est un film catastrophe japonais réalisé par Shinji Higuchi sorti le au Japon. Le film est adapté du roman La Submersion du Japon de Sakyō Komatsu paru en 1973.

Ce film est un remake du film La Submersion du Japon réalisé par Shirō Moritani en 1973, avec Lorne Greene, Keiju Kobayashi, et Ayumi Ishida.

Synopsis Dans ce film, le Japan se trouve sous les décombres à la suite de tremblements de terre, d’un tsunami et d'éruptions volcaniques présentant l’effondrement progressif de l’archipel et provoquant un nombre important de morts et de personnes bloquées à la suite de ces évènements.

Dès les premières scènes du film, Sinking of Japan plonge le spectateur dans un paysage dévasté par un violent séisme à travers une scène marquante où un scientifique et une enfant se retrouvent isolés au milieu des décombres avant l’arrivée des secours, annonçant le ton dramatique du récit.

Les scientifiques découvrent que le Japon ne va pas tarder à s’enfoncer sous l’océan en raison de l’instabilité des plaques tectoniques sur lesquelles se retrouve le pays et annoncent la disparition de l’archipel dans un délai très court.

Face à cette nouvelle désastreuse, le gouvernement japonais organise l’évacuation de la population et les services de secours font tout leur possible afin de limiter le chaos provoqué par ces nombreux désastres géologiques qui touchent le territoire.

Ce film suit plusieurs groupes de personnages confrontés à ces catastrophes. Les groupes principaux sont les scientifiques, les responsables politiques et les équipes de sauvetage qui incarnent les différentes réponses que la société a pour faire face à cette crise, entre pouvoir, résilience et désespoir.

Ce film met également en lumière les citoyens ordinaires, confrontés à la perte de leurs proches et de leurs repères face à la désintégration de leur environnement.

Tout au long de l’histoire, les informations liées à l’intensité des séismes, tsunamis et éruptions volcaniques, ainsi que leurs risques, sont communiquées au spectateur par divers biais cinématographiques, mais également à travers les groupes de scientifiques, des secouristes et du régime politique.

Ce drame repose sur une dimension nationale du Japon et accorde au film une portée émotionnelle dépassant le cadre imaginaire du cinéma et invite les spectateurs à s’interroger sur la fragilité du territoire japonais et sur la vulnérabilité de ses habitants face aux risques naturels réels.

Critique politique et gestion des catastrophes dans le film

Critique implicite de la gestion gouvernementale Les catastrophes naturelles misent en scène dans le film servent de support à une critique implicite de la gestion gouvernementale face aux crises au Japon. Au-delà de l’aspect spectaculaire, le récit présente les tensions entre impératifs scientifiques, enjeux diplomatiques et stratégies de communication publique. Face à une menace majeure, le gouvernement japonais se montre hésitant, préoccupé par les conséquences économiques et sociales du pays, ce qui ralenti la prise de décision et l'organisation d'évacuation des lieux. Ces thématiques renvoient à des débats récurrents sur la préparation du pays face aux risques naturels et mettent en lumière les limites structurelles du système de gestion des catastrophes.

Communication politique et secret d’état La communication politique occupe une place centrale dans le récit. Afin d'éviter un mouvement de panique généralisé, plusieurs responsables politiques choisissent de dissimuler certaines informations à la population, ce qui relève un débat sur la légitimité du secret d'état en période de crise et questionne l'équilibre entre maintien de l'ordre public et transparence.

Conséquences humaines et sociales des catastrophes Le film aborde par ailleurs les conséquences humaines et sociales d'une disparition du territoire japonais. Les pertes humaines, la désorganisation sociale et la disparition progressive du pays sont présentées comme des traumatismes collectifs, renvoyant à l’histoire du Japon marqué par des catastrophes réelles. Le récit accorde une réflexion à la vulnérabilité psychologique des citoyens confrontés à la perte de leurs proches, de leurs repères et de leur environnement.

