , dans la , , du chemin Serré, .

Œuvres

États-Unis Baltimore, Baltimore Museum of Art : Colère de Saül contre David, vers 1817.

France Caen, musée des Beaux-Arts : Les Funérailles de Guillaume le Conquérant, Exposition universelle de 1855, œuvre détruite en 1944Christophe Marcheteau de Quinçay, « Grandeur et déchéance de Guillaume le Conquérant sur la scène artistique française au siècle », dans Julie Romain, Noémie Boudet (sous la dir.), cat. exp. Des Vikings et des Normands. Imaginaires et représentations, Caen, Musée de Normandie, 2023, p. 116, et repr. p. 114, fig. 92.. Cahors, musée de Cahors Henri-Martin : La Mort de Jacob, 1813 ; Torse d'homme, 1813 ; Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, 1817 ; Jésus-Christ guérissant un jeune homme possédé du démon, Salon de 1827, réexposé en 1855. Fontenay-le-Comte, Musée vendéen : Hercule combattant le serpent, 1867. Rennes, cathédrale Saint-Pierre : Saint Pierre délivré de sa prison par un ange, Salon de 1827.

Localisation inconnue : Ulysse et Télémaque massacrant les poursuivants de Pénélope, 1812 ; Ecce Homo, Salon de 1819 ; Saint Front, Salon de 1827 ; Saint Front va prêcher le christianisme, il invoque le Saint-Esprit, Salon de 1831 ; La Samaritaine, Salon de 1835.

Notes et références

Annexes Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, Paris, Librairie Renouard, 1882, (en ligne sur Gallica). Christophe Marcheteau de Quinçay, De la révolution de Saint-Domingue en 1791 à la révolte montagnarde de juin 1849 : l'étrange itinéraire du peintre Joseph-Henri de Forestier (1785-1872), lauréat du Grand Prix de Rome en 1813, 2026 (à paraître).

Liens externes

« Henri-Joseph de Forestier » sur Musées du Midi-Pyrénées. « Henri-Joseph de Forestier » sur la base Joconde.

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