La Bibliothèque, la nuit est un essai d'Alberto Manguel paru aux éditions Actes Sud en 2006. D'abord publié en anglais sous le titre The Library at Night, l’ouvrage est traduit en français la même année par Christine Le Bœuf.
Alberto Manguel vit dans la région du Poitou en France où il installe sa bibliothèque personnelle qui compte plus de . La création de cette bibliothèque est le point de départ de la réflexion de l'auteur qui aboutit à l'écriture de cet essai.
Éditions et traductions
Analyse
Structure du livre Alberto Manguel fait part de ses questionnements et réflexions à travers quinze chapitres qui définissent selon lui une bibliothèque : « Un mythe », « Un ordre », « Un espace », « Un pouvoir », « Une ombre », « Une forme », « Un hasard », « Un cabinet de travail », « Une île », « Une identité » et « Une demeure ».
Quatrième de couverture
Postérité
L'exposition La bibliothèque, la nuit À l’occasion du dixième anniversaire de la Grande bibliothèque de Montréal, Nicole Vallières, directrice du programme culturel de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, et ses collègues proposent à Alberto Manguel la création d’une exposition autour de son essai La bibliothèque, la nuit. S’il accepte cette invitation, l’écrivain suggère une collaboration avec Robert Lepage, metteur en scène et artiste multidisciplinaire québécois.
Le , l’exposition La bibliothèque, la nuit, une création de Robert Lepage et la compagnie Ex Machina en collaboration avec Alberto Manguel, voit le jour. Cette exposition offre au public une visite virtuelle immersive de dix bibliothèques à travers le monde et les époques. Alliant les codes du théâtre et ceux des technologies liées à la réalité virtuelle, l’exposition propose une découverte de ces lieux culturels par le biais de leur architecture, de leur philosophie et de l’imaginaire qu’ils convoquent.
Présentée jusqu’à la fin à Montréal, l’exposition connaît un vif succès. En 2016, BAnQ et Ex Machina reçoivent d’ailleurs le Prix Audiovisuel et multimédia Télé-Québec en raison de leur contribution au rayonnement de la culture et du savoir. Depuis, La bibliothèque, la nuit a été reprise au musée de la Civilisation de Québec en 2016-2017, en plus de voyager en France, en Russie et au Brésil.
Dix bibliothèques étonnantes Au départ du processus de sélection, 58 bibliothèques ont retenu l’attention de Manguel. Cette sélection a ensuite été présentée à Lepage et à son équipe. De ce nombre, les dix bibliothèques suivantes ont été retenues : La bibliothèque d’Alexandrie (Alexandrie, Égypte) ; La bibliothèque du Nautilus (d’après Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne) ; La bibliothèque Saint-Geneviève (Paris, France) ; La bibliothèque Vasconcelos (Mexico, Mexique) ; La bibliothèque du Parlement (Ottawa, Canada) ; La bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo (Sarajevo, Bosnie) ; La bibliothèque de l’abbaye d’Admont (Admont, Autriche) ; La bibliothèque universitaire de Copenhague (Copenhague, Danemark) ; La bibliothèque du Congrès (Washington DC, États-Unis) ; La bibliothèque du temple Hase-dera (Kamakura, Japon) ;
En choisissant ces bibliothèques, les créateurs ont la volonté de créer un ensemble représentatif de l’univers des bibliothèques et de ses possibles. La bibliothèque fictive du capitaine Nemo côtoie ainsi, par exemple, la bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo qui a été incendiée volontairement par les nationalistes serbes dans la nuit du 25 au .
Au terme de cette expérience, le public est amené à se questionner sur les possibilités qu'offrent les bibliothèques de même que sur leur rôle et leur importance dans la société.
Prolongement de l'œuvre À la suite d'un nouveau déménagement de sa bibliothèque à New-York puis à Buenos Aires, Manguel rédige un nouvel essai intitulé Je remballe ma bibliothèque : une élégie et quelques digressions, paru chez Actes Sud en 2018.
Notes et références
Bibliographie
Liens externes
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