Louis de Guébriant, ou encore Louis Budes de Guébriant ( - Relevé des fichiers de l'InseeOn lui doit le nom de Haut-Anjou : Louis de Guébriant n'est plus) est un journaliste français.
Biographie Il naît dans une famille de vieille noblesse bretonne fort attachée au catholicisme, la famille Budes de Guébriant qui compte, entre autres, le missionnaire de Guébriant. Il passe ses vacances dans sa jeunesse chez son grand-père à Saint-Pol-de-Léon (Nord-Finistère)La famille est originaire de Saint-Jean-Kerdaniel près de Châtelaudren (Côtes d'Armor). Il fait ses études secondaires au collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine, obtient le baccalauréat en 1934 puis rejoint la faculté de droit de Paris. Il épouse en janvier 1939, en premières noces, Anne de La Grange, fille d'Amaury de La Grange, sénateur du NordAmbassades et consulats, janvier-février 1939, morte en 1959.
Il est fait prisonnier de guerre en et emprisonné dans un Oflag (camp d'officiers) en Silésie. Revenu d'Allemagne au bout de cinq années, il part vivre près de Rabat au Maroc (sous protectorat français) où il fonde une exploitation agricole de maraîchage et d'agrumes. Il se remarie avec Geneviève de La Chaise, veuve d'un officier britannique de la Royal Air Force tombé en Birmanie en 1940.
Il arrive en Mayenne en 1954 avec sept enfants ; il hérite du château de Craon de sa tante la marquise d’Andigné née Hélène de Langle, gère le vaste domaine agricole de la propriété, préside le comice agricole du canton de Craon (1958-1978), s’occupe d’une union de coopératives agricole (UCAM) dont le centre est à Évron.
Il hérite aussi de quelques actions du Courrier de la Mayenne et fonde la SMEPP (Société Mayennaise d’Édition, Presse, Publicité), dont il assure la présidence et le développement de 1956 à 1986, ayant décidé de se lancer dans l’aventure de la presse. Bien qu'il ignore tout de ce métier, il souhaite avant tout faire partager ses convictions profondes et mener des combats d’idées face à l'aggiornamento de l'Église, la crise des institutions de la , la guerre d'Algérie, etc.
Fort de son expérience en Afrique du Nord, il signe des éditoriaux qui ne sont pas toujours compris en Mayenne; la diffusion de l’hebdomadaire et la croissance de l'imprimerie connaissent alors quelques difficultés. Au fil des années, l’implantation du Courrier se renforce cependant et ses pairs l'élisent des années durant président d'une agence de presse destinée aux hebdomadaires de province, l'Agence coopérative interrégionale de presse (ACIP), fondée en 1960 sous les auspices du Centre d'études politiques et civiques.
Les chroniques locales se développent et il traite des problèmes du monde et de toutes les grandes questions de politique française. Partisan de l'Algérie française, il estimait que l’Algérie devait rester française « en vertu du droit chrétien »Raphaëlle Branche, Sylvie Thénault (dir.), La France en guerre, 1954-1962 : expériences métropolitaines de la guerre d’indépendance algérienne, Autrement, 2008, .. Ses choix restent fermes sur les problèmes de société (pour l’école privée, contre l’avortement) et il garde toute son indépendance vis-à-vis des hommes politiques nationaux ou locaux. Ses échanges , par journal interposé, avec l’ancien ministre Robert Buron, député MRP de la Mayenne de 1945 à 1959, sont restés célèbres. Buron l'évoque en passant dans La Mayenne et moiRobert Buron, La Mayenne et moi ou de la démocratie chrétienne au socialisme, Cana, 1978, .
Attaché à l’Église catholique et au message évangélique, il soutient Solesmes et les nouvelles communautés religieuses (la Cotellerie à Bazougers, mouvement traditionaliste de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier à Chémeré-le-Roi) Très attaché à la doctrine sociale de l'Église, il diffuse régulièrement dans son journal des extraits des messages des papes.
Cavalier émérite de concours hippiques et président de la société des courses de Craon, il contribua largement à faire de son hippodrome le plus connu de l’Ouest de la France« A CRAON (Mayenne) Les turfistes campagnards jouent l'Aga Khan », Le Monde, 9 septembre 1972.
Il fut conseiller municipal de Craon de 1958 à 1982 mais décida de ne pas se représenter en 1982.
Sources « Louis de Guébriant, propriétaire foncier », reportage du octobre 1983, ina.fr (avec une notice biographique)
Notes et références
Catégorie:Journaliste français du XXe siècle Louis Catégorie:Élève de Sainte-Croix de Neuilly Catégorie:Naissance en septembre 1916 Catégorie:Naissance à Saint-Pol-de-Léon Catégorie:Décès en avril 2005 Catégorie:Décès à Craon (Mayenne) Catégorie:Décès à 88 ans