Henri Chomette est un réalisateur français né le à Paris Archives de l’état civil de Paris en ligne, acte de naissance et mort le à Rabat (Maroc). Frère de René Clair, il a réalisé en 1927 un reportage sur l'Indochine. Parti en repérages avec Jacques Feyder, il en reste un documentaire sur les ruines d'Angkor.
Biographie Henri Chomette s'enrôle pour la durée de la guerre en , il se déclare alors employé de commerce. Incorporé au 27e régiment de dragons à Versailles, il reste "à l'Intérieur" jusqu'en lorsque déclaré inapte tout en étant « maintenu au service armé » il est affecté au 10e groupe d'autos-mitrailleuses et autos-canons en . Son unité, au sein de laquelle il est promu brigadier fourrier en , quitte la France fin novembre pour rejoindre la Mission militaire française en Roumanie.. C'est probablement une fois rapatrié de Roumanie qu'il est promu maréchal des logis en . Il est démobilisé le Archives de Paris, D4R1 1907, 2e bureau de recrutement de la Seine, classe 1916, feuillet matricule n°67 d'Henri Marius Chomette..
Frère aîné de René Clair et plutôt méconnu, ce qui lui valut plus tard le sobriquet de Clair-obscurClaude Beylie et Philippe d'Hugues, Les Oubliés du cinéma français, préface de Jean-Charles Tacchella, Éditions du Cerf, 1999, Ce mot est attribué, sans certitude, à Henri Jeanson (Claude Beylie et Philippe d'Hugues, op. cit., ), il s'intéresse d'abord - après avoir été figurant et assistant réalisateur, notamment de Jacques de Baroncelli - à la théorie cinématographique et tourne des films muets d'avant-garde qu'il qualifie de « cinéma pur », notamment Jeu des reflets et de la vitesse (1923), À quoi rêvent les jeunes films? (1924), Cinq minutes de cinéma pur (1925).
À partir du Requin (1930), premier film parlant tourné en France, Henri Chomette décide de se détourner de la théorie et de diriger des films plus accessibles. Il part pour Berlin qui était alors la capitale du cinéma moderne en Europe et tourne des versions françaises de films allemands, pour se familiariser avec le monde des cinéastes allemands. De retour en France en 1933, son film Prenez garde à la peinture est bien accueilli, mais dans des cercles restreints. Il poursuit sa collaboration avec des cinéastes tels qu'Ucicky, et tourne en 1934 Rêve éternel avec Arnold Fanck, film de montagne dont le genre est alors très en vogue, mais la version allemande a plus de succès.
Devenu officier de réserve en 1926, le lieutenant Henri Chomette est affecté au Service géographique de l'armée en 1935.
Après une dernière comédie Êtes-vous jalouse ? en 1937, il abandonne le cinéma commercial et se tourne pour des raisons économiques et politiques vers le cinéma des armées.
Atteint de poliomyélite50 ans de cinéma avec René Clair, par Georges Charensol, Roger Régent. Éd. de la Table Ronde, 1979, 2008, ., il meurt dans l'oubli au Maroc, alors sous protectorat français.
thumb|285px|La chapelle funéraire de la famille Chomette au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Il est inhumé dans la chapelle funéraire familiale du cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine (division 5), où l'a rejoint son frère René Clair en 1981Cimetières de France et d'ailleurs.
Filmographie Comme acteur 1922 : Roger la Honte, de Jacques de Baroncelli
Comme assistant réalisateur 1922 : Le Carillon de Minuit, de Jacques de Baroncelli 1926 : La Chaussée des géants, de Robert Boudrioz et Jean Durand
Comme réalisateur
1923 : Jeux des reflets et de la vitesse 1925 : À quoi rêvent les jeunes filles 1925 : Cinq minutes de cinéma pur 1927 : Le Chauffeur de Mademoiselle 1929 : Le Requin 1931 : Autour d'une enquête (coréalisé par Robert Siodmak, coproduction franco-allemande) 1931 : Durand contre Durand 1932 : Le Petit Écart (coréalisateur : Reinhold Schünzel) 1932 : Prenez garde à la peinture d'après René Fauchois 1933 : Les Fugitifs/Au Bout du monde (coréalisé par Gustav Ucicky qui en fera une version allemande ensuite (Flüchtlinge) 1934 : Nuit de mai (coréalisé par Gustav Ucicky qui en fera une version allemande l'année suivante (Der junge Baron Neuhaus) 1934 : Rêve éternel (coréalisé par Arnold Fanck qui en fait une version allemande (Der ewige Traum) 1935 : Le Baron tzigane (coréalisé par Karl Hartl qui en fait une version allemande (Zigeunerbaron) 1936 : Donogoo 1938 : Êtes-vous jalouse ?
Notes et références
Bibliographie Henri Chomette, "Seconde étape", Les Cahiers du Mois, n°16-17, 1925 Claude Dore, "Monsieur Chomette nous parle du film sonore et parlant", Ciné-Miroir, juillet 1929. Patrick de Haas, Cinéma absolu : Avant-garde 1920-1930, Mettray éditions, 1918.
Liens externes
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