Identité nationale et enjeux géopolitiques À travers les évacuations massives et les difficultés liées à l’accueil des réfugiés, le film invite à une réflexion sur l'identité nationale japonaise. Les personnages apparaissent profondément attachés à leur territoire malgré l'effondrement du pays, ce qui renforce la dimension émotionnelle et géopolitique du récit. La disparition du Japon est envisagée non seulement comme un désastre physique, mais aussi comme une crise identitaire, mettant en lumière les enjeux liés à la perte d’un territoire et à la dispersion d’une population

Inscription dans la tradition du cinéma catastrophe japonais Enfin, cette représentation s’inscrit dans la tradition du cinéma catastrophe japonais, qui utilise la fiction pour questionner la vulnérabilité du territoire et la responsabilité des autorités. Le film met ainsi en tension la résilience des citoyens et les failles institutionnelles, tout en soulignant la fragilité du pays face aux phénomènes géologiques. Cette approche s’inscrit dans une continuité culturelle où le cinéma devient un espace de réflexion sur les risques naturels et les réponses politiques qu’ils exigent.

Techniques cinématographiques +Informations transmises dans le filmTechniques cinématographiques utiliséesTremblement de terreCaméra portée pour simuler les secousses et l'instabilitéEruptions volcaniquesCGI : lave, explosions, fuméeAmpleur du tsunamiPlans larges numériques, vues aériennesDestruction urbaineDécors destructibles et effets pratiques (poussière, débris)Chaos général et désorganisationMontage cut, rythme accéléré, fragmentation temporelleViolence et intensité des secoussesDesign sonore : grondements sourds, ruptures sonoresMontée de la tension avant une catastropheGestion du son, crescendo sonoreProgression d'une catastrophePlans alternés entre population et dangerAmbiance apocalyptiqueEclairage roue et orangé, fuméeIntensité dramatique des scènesRalentis ponctuels pour amplifier la charge émotionnelleFuite et mouvements de fouleTravellings arrière, caméra mobile suivant les déplacements collectifsRéactions des personnages (peur, panique)Gros plans et très gros plans sur les visagesPortée émotionnelle et nationaleMusique orchestrale dramatique, leitmotvis, crescendo musicalEchelle humaine du chaosPlans de foule, panoramiques sur les évacuations, profondeur de champ élargieDimension scientifique et explicativeCartes animées, voix off scientifique, modélisation 3dSymbolique des volcans japonaisPlans larges et iconiques, cadrages centrés autour du mont Fuji

Fiche technique Titre original : Titre international : Titre français : Réalisation : Shinji Higuchi Scénario : Masato Kato, d'après le roman La Submersion du Japon de Sakyō Komatsu (1973) Décors : Yasuaki Harada Photographie : Taro Kawazu Montage : Hiroshi Okuda Musique : Tarô Iwashiro Productions : Toshiaki Nakazawa et Kazuya Hamana (exécutif) Société de production : TBS Incorporated Sociétés de distribution : Tōhō (Japon), Zylo (France) Pays d'origine : Langue originale : japonais Format : couleurs — 2,35:1 — son Dolby Digital Genre : film catastrophe Durée : 135 minutes Dates de sortie : Japon : France : (DVD/Blu-Ray)

Distribution : Toshio Onodera, le scientifique spécialiste en pilotage de bathyscaphe Kō Shibasaki : Reiko Abe, la femme pompier Etsushi Toyokawa : Yusuke Tadokoro, le sismologue : Misaki Kuraki, la fillette perdue à Numazu Mao Daichi : Saori Takamori, la ministre : Shinji Yuki, le pilote de bathyscaphe Jun Kunimura : Kyosuke Nozaki, le vice-Premier ministre Kōji Ishizaka : Yamamoto, le Premier ministre

Sorties Sinking of Japan est sorti le au Japon.

En France, il a été présenté au marché du Festival de Cannes en sans le moindre succès. À la suite du plus grand séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku depuis celui de 1923 à Kantō, la société de distribution Zylo a proposé le film en DVD et Blu-Ray qui sortira six mois après la catastrophe, le .

Nomination Asian Film Award pour les meilleurs effets visuels lors du Festival international du film de Hong Kong de 2007

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Sakyō Komatsu (trad. Shibata Masumi ), La Submersion du Japon, France, Philippe Picquier, « Picquier Poche, numéro 128 », 2000, 256, .

Liens externes

Risques VS Fictions n°3, Une analyse de certains aspects du film par Jean Robert Grasso, Physicien et sismologue a l'Institut des Sciences de la Terre de Grenoble.

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